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 Un froid glacial

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Abigail McFoster
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MessageSujet: Un froid glacial   Mer 18 Jan - 20:19

Il avait fait froid cet hiver là. Très froid même. Un soleil tout pâlot venait réchauffer les corps lors de la journée, mais dés que la nuit tombait, la température chutait. Les habitants de Sunset Hill avaient sortit leur plus épaisse couverture, et les stocks de bois avaient été renouvelés pour alimenter le feu chaque soir de ce très long hiver.

Seulement, tout le monde n'avait pas la chance d'avoir un toit et quatre murs pour le protéger. La jeune Abigail était ce cette catégorie. Vagabonde, elle vivait dehors tout au long de l'année, et subissait de plein fouet les températures rigoureuses de ce mois de janvier. Protégée seulement par quelques haillons, le vent froid venait mordre sa peau et la faire frissonner. La journée, cela pouvait aller, elle se mettait au soleil, et profitait de la maigre chaleur prodiguée par l'astre solaire. Seulement, la nuit, c'était difficile. Plus de soleil, plus de chaleur.

Deux nuits auparavant, elle avait réussi à voler une nuit dans une maison inoccupée. Crocheter la serrure avait été pénible avec ses doigts transis par le froid, mais cela en valait la peine. Une nuit sur un lit de paille, protégée un peu du froid, avait été très agréable, et elle avait pu prendre quelques heures de sommeil réparateur. Au matin, elle avait dû fuir les propriétaires qui revenaient d'un voyage. Dommage, Abigail venait de perdre son logement temporaire... Elle avait tout de même pu récupérer un couverture de la maison. C'était peut être une maigre protection, mais elle n'avait pas mieux.

Elle avait passé la nuit précédente dehors. Une température terriblement basse avait bien failli la tuer dans l'impasse où elle avait trouvé refuge. Elle n'avait pas dormi, malgré son corps engourdi par le froid, et était restée la nuit entière recroquevillée dans sa mince couverture...

Ce soir, alors que le soleil se couchait, la petite irlandaise sentit que la nuit allait être plus pénible encore. Non seulement la température tombait rapidement, mais un plus un vent glacial balayait la ville de son souffle mordant. En plus, Abigail se sentait malade. Malgré la fraicheur nocturne, elle se sentait brulante de fièvre, et elle avait très mal au crâne. C'était bien sa veine... Comme si elle avait assez d'argent pour se payer des médoc à la droguerie ! Grelottante de fièvre, elle errait comme une âme en peine dans la grande rue déserte, emmitouflée dans sa couverture, à la recherche d'un quelconque abri. Elle ne connait encore bien la ville, car elle est arrivée que récemment.

Elle serrait bien entrée dans le saloon pour se réchauffer, mais le patron refuse de la laisser s'installer. L'homme ne semblait pas très charitable envers une fille qu'il considère comme une mendiante, qui ne consommerait surement pas et gênera ses vrais clients... Désespérée, elle commença à frapper aux portes des maisons proches, mais celles-ci restèrent closes. Les gens ne sont pas là, ou sont tout simplement rebutés à l'idée de laisser un étranger entrer chez eux. Saloperies de chrétiens... Ils ne se souvenaient donc pas qu'un commandement leur demandait d'aider leur prochain ?!

Elle finit par jeter son dévolue à une petite place, derrière une pile de caisse. Ce n'était pas idéal, mais au moins, elle resterait à l'abri du vent. Du moins, elle l'espérait. Elle se recroquevilla derrière sa cachette improvisée et s'enveloppa dans ses couvertures. Son front était brûlant, et pourtant elle sentait son corps tout engourdi par le froid. Elle ne sentait plus vraiment ses mains, ni ses pieds, et sa mâchoire n'arrêtait pas de claquer tant elle frissonnait.

Bon dieu, cette nuit lui serait fatale.

Finalement, complètement anesthésiée par le froid, elle abandonna l'idée de garder les yeux ouverts. Elle savait que ce n'était pas prudent, mais elle se sentait tellement faible, tellement fatiguée. Quelques minutes de sommeil, juste quelques minutes volées... Et pourtant, si elle fermait les yeux, elle ne les rouvrirait peut être jamais

Bientôt, elle sombra dans un sommeil bien dangereux.




Dernière édition par Abigail McFoster le Dim 29 Jan - 11:15, édité 1 fois
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Empty-barrel, Decoy
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MessageSujet: Re: Un froid glacial   Dim 29 Jan - 10:23

*T'as encore chargé la mule Deckey*

Se dit le cow-boy alors qu'il sort du saloon en titubant, les jambes lui tremblent et sa vessie pleine appuie fort sur son bassin. Le froid est tombé à une vitesse folle, le soleil écrasant de l'après-midi a laissé sa place à un vent glacial qui n'est pas sans rappeler celui qui balaie la terre natale d'Empty-barrel, et que les colons avaient fini par baptiser Windblown Gulch...
Enfin à ce stade, le whisky et la bière ont fini de blinder l'type contre le froid, et il ne sent rien. Plusieurs fois, sur le péron du saloon, il inspire à pleins poumon pour se faire passer l'envie de tout rendre, bordel, il l'a payé cher cette gnôle!
C'est pas joli-joli de se mettre dans des états pareils, mais ça fait combien de temps qu'il s'est pas mis la tête à l'envers comme ça? Bien trop longtemps et là sa fait du bien!
Penché en avant comme une fille de joie, il voit même pas l'espèce d'ectoplasme errant qui passe dans la rue, grelottante dans ses loques et cherchant en vain un peu de chaleur sous la lueur froide des étoiles, bien trop loin pour lui chauffer l'corps.Les minutes passent, la tête du cow-boy fait toujours la girouette, mais au moins, son estomac a fini de danser la java...Si la bibine remonte pas, faut bien la faire descendre et pour ça, les bonshommes ont un avantage indiscutable sur les dames...
De ses yeux à la vision doublée et flouttée, il cherche un coin où on viendrait pas l'embêter pendant cet instant de vulnérabilité...Un tas de caisses dans la ruelle semble parfait pour son affaire, mais dans les brumes de l'alcool, elle paraissent au bout du monde. C'est ainsi qu'il débuta une marche en zigzag en direction de son objectif, secoué d'un hoquet irrépressible et d'un petit rire sans la moindre motivation apparente.
C'est un bien drôle spectacle, et, malgré son état second, Empty est bien content qu'y ait personne pour le reluquer ce comporter comme le pire des babouins.

Après un temps qu'il lui serait impossible d'évaluer, l'objectif est atteint, et l'étape de soulagement est proche, d'une main, Empty s'appuie franchement sur le bois, et d'une autre rendue malhabile par le boisson, il cherche en vain le petit morceau métallique qui libèrerait le robinet...
Avec un sentiment victorieux, sans commune mesure, il trouve enfin le moyen de descendre sa braguette mais en fouillant plus avant, il voit le sol bouger sous ses yeux, à l'endroit exact qu'il prévoyait de baptiser, et un éclair roux passer devant ses yeux...

"Une Gamine!?"S'écrie-t-il d'une voix empâtée et tentant de faire un pas en arrière, mais la tentative et malheureuse et le bougre s'étale sur le séant. Les idées sont agités dans sa caboche comme des pois sauteurs mexicains dans une boîte à chaussure. L'envie de pisser lui est passée net sous la frayeur.
Retirant son chapeau, il prend un peu de temps pour se frotter la tête, et un peu plus pour se frotter les fesses endolories par la chute.

"Bah qu'èqu'tu fais dans à dormir dehors toi? Tu vois pas qu'y caille à geler un coyote sur place?"

Lance-t-il ahuri à cette forme tremblante sous les couvertures...
"D'autant qu'il a failli s'mettre à pleuvoir... HA... HAHA.... HAHAHAHAHA!!!"
Ce dernier mot d'un goût plus que douteux, arrache à Empty un rire sonore qui ne semble pas vouloir le quitter.
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Abigail McFoster
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MessageSujet: Re: Un froid glacial   Dim 29 Jan - 20:30

Abigail était plongé dans un sommeil et particulièrement désagréable, lorsqu'elle entendit un rire sonore. Entendre était un bien grand mot... Disons plutôt que ses oreilles, guère plus à présent que deux blocs congelés, s'étaient mises à vibrer d'une drôle de façon. Quelqu'un riait comme un dément, ou plutôt un homme saoul, juste à côté d'elle. Un homme... Elle ouvrit de petits yeux verts fatigués. Elle avait des cernes de fatigue plutôt impressionnantes. Il y avait un homme devant elle. Un homme... Elle n'aimait pas les hommes. Ils lui avaient donné trop de peine tout au long de sa courte vie pour qu'elle puisse réellement les apprécier.

Celui ci riait, et chacun de ces rires transperçait les oreilles de la jeune irlandaise comme autant de lame. Pourquoi riait-il ? Son esprit fatigué, tiraillé par le froid glacial, avait du mal à analyser la situation. La fièvre ne l'aidait pas vraiment à avoir les idées claires, au contraire. Devant cet étrange homme, elle ne put que se recroqueviller davantage. Elle ne se sentait pas suffisamment forte pour se relever et s'enfuir. Il faisait trop froid, son corps engourdi refusait de lui obéir. Apeurée, bloquée, elle se contenta de gémir :


- Me faites pas d'mal...

Sa fièvre commençait à la faire délirer. Elle croyait que cet homme était venu ici uniquement dans le but de lui faire du mal. Après tout, c'était ce que les hommes avait toujours cherché à son égard... Elle releva son visage sale et regarda le grand homme qui lui faisait face.

- Pitié...

Puis, elle vit une arme à la ceinture de Decoy. Un pistolet. Elle le voyait déjà sortir son colt et lui tirer dessus, rien que pour le plaisir, avec le caractère imprévisible de l'homme bourré. Terrifiée, elle lâcha sa couverture, puis elle se jeta sur l'homme, toujours assis en face d'elle, et lui planta un doigt dans l'oeil. C'était un moyen de défense peu orthodoxe, mais efficace. Persuadée de défendre légitimement sa vie, elle lui donna de petits coups de poings inoffensifs durant une courte seconde. Déjà qu'elle n'était pas particulièrement forte d'habitude, mais dans son état de faiblesse actuel, ils étaient clairement inutiles... Finalement, ses petites mains de voleuse attrapèrent le pistolet de l'homme.

La force donnée par l'adrénaline l'aida à se relever. Elle s'éloigna un peu, puis pointa l'arme sur Decoy. Ayant abandonné sa couverture, elle n'avait plus que quelques maigres haillons, et ses bras n'étaient même pas couverts, si bien qu'elle commençait à mourir de froid. La crosse froide du colt lui brulait les mains, et ses doigts engourdis par le froid tremblaient tellement qu'elle ne pouvait pas viser correctement. L'effet était cependant le même, elle était armée, et dans son regard régnait une lueur incertaine de folie. Elle avait mal au crâne, et la fièvre lui faisait perdre la tête, si bien qu'elle ne se déplaçait plus que par instinct.


- Bou... Bougez pas !

Mais l'adrénaline de l'action retomba très vite. Ses jambes se mirent à trembler, influant dangereusement sur son équilibre. Son corps transit de froid se rappela à son bon souvenir, tout comme son front brûlant, et une brûlure glaciale traversa son corps. Le froid était tellement intense qu'il en devenait savoureux. Le souffle haletant, elle voyait de ses yeux troublés de petits nuages de condensation se former devant sa bouche, sortant de ses lèvres gercées. Ses doigts gourds finirent par lâcher contre sa volonté le pistolet, car ils étaient incapables de tenir quelque chose plus longtemps... Elle n'avait pas été armée plus de quatre secondes, à son grand désespoir.

Elle ne savait plus quoi faire. Ses neurones congelés refusaient de faire les connexions appropriées, et son mal de crâne venait à présent battre douloureusement contre ses tempes. Déboussolée, elle tenta de faire ce qu'elle faisait de mieux : fuir. Elle tourna les talons, et tenta de courir loin de l'homme. Mais ces maigres jambes ne la soutenaient plus, et elle s'étala misérablement par terre. Elle n'en pouvait plus. Dans un état d'hypothermie avancé, elle finit par cesser de bouger, et s'avoua vaincue. Si elle ne résistait plus, elle mourrait peut être plus vite...

Abigail sombra doucement dans l'inconscience.



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Empty-barrel, Decoy
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MessageSujet: Re: Un froid glacial   Mar 31 Jan - 12:33

La tête basculé en arrière comme un chien de colt, le torse secoué par son rire frénétique, Empty ne calcule plus rien au monde qui l'entoure, si bien qu'il ne voit même pas que la gamine s'est éveillé et qu'elle lui parle, et probablement que ça vaut mieux? À la voir supplier de ne pas lui faire de mal, il aurait surement recommencé à rire de plus belle. Même sobre, Empty ne peut pas imaginer ce qu'il serait capable de faire de pire que pisser sur la tête d'une gamine, c't'un bon gars l'Deckey, il touche pas aux gosses...
Pourtant, alors qu'il rigole bon train à s'en faire péter les veines des tempes et que sa vessie ne reste pleine que par un miracle du bon dieu, il sent un contact rugueux et violent contre son globe oculaire, suivit d'une pluie de coups de poings qui lui fait l'effet d'une bourrasque de vent chargé de grains de sables.
L'évènement se passe très vite. Ou plus probablement, relativement vite, mais en tout cas bien trop pour sa caboche remplie à égale proportion de matière grise et de bourbon...
Avant qu'il ne réalise quoi que ce soit, la furie se tient devant lui, le braquant avec un revolver. Lui ordonnant de pas bouger...

Vous avez déjà vu un homme dans l'état où se trouvait alors le pauvre Empty faire ce qu'on lui dit? C'est précisément ce moment là que choisit le cow-boy vaseux pour tenter péniblement de se relever. Et bien sur puisqu'on ne fait rien à moitié, et surtout pas les conneries, il improvise une réponse:
"Ah tu... Tu... veux ... Tu veux jouer comme ça?"

Sa langue colle à son palais, ses paroles sortent gondolées de sa bouche et chaque mot semble aussi dur à pondre que tout un bouquin...
Et bien sur dans son ivresse, deckey se croit encore le plus fort, il fout la main à son holster sans comprendre pourquoi ce dernier est vide...
Le lendemain, s'il se souvient de cette aventure, ce qui est peu probable, il bénira son surnom d'Empty-barrel qui sait ce qui se serait passé s'il avait chargé son colt...

Mais à comment faire le lien entre son arme, celle que tient la gamin, et son hloster vide? Ça c'est une autre histoire...
Et pour l'instant il en est incapable aussi il tente de se jeter sur la gamine pour la désarmer...
Et encore une fois, il s'étale, sur le ventre cette fois...
Bordel! la môme s'est volatilisée, dans se sable, devant son menton, gît son peacemaker dans la poussière.
C'est alors que le blabla du barman lui revient...
"Un fantôme? Jai faillit pisser sur un fantôme!"
Dit-il pour lui même en riant et en ramassant son flingue.

Pourtant, la forme à deux pas de lui qui se tortille dans le sable n'a rien d'un ectoplasme... Comme si un enfoiré avait ligoté des savonnettes sous ses bottes, il se relève à grand peine et approche la jeune fille tombée par terre, inconsciente.
Deckey sent un peu ses esprits lui revenir, p'tet que c'est l'froid, ou la gravité de la situation... Mais quelque chose lui dit qu'c'est finit l'temps d'la déconne, qu'cette gamine va pas bien et qu'c'est à lui d'assurer...
Le sort est cruel avec la rousse, lui envoyant pour seul ange gardien un ivrogne chiffonné par le tord-boyaux du saloon de Sunset Hill.

Comme si retourner au saloon n'était pas déjà pour le jeune homme un fameux numéro d'équilibriste. Cette fois, il fallait le faire avec une chieuse sur l'épaule.
Pas le temps de trainailler, Il emploi tous ses efforts pour hisser l'adolescente sur son épaule et se dirige vers la taverne, la main libre solidement appuyée sur le mur, pas question de s'repéter la gueule.
Faut l'temps qui faut, mais Empty avance bien, quand une idée affreuse traverse son esprit dérangé.

"Attends, j'peux pas t'ramener dans ma chambre, on va m'virer d'la ville en m'traitant d'vieux dégueu et les gamins m'jettreront des pierres..."

Y avait en effet pas pire qu'être vu tituber jusqu'à sa chambre rond comme une pelle avec une enfant incosciente sur le dos... Genre réputation, on lui trouverait vite un surnom bien moins cool qu'"Empty-Barrel"

Son esprit compute rapide selon ses faibles capacités... Pour en arriver à la conclusion qu'il fallait de toute façon que la gamine voit l'doc... On avait qu'à l'faire venir au saloon...


C'est ainsi qu'Empty fait son entrée dans l'saloon que le patron était sur le point de fermer. Et, d'une voix qu'il aurait voulut plus calme, de tonitruer.

"APPELEZ L'DOC!!"

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Abigail McFoster
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MessageSujet: Re: Un froid glacial   Sam 4 Fév - 10:10

Abigail fut déposée sans douceur à même une table par un Decoy plus bourré que jamais. Cependant, complètement dans les vapes, elle ne sentit pas la maladresse de son ange gardien, et ne songea donc même pas à se plaindre. Son corps gelé ne se recroquevilla que par automatisme, alors qu'une bonne demie-douzaine d'hommes la regardaient avec des yeux de merlans frits, visiblement dépassés par la situation. Ah ! Les hommes. On ne pouvait décidément pas compter sur eux. Un des habituels du saloon, plus gentleman ou moins bourré que les autres, enleva son épaisse veste pour recouvrir la jeune fille tremblante.

La ville étant petite, quelqu'un alla chercher le docteur, qui arriva très vite. C'était un vieux monsieur avec une imposante moustache. L'homme ausculta rapidement l'irlandaise. Le diagnostique était facile à faire après tout, la couleur d'Abigail avait presque viré au bleu et elle grelottait comme un glaçon. Le doc se retourna vers Decoy :


- Monsieur, vous avez probablement sauvé cette jeune personne de l'hypothermie. Elle survivra, mais il lui faut de repos, et surtout il faut qu'elle reste au chaud. Sur ce, messieurs, je vous laisse. Un repas de famille m'attend.

Visiblement peu concerné et ayant accompli son devoir, il sortit sans plus attendre, laissant Decoy avec son problème roux. Dés que le doc fut sortit, le patron du saloon s'insurgea :

- Hé, j'lui laisse pas une chambre gratos moi ! Et pas question d'la laisser là non plus... L'un d'entre vous va devoir la mettre dans sa piaule !

Les quelques occupants se tournèrent tous vers Empty-barrel, du genre "Hé mon gars, tu t'en charges ?". Après tout, c'était lui qui avait amené la gamine ici, c'était à lui de s'en charger... Decoy se tenait prêt de la gamine, visiblement indécis et souffrant encore d'un taux d'alcool assez élevé. Soudain, il sentit qu'on lui tirait la veste. Comme un signe du ciel, la petite main pâle de la jeune fille avait serré le manteau d'Empty. C'était un simple réflexe inconscient, car elle sentait le froid même dans son inconscience, et le manteau de l'homme était chaud.


HRP : désolé, un peu court ^^
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MessageSujet: Re: Un froid glacial   Mer 22 Fév - 17:33

Empty s'est délivré avec un manque cruel de finesse du poids mort sur ses épaules en allongeant sans ménagement la gamine malade sur une des tables de la taverne. Et sans plus attendre, le v'là qui s'effondre dans une chaise. Entre ses paupières qui semblent avoir été remplacées pendant qu'il n'y f'sait pas gaffe par deux chapes de plomb. Sa vue et toute embrouillée et y a comme un essaim de frelons qui vole dans ses oreilles mais il arrive encore à comprendre qu'y a un des gars qui a levé son cul pour aller vite fait chez l'doc. L'bled est pas si grand qu'ça, ça prendra pas trop d'temps.

D'ailleur l'type ne tarde pas à revenir avec un ptit mec, le genre venu d'là grande ville, avec moustache et redingote de circonstance. Rapidement, le clinicien est conduit devant la gamine qu'aucun des poivrot n'a eut la présence d'esprit de couvrir. Le physicien habile à force de rafistoler les débiles qui se tirent dessus et s'mettent des mandales en veux-tu; v'là... Forcément ça entraîne.
Le petit monsieur à l'air pressé, son pronostic est posé avec hâte, et il est plutôt rassurant, il adresse ses félicitations à Deckey tandis que le patron peste en annonçant que la chambre de la fille ne sera pas gratuite. Dans l'ouest, la générosité est une denrée bien plus rare que le whisky...
Pour toute réponse, les deux hommes n'obtiennent qu'un sonore et profond ronflement en provenance de la narine gauche du cow-boy...
Avachi dans sa chaise, ses deux pognes caleuse pendantes de part et d'autre des accoudoirs du meuble. L'alcool et l'inactivité ont fini d'achever sa résistance au sommeil qui l'a gagné, et il dort à présent à poings fermés dans la chaise. Un ronflement à en faire craquer le plancher résonne fort et grave dans la pièce et un sourire abruti naît sur ses lèvres, on ne sait pas trop à quoi il peut bien rêver, mais ça a l'air marrant.

Avec le sentiment du devoir accompli, le toubib quitte le saloon pour en retourner au cours de son petit poulet rôti familial ou je-ne-sais-quoi d'autre, tandis que le barman, un chouilla énervé par l'attitude consternante de Deckey s'en va lui chercher un petit remède maison dans l'eau prête à geler de l'abreuvoir des chevaux. Quelques secondes plus tard le traitement est administré, un sceau d'eau gelé qui fait bondir Empty sur ses éperons, l'air ahuri, regardant de droite et de gauche pour comprendre ce qu'il pouvait bien se passer et tentant tant bien que mal de reprendre son souffle et de reconnecter ses deux neurones.
Une traction faiblarde sur le pan de son veston le rappelle à l'ordre et attire son regard sur une gamine rousse. Des images floue et une idée générale sur le cours de la soirée lui revient péniblement.
Puis, c'est au tour de l'aubergiste de rappeler qu'il ne fera pas offre de la chambrée...

Deckey commence à sentir les effet de l'alcool, le patron n'est pas mauvais médecin de ce genre. Le cow-boy se voit à présent assailli par un flot d'idées et de plans plus ou moins stupides entre lesquels il lui faut faire un tri... Après une longue réflexion muette qui rapproche de manière assez ridicule ses deux pupilles l'une de l'autre, Deckey pose maladroitement une main amicale sur l'épaule du tavernier.
'T'inquiète pas l'ami, monte moi un oreiller et une couverture, je coucherai la gamine sur mon lit, et j'dormirai sur la dure...
J'dormirai n'importe où tant qu'on arrête de me beugler dans les esgourdes!"
Le patron semble acquiescer à regret, l'idée n'était pas si mauvaise.

Les muscles de ses mâchoires semblent moins rouillés et son élocution est plus facile. Mais il n'est pourtant pas guéri de son intoxication, et un obstacle majeur se dresse devant son projet. Un grand escalier de bois qu'il lui faudra gravir (ce qui représente déjà une épreuve pour notre héros). Mais le monter avec une adolescente inconsciente sur son dos, bonjour la chiée!

Heureusement, Deckey a une nouvelle idée... D'un pas chancelant, les vêtements tout dégoulinants, il traverse la pièce droit vers un grand balèze en chemise à carreau, le genre bucheron quoi, qui en plus n'a pas lait trop saoul. Deckey le salue d'un coup de chapeau mouillé et lui lance.
"Hep mon gars, t'as l'air costaud! Si tu porte la malade dans ma chambre, j'te paye un coup, marché conclu?"

Le géant semble d'accord et se lève, rapidement Abigail est installée dans les draps propres du saloon, et Dekey, après avoir payé le type s'étend comme un chien fidèle au pied du plumard pour céder au sommeil.

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