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 [chambre de Margaret] Convalescence

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Margaret Foster



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MessageSujet: [chambre de Margaret] Convalescence   Ven 31 Jan - 16:38

[L'histoire se situe quelques semaines après la quête El Sombrero]

Margaret avait perdu toute notion du temps et de l'espace. Quel jour pouvait-il bien être ? Quelle heure ? Quel lieu ? Sa tête était lourde, enfoncée dans un oreiller qui ne lui semblait pourtant pas si étranger que ça. Elle ne le réalisait pas encore, mais elle était allongée dans son lit, dans la petite chambre au dessus du saloon, à Sunset Hill, depuis plusieurs jours maintenant. Ses paupières brûlantes avaient du mal à s'ouvrir, sa gorge était sèche et le simple fait de respirer était devenu une épreuve. Chaque inspiration la ramenait douloureusement à cette blessure dans le dos. Ses muscles étaient tout endoloris, et au bout de ses doigts la sensation de froid du métal de la carabine semblait toujours présente.

Mais bien plus que les blessures physiques, les blessures psychologiques étaient les plus insupportables. Si elle respirait, si elle pouvait sentir les vestiges de ses blessures à chaque mouvement aussi infimes soient-ils, c'est qu'elle était encore en vie, c'est qu'on l'avait soignée. La douleur du cœur comme celle de l'âme, elles, demeureraient à jamais ancrées en elle, telle une brûlure au fer blanc. Additionnée à l'autre, plus ancienne, dans une synergie dévastatrice. Un nouveau deuil, de nouveaux cauchemars. Une fois de plus, elle avait échoué, et bien que son corps n'ait pas été calciné, son âme n'avait pas été épargnée par les flammes d'El Sombrero. Avec la vie de ces innocents, tout son être avait été réduit en cendres. Trop anéantie pour hurler de rage, trop détruite pour pleurer toutes les larmes de son corps. Elle était morte une deuxième fois sous le poids de l'échec et du désespoir.

Pourquoi Dieu s'acharnait-il à la maintenir en vie, à l'extraire in extremis des mains avides de la mort pour la laisser emporter d'autres innocents ? Pourquoi s'acharnait-il à la placer en spectatrice impuissante face à la folie humaine, et à lui faire porter le fardeau de la culpabilité sans jamais daigner la libérer de cette peine ? Cette famille, tout comme la sienne, n'avait pas demandé à mourir...

Une silhouette se mouvait près du lit, attachée à changer les bandages de la cuisse. Margaret voyait trouble et était encore incapable de bouger correctement. Mais c'était un petit homme d'un âge avancé, bedonnant, mais précautionneux. Un médecin  qui venait régulièrement.

Une fois son travail achevé, il replaça ses outils dans sa petite mallette de cuir et se dirigea vers la porte de sortie d'un petit pas pesant. Alors qu'il s'apprêtait à refermer la porte derrière lui, on put l'entendre parler à quelqu'un :


"Ah, c'est vous. Ne vous en faites pas, elle est tirée d'affaire, maintenant elle a surtout besoin de repos."

Un petit silence s'installa alors. Puis le bonhomme reprit sur un ton un peu étonné.

"Vous voulez la voir ? mais je tiens à vous prévenir, elle n'a pas prononcé un mot depuis que vous me l'avez amenée."

Le bruit de ses pas commencèrent à s'évanouir dans le couloir. Puis le silence. Et à nouveau, avant de disparaître pour de bon :

"Tout de même... heureusement que vous me l'avez amenée à temps."
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Octave Tavstyle



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MessageSujet: Re: [chambre de Margaret] Convalescence   Ven 31 Jan - 22:35

Ce que n’aimait pas octave, c’était de ne pas savoir toute l’histoire d’une situation dont il en était témoin et ce qu’il n’aimait encore moins, c’était de ne pas pouvoir aider des personnes dont il avait croisé. Octave faisait du mieux qu’il pouvait, assis, sur cette chaise, à l’extérieur de la chambre, attendant que la cow-boy se réveilla. Octave se connaissait par cœur, il était capable de virer dans le règlement de compte oubliant tout lien quelconque, quel soit positif ou négatif et de l’autre côté, il était présent avec les gens. On pourra dire ce qu’on voudra, depuis leur rencontre, Octave avait la conscience de vouloir faire un geste très fort.

C’est à ce moment-là que le docteur lui toucha deux mots, lui faisant comprendre qu’il pouvait voir la femme en question. Octave attendait que le docteur parti dans ces préoccupations et entra dans la fameuse chambre. Elle était là, allongé dans le lit, il sentait le regard neutre de la femme. Entre souvenir, reconnaissance et indéfinissable. Octave voulait dire un mot… mais, rien n’es sortie de sa bouche. Il continua, se dirigea vers la fenêtre, regardant l’extérieur, "sait-on jamais"… il écarta légèrement le rideau pour mieux faire entrer la lumière du jour. Une chaise dans un coin, au côté de la fenêtre, était présente, il appelait octave. Il se dirigea et s’assoie. Sentant un silence grandissant…


- Bonjour. Sans vouloir faire le docteur, comment vous sentez-vous ?

Est- ce qu’elle se rappelait de ce qu’il s’était passé ? Sa mémoire était-il toujours présent ? Octave était dans deux types de penser. La première était d’être au côté de cette cow-boy qu’il n’avait pas pu aider comme il le voulait, surtout quand il savait qui elle était. De l’autre, il voulait connaitre l’intégralité de cette histoire, comment cela a commencé ? Pourquoi ? Et comment ? Octave ira voir le chinois aussi, installé dans une autre chambre, Mais plus amoché, Octave savait que la femme cow-boy retrouvera plus vite les esprits que le chinois. Il était inquiet de l’état de la femme cow-boy.

Il se souvenait qu’il avait attaché les deux chevaux du chinois et de la femme pour les transporter vers la ville la plus proche pour qu’il guérisse… le hasard faisait bien les choses, c’était à sunset hill. Lorsque Octave sera sur, qu’elle se sentirait bien, il ira voir le chinois.

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Margaret Foster



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MessageSujet: Re: [chambre de Margaret] Convalescence   Dim 2 Fév - 15:58

Les dernières images qui avaient précédé le coup de couteau repassaient en boucle dans l'esprit de la jeune femme. L'odeur de la poudre, le goût du sang dans la bouche, les détonations assourdissantes, les corps qui tombaient raides morts sous l'impact des balles et le rire diabolique du chef de la bande supervisant la scène et se délectant du massacre. La rancune et le désespoir consumaient Margaret à petit feu. Elle suffoquait presque sous le poids de ces souvenirs et revivre cet échec était une véritable torture. Elle revoyait encore cette famille unie qui ne demandaient que de pouvoir vivre en paix. Et non. Pour la deuxième fois de sa vie la justicière avait fini sa course dans la boue et le sang. Son sang, mais aussi le leur...

Ses sourcils se fronçaient au-dessus de ses yeux clos, ses poings se serraient sur les draps, tremblant de rage. Elle n'avait pas fini son deuil qu'un second s'ajoutait à sa peine. Elle ne pouvait pas accepter ça. Elle ne le pouvait tout simplement pas... cette injustice la rendait folle, et son incompétence morte de chagrin.

C'est alors qu'un homme rentra dans la pièce. Margaret n'eut pas la curiosité de lever la tête pour découvrir de qui il s'agissait. Après ce qui s'était passé, plus rien ne semblait avoir d'importance. Cependant, lorsque la voix du visiteur s'éleva dans la chambre, elle raviva des souvenirs du passé. Cette voix, Margaret la connaissait. Elle leva les yeux et reconnut l'étranger qu'elle avait rencontré il y a longtemps. Pourtant, il ne lui semblait pas avoir entendu cette voix il y a si longtemps que ça... en effet, bien qu'à moitié inconsciente lorsque la Lame avait tenté de l'abattre, il lui avait bien semblé avoir perçu la voix du voyageur à ses côtés.

Ainsi leur route se croisait à nouveau. Margaret tenta de se redresser, comme emportée par une vague d'adrénaline, mais ses blessures la ramenèrent bien vite à la réalité et elle se stoppa net dans son élan, pliée en deux et grimaçant sous la douleur. Elle n'avait même pas percuté que le cow-boy lui avait demandé comment elle se sentait. Toutefois, lorsqu'on est extirpé in extremis d'une mort certaine, tout ne pouvait qu'aller bien, le reste, ce n'était que du détail.

Mille questions se bousculaient dans la tête de la jeune femme, et elle aurait pu interroger Dieu sur le sens de la vie pendant des heures encore. Mais une chose était certaine, si cet homme n'était pas passé par là au moment où Margaret avait été poignardée, elle ne serait plus de ce monde aujourd'hui.

Elle ne comprenait pas pourquoi il l'avait sauvée. Non seulement elle n'avait pas été des plus agréables avec lui lors de leur première altercation, mais de plus, et selon elle, si elle n'avait pas été capable de sauver cette famille innocente, alors elle ne méritait pas d'avoir été sauvée...

Elle fixa le visiteur un long moment en silence avant de parvenir à balbutier quelques mots :


"Qu'est-ce que tu fais là ?..."

Cette question ne sonnait pas du tout comme un reproche. Elle pouvait d'ailleurs plutôt être interprétée comme un "pourquoi m'as-tu sauvée ?".
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Octave Tavstyle



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MessageSujet: Re: [chambre de Margaret] Convalescence   Lun 3 Fév - 22:24

Octave s’était levé de ce siège quand elle a pris la parole et pris conscience qu’il ne connaissait pas le prénom de cette femme. Et il commença à tout lui raconté.

- Comme tu le sais, je suis nouveau dans le coin, je suis partie faire une petite ronde des paysages. Faire connaissance de mon environnement, étudié toute les cachettes éventuelles, avec mon cheval, le buveur d'eau.

Octave s’emballait un peu trop, lui racontant même des petits secret à lui… bref, il passait à autre chose en continuant son récit.

- J’ai entendu un coup de feu dans les parages et je suis allez voir.

Octave appréhendais la réaction de la femme, lorsqu’il arrivera au passage ou il partie cherché un indien. Évidemment ne sachant pas d’avance la meilleur solution lorsque l’être humain fait des choix, et vu ce que le résultat que cela a donné, Octave en savait pas comment elle réagirait.

- De la ou j’étais je ne pouvais pas voir tout les visages, je voulais m’en approcher mais un type avec une lame s’était approché de ma cachette, alors j’ai attendu, qu’il parte. Comment je ne savais en rien de ce qui se manigancé à ce moment-là, j’ai trouvé bizarre qu’une maison se trouvé près des camps indien. Je suis partie voir le camp.

Raconté comme cela, c’était mieux. Il se demandait, si c'etait trop d'information pour une personne qui venait de reprendre ces esprits, mais il continua le récit

- Dans le camp indien, il ne comprenait pas trop ce qu’il se passait, alors j’ai essayé de me faire comprendre par des signes et je suis revenu sur les lieux… Mais je n'en sais pas plus que cela. Je ne sais pas pourquoi et quelle est la raison du massacre

Octave resta un peu silencieux, car c’était le moment où il avait vu la fin d’un carnage… Il raconta la suite, précisant qu’un indien l’avait rattrapé.

- Ceux qui avaient brulé la maison, étaient partie… L’indien avait bien vu les traces des chevaux partient dans une direction, malheureusement je ne connais pas encore tout le voisinage et je ne sais pas quelle est la ville la plus proche de cette maison brulé. Je suis resté là, car un chinois qui, d’après ces habits était dans la cavalerie était très blessé… et… c’est là que je t’ai vue. J’ai attaché vos chevaux avec le mien et je vous ai ramené ici, vous êtes dans une chambre séparé, pour mieux vous soigner…

Octave avait raconté toute l’histoire et il était prêt à les aider à se venger. C’était pas sa guerre, certes, mais inconsciemment, il était allié avec eux, car il avait vu de ces propres yeux. Il avait un plan dans sa tête, mais il racontera au moment voulu. Et en tutoyant la femme, octave enchaina…

- Puis-je te demander si tu vas bien ?


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Margaret Foster



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MessageSujet: Re: [chambre de Margaret] Convalescence   Jeu 6 Fév - 17:14

Demeurant immobile sur son matelas, la jeune femme écoutait en silence le récit du visiteur. Elle pointait sur lui un regard creusé, épuisé, ses paupières avaient du mal à rester ouvertes et il lui fallut rassembler toutes ses forces afin d’assimiler tout ce que l’homme avait à lui raconter. Mais malgré tout elle resta concentrée jusqu’à la fin.

Le pauvre homme était arrivé en plein milieu d’une bataille dont il ignorait tout. L’origine, les protagonistes… et avait du assister à un spectacle dramatique sans pouvoir empêcher quoi que ce soit. Et pourtant, il ne s’était pas enfui et avait porté secours aux deux justiciers déchus. Lin avait donc lui aussi été soigné…

Lorsqu’il finit son récit, Margaret ferma les yeux un court instant et poussa un long soupir. Tous ces souvenirs retournaient le couteau dans une plaie douloureuse et l’issue tragique de cette histoire était des plus insupportables. La jeune femme était trop abattue pour exploser de colère, hurler à l’injustice ou encore fondre en larmes. Comme sonnée par un trop-plein psychologique. Son cœur, néanmoins, n’en était pas moins déchiré, et chacun de ses battements, au lieu de lui rappeler qu’elle était en vie, lui rappelait que quatre autres innocents n’avaient pas eu cette chance, et qu’elle en était en majeure partie responsable.

Elle releva la tête et reporta son regard sur le visiteur. Dans ses yeux brillait ce terrible sentiment qu’on appelle la culpabilité.


"Ils n’avaient pas demandé à mourir… " balbutia-t-elle d’une voix étranglée par la tristesse

Son œil laissa échapper une larme discrète, puis le clignement de ses paupières fit déborder celles qui s’étaient accumulées. Margaret avait été confrontée à la mort injuste et injustifiée de personnes innocentes pour la deuxième fois, et c’était une fois de trop.


"J’ai trouvé cette carte à l’entrée de la ville. Cette carte à laquelle tu m’avais assimilée. Mais je ne vaux pas un sept de cœur… en fait, je ne vaux rien du tout… "

Elle ferma les yeux et sa tête s’enfonça un peu plus dans l’oreiller.

"Je n’ai pas pu les sauver… je n'ai... pas pu... "
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Octave Tavstyle



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MessageSujet: Re: [chambre de Margaret] Convalescence   Ven 7 Fév - 15:08

A vu d’œil, elle n’était pas prête à entendre son plan, pas encore du moins, elle était plus dans une position ou une présence lui ferait du bien. Et si personne de sa famille, n’es présent, il ne fallait pas la laisser au fond du gouffre, parce que l’histoire on la refait pas. Octave ne s’attache pas à ce qui ne pouvait se faire et ne cultive pas la conscience qu’une chose raté et de sa faute. Mais ce qui est sûr, c’est qu’il aimait rendre la pièce à ceux qui ne font pas que du bien dans le Far-West. Dans la deuxième partie de sa vie, il s’est rendu compte, qu’hormis le destin de devenir desperados à cause d’un multiple mensonge après une partie de poker, c’est qu’en mentant sur deux sujets dont on ne sait guère qui est le criminel, Octave pouvait voir de quelle camp était tel ou tel personne. Leur réaction, leur geste, leur façon de penser. Le jour où il avait menti à un roux près d’un ranch, son prénom, il était curieux de savoir comment il allait réagir lorsqu’ils se rencontreront de nouveau. Mais pour le coup des desperados, il fallait changer un peu de stratégie.

Octave s’était rapproché avec sa chaise et se positionna près du lit de Margaret. A deux doigts de prendre sa main il se contenta de lui parler.

- Non, la carte n’aimerait pas vous voir avec des remords, ou du dégout pour votre âme. Rien n’es finit, tant que nous ne sommes pas mort. C’est ce que la carte dirait si il parlait. En tout cas, c’est ce qu’on dit au far-west. Je vous assure, personnellement, il ne faut pas vous dénigrer autant. Peu importe la vie qu’on a, peu importe ce que nous réserve l’avenir, Ne rester pas sur un échec.

Octave était en train d’imaginer pendant une seconde, voir cette femme en train de coudre dans un magasin lambda et dans l’autre seconde, elle voyait cette femme en train de pointé le fusil sur soi… forcement, c’était dans la deuxième seconde qu’il voyait mieux la femme se représenter.

- Et puis, je n’ai pas envie qu’une autre femme pointe un fusil sur mon visage si vous changez de vie en vous mettant à coudre ?... d’ailleurs, je ne sais même pas votre prénom.

L’humour ne pouvait faire que du bien

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MessageSujet: Re: [chambre de Margaret] Convalescence   Sam 8 Fév - 17:21

Assommée par tout ce trop-plein de remords, de colère et de tristesse, Margaret se morfondait en silence au fond de son lit, de minces traînées de larmes luisant sur ses joues, seul témoin visible de son mal-être profond. Depuis toujours elle se fermait à tout et ne laissait rien ni personne ne serait-ce qu'entrevoir ce qui se trouvait derrière ce masque glacial et taciturne. Et pourtant. Lorsque le visiteur s'approcha pour essayer de relever le peu d'estime qu'elle avait d'elle-même, ses yeux se rouvrirent. Ses yeux mais aussi son cœur.

Elle écoutait le cow-boy et ses mots ne passèrent pas par une oreille pour ressortir par l'autre. Elle, la pseudo-justicière solitaire, acceptait d'entendre une autre voix que la sienne. Tolérait une autre présence à ses côtés. Et après tout, il avait raison : se dénigrer de la sorte et rester sur un échec ne ferait pas revivre les Mac Harris. Tout comme cela n'empêcherait pas El Sombrero d'enchaîner d'autres massacres. Il fallait se reprendre, se relever. Si elle ne se remettait pas en selle, carabine à la main, qui irait empêcher la bande de desperados de rependre encore plus de sang ? de réduire à néant encore plus de foyers ? Toutefois, après le traumatisme qu'elle avait vécu, il était bien plus aisé de prétendre vouloir rendre à ce salaud la monnaie de sa pièce que de s'exécuter stricto sensu...

Aujourd'hui, Margaret doutait fortement de pouvoir arrêter El Sombrero. Elle savait même pertinemment qu'elle n'en serait pas capable. Tout du moins, seule. A force de vouloir régler les problèmes sans l'aide de personne, sa fierté l'avait précipitée au fond d'un gouffre où l'arrivée était poissée de cendres et de sang, et elle avait bien été forcée de l'admettre. Une leçon pour la vie : ce n'était pas parcequ'elle s'appelait Margaret Foster que toutes les épreuves se résoudraient sur son passage.

C'est alors que l'allusion du visiteur, plutôt que de la faire se renfrogner d'avantage - comme ça aurait été le cas auparavant - lui fit esquisser un minuscule sourire en coin. Ce petit humour eut l'effet d'une percée de soleil à travers d'épais nuages gris. En fin de compte, il ne semblait pas rancunier ce bonhomme, même après avoir vu sa carabine de près, il semblait préférer ça à une Margaret au foyer tricotant tranquillement. Ses lèvres s'étirèrent d'avantage en un plus grand sourire et elle laissa échapper un petit rire, chose qui ne s'était pas produite depuis des années...


"Je sais coudre en fait..." rigola-t-elle doucement

Et c'était ça le plus drôle. On pouvait croire que la jeune femme n'avait pas de manières du fait de son tempérament peu féminin mais ce n'était pas tellement le cas. Elle savait faire un minimum. Repriser ses vêtements trop malmenés par ses aventures, préparer un gibier, et même coiffer ses longs cheveux hirsutes... un minimum, c'était le mot.
La jeune femme observa le cow-boy toujours avec son petit sourire. Finalement, la compagnie ça n'avait pas que des inconvénients...


"Margaret" déclara-t-elle alors pour lui répondre.

Il lui avait sauvé la vie, comment pouvait-elle lui refuser de mettre un nom sur son visage ?


"Et toi ?"

Parceque oui, ce n'était pas qu'une politesse. Elle avait bien envie de savoir.

"c'est quoi ton nom ?"
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Octave Tavstyle



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MessageSujet: Re: [chambre de Margaret] Convalescence   Lun 10 Fév - 11:00

Elle avait souri, c’était la première fois qu’il voyait cette femme sourire. L’humour gagnant contre le mal qu’elle éprouvait, même si elle avait conscience, comme lui d’ailleurs, que la douleur était là. Octave, par humour, avait enlevé son grand manteau qu’il déposa au pied de son lit, lui disant à la femme « quelle devait coudre son manteau »

Margaret…  c’était son prénom. Octave lui donnant aussi le tien. Son vrai prénom. Ce n’était pas une inconnue, et par cette histoire de maison brûlée, ils étaient liés en quelque sorte. Après, de savoir si elle dura deux jours, une semaine, des mois, des années… Au Far-West, si on devait tuer quelqu’un, on devait tuer quelqu’un. Sauf qu’Octave ne voulait pas la tuer. Il se dirigea vers la porte de la chambre, regarda si potentiellement quelqu’un pouvait les écouter sans que cela soit un acte voulu. Personne. Il referma la porte derrière lui et commença a expliqué à Margaret qu’une personne, veut le retrouver, et qu’il le cherchera à vie. Tout ça après une partie de poker, dans une histoire qu’il ne précisa pas à Margaret. Depuis ce jour-là, à des inconnus, ou à des personnes suspect, il changeait son prénom, en se mettant toujours sur ces gardes qu’un jour, le type que recherche Octave, engage un desperados ou n’importe quelle pistolero pour le tuer.


Le type qui me recherche connait que mon prénom… enfin, je me rends compte que tu dois peut être te reposer, je vais partir. Je reviendrai te voir quand tu iras mieux.

Octave repris son manteau le mettant sur son dos très lentement. Il attendra le moment voulu, pour aller droit au but pour retrouver ces pourries. Une question lui venait à l’esprit. Comment connaissait-il le chinois ? Est ce qu’il se faisait confiance a cent pour cent ? Octave s’imaginait que ce justicier pourchassait Margaret et qu’il devait s’unir le temps d’un instant ? peut-être qu’il imaginait trop et préférait en rester là avec cet hypothèse.

Content de connaitre enfin ton sourire.

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