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 Y'a un nouveau en ville! (Libre)

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Empty-barrel, Decoy
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MessageSujet: Y'a un nouveau en ville! (Libre)   Mar 10 Jan - 14:35

Le cri du cocher résonne dans la grand rue de Sunset Hill, sous son ton impérieux, et ses bras puissants tirant sur les lanières de cuir, que les quatre chevaux de la diligence stoppent net le pas... Dans un nuage de poussière, la diligence de bois brut s'arrête. Le conducteur cri de nouveau, il averti ses passager qu'ils sont arrivés à Sunset hill...
Pas fâché d'être arrivé , Decoy voit son voyage se terminer. Dans l'étroite cabine où il somnolait, bercé par les cahots de la route, son Stetson abaissé sur le visage, ne prêtant pas la moindre attention aux deux espèces de pieds-tendres qui partagent le voyage et qui descendent déjà en se plaignant de la mauvaise qualité des transports dans l'ouest. Le Pistolero
sait, lui, qu'il n'est pas le premier à avoir fait la route jusqu'à Sunset hill pour y faire fortune.
Les bandidos au-dehors n'attendaient qu'un signe de faiblesse pour trouver une victime à dépouiller. Et l'homme au barillet vide, n'avait pas vraiment envie d'attirer l'attention dés le premier jour.
Aussi à son tour, Decoy emprunte les marches mises à la disposition des passagers, dissimulant autant que possible sa caboche. La main posée sur la crosse de son colt pour bien signaler sa présence à tout le monde.
Ses éperons claquent sur le bois brut, puis, ses bottes de cuir se posent dans la poussière de ce patelin écrasé par le soleil.
Passage obligé, pour quiconque veut pas passer pour un faible, il envoie un épais glaviot au loin devant lui, et c'est fait... "Empty-barrel" Decoy fait son entrée dans Sunset hill. Et alors que ses yeux taquins inspectent la rue principale, une étrange pressentiment le gagne... Comme si, il ne pourrait pas se tirer de toutes les situations sans que sa réputation ait à en pâtir.

Pourtant, la rue n'avait rien de particulier... Elle ressemblait en tout point à l'artère principale de n'importe quel patelin de l'ouest. On y trouvait les mêmes bâtisses standard, banques, saloon, feed&seed... Même un bureau de Sheriff', cela ne lui faisait pas particulièrement plaisir... Mais bon, il ne semblait pas en activité, les verres étaient devenus opaques de poussière.
Dans la ville, régnait le profond silence du début d'après-midi alors que le soleil s'abat avec puissance sur toute âme qui ne trouve pas un peu d'ombre à se mettre sur le crâne.

Un temps idéal pour aller rechercher un peu de fraicheur dans verre de whisky au saloon. Ce serait le meilleur moyen de négocier quelques informations sur le monde et les bonnes affaires dans le coin...
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Malcolm Donnely

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MessageSujet: Re: Y'a un nouveau en ville! (Libre)   Mar 10 Jan - 21:44

Moi et ma foutue manie de ne jamais acheter de chapeau. Aujourd'hui le soleil tape et moi, et bien j'encaisse. Mais j'encaisse mal, mon crâne va exploser. Chaque fois que les sabots de mon canasson frappent le sol c'est comme une crosse qui s'écrase sur mes tempes. Pourtant il fait rien d'autre que trotter. Va me falloir deux choses, une bassine d'eau sur la tête et un verre. Y a urgence là. J'aurais jamais du passer la rivière par le pont. Tremper un peu dans la flotte m'aurais fait du bien. Pense Mal' ça t'feras pas de mal comme disait Bill. Enfin, par chance la ville s'offre à mon regard, enfin. La grande rue semble me murmurer que Sunset Hill tiendra toutes ses promesses. À l'entrée les types sont tous louches comme il faut. Ils se tiennent comme des chacals attendant une charogne. J'attarde mon regard un peu trop longtemps sur eux, déconne pas Mal' tu viens d'arriver et t'es plus le même tireur qu'avant, détourne les yeux. Bien, au moins j'ai pas baissé la tête, ça aurait été comme leur dire de venir me dépouiller à volonté. Je pousse un soupir et me retiens de faire accélérer ma monture. Avoir l'air apeuré c'est pire que de les reluquer.

Tout c'est bien passé, aucuns d'eux n'a bougé. Par contre la suite ne me plait pas plus que ça. Le bureau du shérif est plus poussiéreux que les cuisses d'une mère supérieure. On dirait qu'on l'a sortit d'une ville fantôme pour le poser directement ici. Quand ils disaient que la ville était livrée à elle même c'était pas juste une façon de parler finalement. Pourtant ça pourrait être pire. À Canyon City j'ai eut des nouvelles de mon patelin natal, Leadville se transforme en foyer de la racaille. Apparemment ils en sont à plus de trente saloons pour autant de maisons de jeux. La ville s'est agrandie mais pour accueillir toujours plus de pourritures. J'ai ma petite idée sur ce qui a mal tourné là bas. Quand on est partit avec Bill plus personne n'était propriétaire de quoi que ce soit, chacun était libre de s'approprier ce qu'il voulait, et sans shérif ni juge, ça a du être l'anarchie la plus totale, le terrain rêvé pour n'importe quel type assez vicieux et malin qui voudrait se faire une place au soleil.

Pourtant ici la situation semble être la même, au titres de propriété près, même si sans shérif personne ne peut empêcher un taré de tuer le premier venu et de s'approprier ses biens. Même situation mais schéma différent. Enfin, le passé c'est le passé, et l'avenir, il semble que je vienne d'y mettre les pieds. J'attache mon cheval à côté de l'abreuvoir du saloon, le pauvre doit avoir au moins autant soif que moi, puis je plonge la tête dedans. L'abreuvoir j'entends, pas le cheval. Ah ça fait du bien, je retiens mon souffle quelques secondes et je ressort une tête franchement plus humide mais surtout moins douloureuse. Reste plus qu'à entrer et commander un verre !

L'endroit est pas désert, pas plein non plus. Il y a quelques soulards au bar, une partie de poker dans un coin, et un piano esseulé qui traine tout seul. L'odeur prend à la gorge, mais c'est un bonne odeur, entre le tabac, l'alcool et le parfum de femme, tout ce que j'aime ou presque. J'avance vers le bar, pas besoin de mettre la main au colt, le fusil est resté sur le cheval. Je vais pour m'asseoir mais j'ai comme l'impression que ce tabouret est du genre à vous rester coller à l'arrière train quand vous vous relevez, alors je reste debout et fait signe au barman.

"Un whisky mon gars ! Et si quelqu'un a du tabac à m'faire fumer la vie serait douce !"

Je parle assez fort pour que ceux qui m'entourent m'entendent malgré leurs conversations. Le verre est déjà devant moi.

"Ça c'est du rapide !"

Cul sec, ça fait du bien par où ça passe.

"Un autre accompagné de sa génitrice, le voyage a été long."

Décidément le type est réactif, me voilà avec la bouteille devant moi. Je paye d'emblée, c'est que j'ai fait des économies ces derniers mois, une prime et un séjour chez les apaches, rien de mieux pour faire durer la paie.
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Empty-barrel, Decoy
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MessageSujet: Re: Y'a un nouveau en ville! (Libre)   Mer 11 Jan - 6:47

"La loi du plus fort est toujours la meilleure"

Pas un gars de l'ouest est capable de replacer cette phrase dans la bouche de Jean de la Fontaine. Pourtant, chacun ici l'a constamment en tête, et elle dirige la vie de tous. Decoy ne fait pas exception, et comme tout nouveau venu en ville, il lui faut expérimenter cet état de tension permanente, ouvrir tous ses sens au moindre signe d'agression, mais surtout n'avoir l'air de rien. Garder l'air détendu et sûr de soi, et épier le moindre bruit d'un percuteur qu'on relève.
Beaucoup considèrent les gars de l'ouest comme des sauvages, des êtres sans foi ni loi agités par leurs instincts primaires...
Mais, en dépit des apparences, les pionniers du grand ouest n'ont pas le choix pour survivre, ils doivent, comme tout un chacun obéir à des codes et se conformer dans un moule unique au monde.
Aussi, y a pas deux mille façons de rentrer dans un saloon, et encore moins d'en sortir. Faut pas donner aux salauds qui attendent que ça l'occasion de venir te chercher des pouls sous l'chapeau, et pas laisser tes arrières sans surveillance.
En quelques enjambées, Decoy a rejoint les portes battantes traditionnelles, bien plus pratiques pour virer un ivrogne qui a surestimé la capacité de son bide.
Dans son dos, rien qu'un cheval bois paisiblement à l'abreuvoir, sa selle est farcie de bric à brac où Decoy peut apercevoir, un fusil. Peu de voyageurs sont donc de passage à la taverne, tant mieux, ces types là ne sont pas tous fréquentables.
Un regard rapide au-dessus des deux pièces de bois sculptées sommairement lui indique l'ambiance et la clientèle de l'établissement. Pas de gros méchant aux environs... À priori, c'est rien qu'un tripot banal, avec son comptoir, son piano et son grand miroir en arrière des bouteilles d'alcool exposées pour susciter l'envie des assoiffés.
Et pour être assoiffé, Decoy l'est carrément. Quittant le contact rassurant du bois de la crosse de son colt, il pousse d'une même main les deux moitiés de la porte en avant.
La charnière ne grince pas, mauvais signe, si les gonds n'ont pas le temps de rouiller avant d'être pétés, c'est que les bastons s'enchaînent bien trop vite...

"Empty-barrel" laisse les portes battre dans son dos et s'arrête, son entrée à été remarqué, s'il ne fait pas baisser les yeux de tous ceux qui le regardent, ce sera un signe de faiblesse. Le bout de son doigt écarte un pans de sa veste pour que tout le monde puisse bien voir qu'il n'était pas venu à poil.
Un seul ne s'est pas retourné à son entrée, ne semblant s'intéresser qu'à sa commande, et une bouteille d'un liquide ambrée est rapidement posée devant lui. Decoy parait intéressé, d'un pas décidé, il avance vers son espace, mais il est précédé par une bourse de cuir qu'il lance sur le zinc, à quelques centimètres du verre du type.

"Suffit de d'mander... Fume donc' l'ami, c'est la maison qui offre aujourd'hui!"
Le temps de rejoindre le bar et sa phrase se termine. Du plat de la main, il tape contre le bois collant du comptoir.
"Boss, va me falloir rapidement la même chose que l'monsieur, une chambre, une fille pour chauffer les draps."
Un rapide coup d'oeil dans le miroir informe le voyageur que les usagers ont repris leurs activité comme si de rien n'était... Entrée dans le bar réussie, il n'arrivera rien de mal, pour le moment du moins.

La commande de Decoy lui est envoyée comme une balle de Gatling ce barman est probablement le plus efficace de l'ouest. "Tu m'plais boss, t'es un rapide toi!" Se permet de le féliciter Decoy en ramassant son verre avant de faire demi-tour pour s'appuyer des deux coudes sur le comptoir et fixer sans trop y réfléchir la salle.

"C'est à toi le ch'val dehors hein mon gars?... Belle bête, t'es passage en ville ou tu comptes y prendre racine?"

Tout en parlant, Decoy regarde de bas en haut le type, un coureur de prairie comme lui, comme lui, il arbore un holster à sa ceinture... Mais il n'a rien de nature à intéresser les mains naturellement fouilleuses de poches de Decoy...
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Malcolm Donnely

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MessageSujet: Re: Y'a un nouveau en ville! (Libre)   Mer 11 Jan - 13:36

Je suis pas là depuis cinq minutes que déjà un autre gaillard fait son entrée. Moi c'est en ouvrant ma grande gueule que je me suis fait remarqué, lui c'est son entrée qui attire le regard. Tous ou presque se retournent pour le zieuter, je me contente de regarder le miroir derrière le bar. Il est sûr de lui le bougre, et comme pour dire qu'il a une bonne raison de l'être, il laisse apparaître sa pétoire un instant. Il a du cran le petit, il joue à pile ou face, mais peut-être qu'il le sait pas. J'en ai vu des types se faire dérouiller pour ce genre d'attitude. Dans certain bled vaut mieux pas agir comme si le monde t'appartient, ça peut causer des soucis plus vite qu'on pourrait le croire. Mais ici on dirait bien que ça marche. Faut dire que si je m'fies à la réputation de ce patelin la plupart des types présents pries pour que chaque nouveau venu ne soit pas un petit comique en quête de gloire et de violence. À moins qu'il soit pas nouveau en ville et qu'il prévienne tout le monde que c'est un jour où faut pas le chercher.

Une théorie qui tombe à l'eau quand sa poche de tabac arrive sur le bar. Le but était donc bien de s'affirmer. Au moins il est pas du genre bourru. J'accepte l'offre et je lui prends un peu de tabac, une des feuilles qui trainent dans sa bourse aussi. C'est avec les gestes de l'expérience que je roule la cibiche. Dans la minute l'allumette est craquée et la tige allumée. Ça fait du bien bordel. Pas que j'ai quelque chose contre cette herbe que fument les indiens, mais c'est pas la même chose, et la pipe ça m'a toujours laissé un drôle de goût sur la langue.

"Merci bien l'ami ! Sers toi donc une rasade."

En disant ça je fait un peu glisser la bouteille vers lui. C'est du donnant donnant après tout. La tête tournée vers lui je l'observe un peu. Commander une fille avec une gueule pareille ? Faut être vraiment du genre feignasse, mais bon, chacun son truc après tout. Puis v'là qu'il entame les questions. Il a la déduction facile pour le canasson. Bon faut dire qu'il n'y en a qu'un seul dehors et que je suis le seul à l'intérieur à ne pas avoir l'air d'avoir passé la semaine dans ce bouge. N'empêche, il a l'esprit vif, ça m'plait bien.

"La pouliche est à moi ouais. J'viens d'arriver. Par contre tu f'rais mieux d'garder tes yeux et tes mains loin de mes poches. Je suis du genre sociable mais faudrait pas trop tenter l'diable non plus. Commencer ton séjour par une perte de dents ça doit pas être ce qui te botte le plus. Et pour tout d'dire je suis pas chaud non plus pour faire connaissance avec tes poings."

Comment je sais qu'il vient d'arriver ? Je suppose. Sur la route j'étais suivit de près par une diligence, et il sent le parfum pour rombière. Et faut bien l'dire, il a pas l'air du genre à sortir du manoir de monsieur l'maire. Du coup y a deux solution, soit il vient de se farcir une lady, soit il vient de descendre de la diligence. Si il venait de sauter la dame il en commanderait pas une dans la foulée, à moins d'être un foutu canasson d'course. Résultat, c'est un nouveau, comme moi.

"Pour c'qui est d'rester en ville ou pas ça va dépendre. Ça a l'air d'être le genre de ville où on peut encore se faire un jolie petite place au soleil. Mais ça a aussi l'air d'une ville où vaut mieux fermer sa gueule pour durer, et ça j'suis pas encore sûr d'être d'accord. Et toi ? T'es là pour le paysage ou tu veux faire ton nid ?"

Je remplis mon verre et j'enfile une autre rasade. Encore trois ou quatre comme ça et je risque d'avoir la confidence facile. Je sais pas si j'ai envie de ça. Faudrait au moins qu'il soit dans les même dispositions pour que j'me sente pas menacé. Pas qu'il représente un danger, enfin je crois pas, mais j'aime pas trop qu'un type en sache plus sur moi que ce que je sais sur lui. C'est un genre de principe je crois.
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Empty-barrel, Decoy
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MessageSujet: Re: Y'a un nouveau en ville! (Libre)   Jeu 12 Jan - 10:51

Foutre! Ce type lisait dans les pensées ou quoi? Surement un truc appris chez les indiens... Valait mieux pas se frotter à ça. Mais pourquoi être sur ses gardes comme ça? Peut-être le bonhomme avait-il les poches bien mieux farcies que ce qu'elles en avaient l'air... C'était clairement l'attitude classique du gars qui est pas tranquille avec un pactole bien trop gros sur lui. Mais bon, il avait clairement annoncé la couleur et Decoy ne comptait pas vraiment bagarrer aujourd'hui. D'autant que le type était un balèze, et y a meilleure façon d'entrer en ville que de ce faire plier par un costaud à qui on aurait visité les poches avec peu de discrétion.
Tout ça, faisait beaucoup de réflexions pour Decoy, un homme simple, il est plus que temps de se rafraîchir les neurones, il balance sa tête en arrière comme un fouet à bétail et s'envoie l'alcool direct dans le fond de la gorge, dieu qu'c'est bon...
Après une profonde expiration de soulagement alourdie par le parfum de whisky, il reprend cette aimable conversation.

"T'es un direct toi hein? Rassure-toi, y a l'air d'avoir assez de castagneurs locaux pour me passer l'envie de chercher des crosses aux outsiders... Et pis tu f'rais bien du tort aux d'moiselles en m'abîmant le portrait... C'est pas digne d'un gentleman..."


Et tout en parlant, il se saisit du nécessaire à tabac, en prenant bien garde à garder ses mains visibles pour ne pas avoir l'air louche, tout en exagérant les mouvements pour signaler que la prudence n'est pas vraiment nécessaire avec lui, en tout cas aujourd'hui. Très vite, l'herbe à fumer est empaquetée, et une allumette, craquée sur le comptoir vient embraser le combustible.
Tout en écoutant l'autre continuer de parler, Decoy sort une pièce, et la fait rouler sur le dos de ses doigts tout en réfléchissant.

"Tu veux qu'j'te dise, t'as surement raison mon gars, et c'est bien con, parce que j'ai jamais été doué pour m'la boucler...
Mais bon, d'là d'où j'viens, les gens avaient pris la manie de m'attacher des trucs au cou, alors fallait bien changer d'air. Et dans tout l'Arizona on m'a parlé des légendes de Sunset Hill. Alors je compte pas partir avant d'avoir vérifié si c'bled tient sa réputation. À ce propos BOSS?!"
D'un coup d'un seul, Decoy s'retourne et plaque la pièce contre le comptoir. Sous la surprise, un joueur de poker sursaute et renverse ses piles de pièces, et un alcoolo tousse et crache en s'étouffant avec son Whisky.
Sans s'occuper des protestations, Decoy s'adresse au patron qui s'amène en trottinant.
"Patron, amène ta caboche, sers toi un verre à mes frais et vient raconter à deux voyageurs de belles histoires sur la région..."
S'adressant de nouveau à Malcolm, il lui glissa.
"J'espère que ça te dérange pas, mais j'comptais bien me renseigner sur les différents postes à pourvoir dans la ville, et pour ça, rien ne vaut le barman."
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L'esprit de l'Ouest
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MessageSujet: Re: Y'a un nouveau en ville! (Libre)   Ven 13 Jan - 8:06

A l'appel de son nom, le barman s'arrêta de nettoyer le verre qu'il tenait en main et tourna un regard sûr vers les deux nouvelles têtes. Encore des touristes qui voulait savoir ce que recèle le coin et connaître les derniers cancans de la ville.
Cela ne le dérangeait outre mesure, après tout, il aimait taper la discut'. C'est d'ailleurs cet attrait pour les liens sociaux qui l'avait mené à faire ce métier. Et dans cette bourgade perdu dans le trou du cul du monde, c'est sûr qu'il y avait toujours des trucs à raconter.

Mais je vois ici que je ne vous ai toujours pas à quoi ressemblait sa caboche. C'était un homme à la quarantaine bien tassée dont la chevelure n'était pas encore saupoudrée de neige. Néanmoins, comme l'on ne peut pas avoir de la chance partout, ces cheveux bruns étaient peu nombreux et sa calvitie formait un cratère de météorite au dessus de son crâne. Heureusement pour lui, il était d'une taille assez respectable pour la cacher aux yeux du monde.
Comme pour rattraper son manque de pilosité, il s'était laissé pousser fines moustaches et favoris, pelure sombre qui contrastait avec son teint rubicond. Pour le reste, il était habillé de noir et de blanc, selon la coutume de l'époque.

D'un pas lourd et les yeux remplis de malice, il s'avança vers le couple et se remplit le verre qu'il venait de nettoyer. Après tout, si c'est le client qui régale... D'un geste mesuré, il laissa passé le bruit du liquide sortant du goulot et ne commença à discourir qu'une fois la bouteille plantée sur le comptoir.

- C'est pas vraiment de belles histoires dans le coin... Plutôt des choses étranges qui se trament dans le coin. Le genre de fadettes qu'on raconte aux gosses le soir pour qu'il vous fiche la paix. J'ai vu des types passer ses portes plus blanc qu'un linge, tremblant comme des feuilles mortes. Et je vous parle pas de pied-tendre, hein, des durs à cuire avec des bras comme des troncs. Si vous voulez un conseil les petits gars, traîner pas la nuit hors de la ville, y a des bestioles qui se promènent et elles ont très faim...
Alors forcément, du boulot, oui, y en a, parce qu'y a toujours un inconscient pour se croire plus malin que les autres... Et qui revient plus...
Les Baxter, ché qu'y embauchent souvent des jeunes gens qui savent se servir d'un flingue et rameuter du bétail. C'est des éleveurs, les plus riches du coin. Boeufs, génisses, taureaux, chevaux, z'ont tout ce qu'y à quatre pattes... Le type paye bien.
Par contre, les fermiers l'aiment pas trop, ses troupeaux ravagent parfois les cultures et assèche les points d'eaux, c'est un peu la guerre entre eux. Possible que vous pouvez trouver un fermier qui vous paye pour protéger son champ... Par contre à ce prix là, c'est presque du bénévolat...
Mais sinon, si t'aimes pas la vie mon gars, le comté va bientôt mettre en place un concours pour désigner un nouveau shérif, le dernier s'est pris un pruneau dans l'dos. Y paraît qu'y a une somme rondelette à gagner... Sûr que pour trouver un fou qui mette de l'ordre dans cette ville faut y mettre le prix...


Le barman prit son verre et le porta à ses lèvres, les yeux aux aguets des réactions que sa parole avait suscitée.
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Malcolm Donnely

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MessageSujet: Re: Y'a un nouveau en ville! (Libre)   Jeu 19 Jan - 10:01

D'un mouvement d'tête je signale à mon nouveau camarade de boisson que j'ai rien contre le fait qu'le patron raconte un peu la ville. Après tout j'suis aussi nouveau qu'lui et j'aurais bien b'soin des renseignements aussi. Puis avec un peu d'chance le garçon s'ra bavard sur la situation. C'est qu'nager à l'aveugle dans c'genre de marécage ça m'botte pas plus que ça. Hors dans cette foire qu'ils appellent Sunset Hill c'est exactement c'que j'suis partit pour faire.
Après qu'le barmaid s'soit servit j'remplis mon verre et celui du gaillard dont j'ignore encore l'nom. Quitte à faire boire le tenancier autant l'accompagner.

"À la votre messieurs."

Et paf, un autre cul sec. Cette lampée là fait du bien, j'ai les idées qui commencent à voir les nuages, bientôt la lune.
Enfin, j'me concentre un peu quand même, histoire de m'souvenir de c'qu'on me raconte. Ce s'rait dommage d'avoir tout oublié au réveil.
J'crois rêver, le type commence par les légendes du coin et en parle comme si elles étaient foutrement vraies. J'en ai vu des types crédules dans ma vie, mais là j'vous jure que c'est le pompon. La dernière fois qu'j'ai vu un type autant convaincu des fables qu'il racontait c'était un indien, et pas un chasseur, un du genre à fumer le calumet et à vous dire que vous êtes un cochon ou une sourie.

Soyons clair, j'dis pas que j'crois pas aux croyances des indiens. Ils ont un truc avec la nature à la limite du surnaturel, j'l'ai vu d'mes yeux. Des types qui galopaient sans faire un bruit sur le sol, qui vous repéraient un daim à l'odeur ou j'sais pas trop quoi. Mais le coup des esprits dans la pierre et les sornettes sur les fantômes et les monstres, j'ai toujours eut du mal. Si j'en voyais un encore j'dis pas, mais jusque là j'préfère encore croire que Marie était vraiment vierge.

Heureusement l'reste de son histoire est plus terre à terre. Ça parle gardien d'bétail, riches et pauvres. J'note ça dans un coin d'ma mémoire. Pas que j'suis un berger ou quoi, mais vu qu'y a pas d'shérif je risque pas d'trouver un bureau des primes, du moins pas un qui soit à jour sur les têtes à chasser. Du coup va bien falloir que j'gagne ma croute d'une façon ou d'une autre.
Vous m'direz y a l'poste de shérif, mais j'aime trop ma liberté pour faire une boulot comme ça. Sans compter que j'suis pas contre le fait de mourir vieux. C'est partit pour gardien d'vache alors, à moins qu'la chance m'offre de l'aventure. Mais si j'garde des bovins ce s'ra pas pour un richard. Comprenez moi bien, j'ai rien contre l'argent, et encore moins contre l'or. Mais bosser pour un type qui doit tenter d'racheter les terres des pauv' gens par tout les moyens c'est juste pas possible.
Bref, j'me ressers un verre et en prend une bonne lampée avant d'soupirer comme un bœuf.

"Si j'résume dans ton bled il y a de la gnole pas trop dégueulasse, un peu d'boulot pour qui veut, et assez d"gros durs pour qu'personne veuille porter une étoile jaune sur le cœur. Ça m'a tout l'air d'un endroit où on vient finir ses jours sans trop s'poser d'questions."

Et par finir ses jours j'entends d't'prendre une balle dans le dos parce que tu as parlé à une donzelle qu'un caïd local veut mettre dans son lit sans avoir l'estomac d'lui dire bonjour sans lui pointer une arme sous l'pif. Si j'résume Sunset Hill m'offre une possibilité de vie tranquille ponctuée de raclée données à des petites ordures. Va juste falloir que j'arrive à pas flinguer tout les types qui pensent pouvoir faire c'qu'ils veulent à qui ils veulent sous le prétexte qu'ils portent un colt. Pas sûr que j'y arrive mais ça vaut p't'être le coup, en tout cas pas moins qu'ailleurs.

[HJ : désolé du temps de réponse et de la qualité, j'ai été pas mal pris.]
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MessageSujet: Re: Y'a un nouveau en ville! (Libre)   Jeu 19 Jan - 14:04

Deckey esquisse un sourire alors que le patron s'amène. Rien n'a changé sous le soleil de l'ouest, et personne ne refuse une bonne conversation surtout quand la boisson est offerte par le client. L'autre a pas l'air contre tirer les vers du nez du patron. Ce qui voulait dire qu'Empty n'était pas l'seul cow-boy sur le marché du travail arrivé à sunset hill.
Enfin, bon, l'ouest est assez grand pour tous les hommes travailleurs et courageux.
Alors que le whisky coulait en chantant dans les verres, le bonhomme plante le décors de cette ville. Et deckey écoute en frottant de sa main droite la pousse de la barbe naissante qu'il n'avait pas eu à raser pendant tout le voyage.
Bizarre, il avait déjà entendu ce genre de ragots de bonne femmes, mais là le type n'avait l'air ni sénile, ni fou, ni plein comme une barrique...
Alors pourquoi continuer à raconter ces conneries sur les monstres qui rôdent la nuit...
Peut-être des fadaises pour ramener des simples d'esprits dans l'coin...

*Bah...* Se dit Deckey. *...Fais donc' pas gaffe à ses conneries, et écoute la suite mon gars, ça d'vient intéressant.* En effet, alors qu'il ne s'arrête pas de parler, le barman décrit la région et une famille d'éleveurs qui embauchent paraît-il. Les Baxter qu'y s'appellent.
On s'refait pas, et tout l'ouest appartient aux gens comme ça, c'est rarement les types les plus recommandables du monde, mais pas grand monde embaucherait un ancien despérado. L'coin parfait pour se placer, gagner quelques beaux billets verts à fourrer dans ses bottes et se renseigner sur tout ce qui se mijote dans l'coin. Des monstres, aux conneries qu'on raconte sur les frères Bundy...
Du moins le temps que le concours s'organise... Si Decoy n'est pas le genre à s'épingler une étoile d'or sur la jacquette, participer à ce genre d'évènement peut-être amusant, et très instructif... Le type qui reprendra l'boulot s'ra certainement pas fait du même bois que les pieds-tendres qui l'ont accompagné en diligence.
Quitte à vivre sous la juridiction d'un gros dur, autant savoir à quoi s'attendre.

Empty se saisi de la bouteille et se verse un nouveau verre en cogitant sur ce que le patron vient de balancer. Mais déjà l'autre invite le trio à faire cul-sec. Évidemment, le gars de Windblown Gulch s'exécute rapidement et vide d'un traite son verre. Ses yeux clignent un peu et la tête lui tourne pendant quelques secondes. Mais l'cow-boy à côté, lui tient droit dans ses bottes. Pas moyen de savoir à combien il en est, mais visiblement il tient bigrement bien l'alcool!
Du moins, il tient assez bien pour résumer les dires du patron de bien belle façon.
Final'ment on dirait bien qu'il allait rester ici.

"Vouaip'! Bien dit camarade, D'la gnole et du boulot. Merci patron, v'la qui va être utile..."

Finit-il par dire avant de déposer un glaviot chargé de tabac et de Whisky dans un crachoir en cuivre sur le bord du comptoir. Et rapidement, ses doigts s'affairent à la confection d'une nouvelle cigarette.

"J'crois bien qu'j'vais aller passer mes bonnes salutations au Ranch Baxter... Si tu m'as pas raconté d'salades, ça peut-être un bon plan pour faire mes premiers pas dans l'coin. J'suis sûr qu'un type capable de calmer les voleurs de bétail c'est très prisé dans la région...
Et toi, amigo, t'as pris ta décision?"


Lance-t-il à l'attention du voyageur à ses côtés.
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MessageSujet: Re: Y'a un nouveau en ville! (Libre)   Sam 21 Jan - 13:09

Le barman s'enfila son verre cul sec et fit claquer son gosier tout en reposant bruyamment le verre sur le comptoir. Les nouveaux semblaient sympathiques (en fait tous ceux qui lui paye une tournée devienne rapidement sympathique à ses yeux).
Quand il releva la tête, son regard aperçu arriver de nouveaux clients arriver dans son établissement.

- Tiens bah quand on parle du loup...

Un blondinet au chapeau vissé sur la tête ouvrit les portes du saloon et entra l'air satisfait. C'était un gaillard costaud qui semblait être ici comme chez lui. Il mâchouillait un brin d'herbe entre ses dents, brin qu'il retira quelques instants pour cracher un glaviot dans le récipient idoine.

- Tiens, y a des nouvelles jupes dans le coin...

Cette remarque fit éclater les deux comparses qui l'accompagnait. L'un d'eux était grand, noir, les cheveux crépus, moustaches et favoris bien en évidence et portait à la main une carabine, l'autre était légèrement plus petit, bruns, les cheveux attachés en queue de cheval. Tous trois portaient un long imperméable, idéal pour l'hiver mais un chaud pour cette matinée torride.

Enfin un quatrième lascar rentra à pas de loup dans l'établissement, seulement trahi par le bruit de ses éperons. Son large chapeau cachait son regard, ses gestes étaient mesurés et laissaient une drôle d'impression à ceux qui ne le connaissait pas encore. Ses habits étaient sombre et tâchés d'ocre et malgré le temps hivernal, il avait préféré un cuir souple et plus court aux imperméables de ces collègues.

Alors que les trois premiers se dirigeaient vers le bar, L'homme silencieux préféra se poser contre un pilier un peu plus loin, observant à moitié une partie de poker qui avait débutée. Mais sûr que ses yeux étaient aussi en train de détailler les deux nouveaux arrivants, scrutant leurs moindres gestes, les évaluant sous toutes les coutures.

- Hé boss, 3 whisky et un verre de lait pour mon ami Jesse !

La grande gueule blonde venait encore de l'ouvrir pour passer la commande, il s'était posé à côté des deux étrangers, ses deux collègues, Julius et Vincent, à sa droite attendant patiemment leur petit remontant matinal.
N'ayant rien d'autre à foutre ce matin là que piquer les deux pied-tendre, Bill retira l'herbe qu'il avait entre ses dents pour haranguer une nouvelle fois les inconnus. Tournant lentement la tête vers eux, il leur sourit railleur:

- Alors les filles. On se promène ?

Sa tirade semblait avoir fait sourire pas mal de monde dans l'assemblée qui attendait avec impatience la réaction des deux loustics...


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Malcolm Donnely

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MessageSujet: Re: Y'a un nouveau en ville! (Libre)   Sam 21 Jan - 20:55

Au moins je sais que mon camarade de boisson voit les choses en grands, enfin surtout qu'il aime l'argent. C'est pas forcément un défaut en même temps, juste un trait d'cractère. Rien de bien méchant en soit.
Forcément, maint'nant qu'il a annoncé ses projets, y m'demande les miens, rien d'plus normal après tout. Mais v'la qu'au moment ou j'vais pour répondre, des nouveaux gus dont leur entré dans l'saloon. Trois types ouvrent la marche. Des comme ça y en a dans tout l'ouest. Une grande gueule qui traine derrière lui les deux clébards dont il a besoin pour s'sentir grand. D'ailleurs ça loupe pas, à peine entré il commence à faire le beau. Les filles ? Ça doit être pour moi et mon nouveau copain. Bah, j'relève pas, si il est malin il insistera pas. Par contre derrière le trio y a un autre bonhomme qui entre et lui, j'sais pas trop mais il a comme un truc qui en impose. Pourtant il a pas l'air de grand chose, ça doit v'nir de son air mystérieux qu'il semble vouloir se donner.

"Moi ? J'pense que j'vais attendre quelqu'jours avant de m'prononcer. Mais d'expérience j'dirais que j'préfère bosser pour les p'tits propriétaires que pour le grand manitou d'la ville."

Le blond et ses potes s'installent à côté de moi alors que l'autre reste à l'écart. J'commence à douter qu'ils soient tous ensemble, mais la grande gueule se charge de m'informer comme il faut. Il commande pour lui, et un verre de lait. Y a deux catégories d'hommes qui boivent ça dans un bouge comme celui là. Les saints qui s'sont perdus et les types tellement obsédés par leur capacité à manier la gachette qu'ils veulent avoir les idées clairs. Honnêtement, j'ai beau l'avoir vu qu'un instant, j'pencherais pour la deuxième solution. Il a l'air de tout sauf d'un saint.

-Alors les filles. On se promène ?

Y a comme un fil de glace qui m'parcourt l'échine d'un coup. J'pousse un soupir, faut pas que j'vois rouge. J'viens d'arriver bordel. Calme toi mon gars, il fait juste le malin. Et merde, pourquoi faut qu'ils se marrent les deux crétins ? On peut même pas dire qu'il est drôle, il a une vanne à son répertoire et il la sort toutes les deux secondes.

"Donc comme je disais..."

Dans la salle y a un type qui s'marre de plus belle en voyant que j'me dégonfle. C'est le coup d'trop.
Là tout va vite, trop vite. C'est comme si j'avais l'corps qui réagissait pour moi. Je sens tout c'que je fais mais j'peux pas m'arrêter. Mon bras part comme une balle, et j'attrape le blondinet à l'arrière de la tête. La suite, rien d'plus classique, j'abats son crâne de piaf sur le comptoir. Le bruit est bien dégueulasse, ça craque comme une pierre qui casse. Ses dents ont fait connaissance avec le bord du comptoir, pas d'pot, elles ont pas supporté la surprise. Le mec à la gueule en sang des chicots sur le sol et ses deux potes sont déjà l'vés.
J'ai pas tente milles solutions. Je plonge la main, la même qui a fait ça, dans l'intérieur de mon manteau et j'en sors quelques pièces d'or.

"La note de ces messieurs est pour moi patron, et j'paierais aussi la dame qui nettoiera c'soir."

Puis j'me tourne vers les deux types debout, j'préfère pas pensé au buveur de lait dans mon dos.

"Z'avez l'choix les gars. Vous pouvez m'trainer dehors pour qu'on règle ça dans la violence, mais rien n'dit que j'tuerais pas l'un d'vous, et vu qu'personne peut savoir à l'avance lequel des deux ce s'ra, autant pas tenter le diable. Soit vous amenez votre copain chez l'doc et vous rev'nez boire un coup à l'œil en vous disant qu'au fond il avait qu'à pas jouer au malin avec un type sur qui il connait rien. Entre nous j'préfère la seconde solution, c'est moins salissant et tellement plus agréable."
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Empty-barrel, Decoy
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MessageSujet: Re: Y'a un nouveau en ville! (Libre)   Lun 23 Jan - 16:53

Et ça ne rate pas... Déjà quatre types débarquent, z'ont pas l'air commode d'après l'image que renvoie le miroir derrière le bar. Menés par un grand blond à la langue bien pendue qui annonce directement la couleur. "De nouvelles jupes"... Y a plus futé comme vanne, et d'ailleurs aucun des deux étrangers, ni Empty ni Malcolm ne relèvent l'affront. L'ouest est claffit de types de ce genre, qui peuvent pas s'empêcher de chercher les embrouilles auprès de tous les nouveaux.
Ceux qui sont à l'origine de l'archétype du cow-boy crétin et puant qui pense avec ses poings ou son flingue, qui respecte rien ni personne. Les types à qui Decoy veut à tout prix éviter de ressembler en somme...
Heureusement, ce genre de gars fait pas d'vieux os, en général, ils finissent par s'entretuer comme des animaux dans des ruelles des villes de l'ouest. Et celui-là n'a pas l'air fait pour mourir dans son plumard de vieillesse.
Pour les deux voyageurs au comptoir, deux options, ne pas faire de vague, et s'exposer au risque de voir ce genre d'agression augmenter en violence et en fréquence. Ou alors tenter la baston à deux contre quatre, en admettant même qu'ils s'en tirent, ils se seront fait quatre ennemis en un coup.
Pour Empty, le choix est fait, ces abrutis ne lui font pas peur, mais révéler de quoi il est capable dés le premier jour en ville, autant éviter les embrouilles...

Mais le gars à côté d'Empty n'a pas l'air de cet avis, y a un type que les faibles mots d'esprits du blond font marrer, et ça lui plait pas du tout. Le coup est soudain, et le visage du type s'écrase contre le comptoir. Empty pousse un sifflement, plus la peine de chercher la diplomatie, les deux toutous du blondin ont sauté sur leurs éperons...
Pas le temps de réfléchir, un type a déjà la main sur sa carabine. Empty n'attend pas il saute et attrape le canon de la carabine et la pointe sur le plafond, très vite, le type peu ressentir un contact froid sous son menton. Empty avait sorti son colt en un éclair et braquait le gars.
D'un geste lent du pouce, il relève le chien de sa machine à mort. Le gars est sous-pression,ça se sent, encore un peu et il va en chier dans son froc.
Évidemment, le troisième à déjà la main sur sa crosse, mais le regard d'Empty n'incite pas à jouer les héros, alors, forcément, il hésite à dégainer...

"J'ai pas des dizaines de lois et de principes les gars, mais je vous préviens, le fils de coyote qui braque une arme à feu sur le type qui m'a offert un verre... Je le plombe sans sommation, C'est vrai quoi, en v'là des manières!"


Une solution à l'amiable, comme propose, malcolm, clair que ça serait le mieux, si cinq bonshommes font une descente dans la rue pour régler leurs comptes, pour sûr qu'y aura d'la viande froide sur les murs et pas qu'un peu. Tout le monde est courageux, mais peu sont suicidaire, et ces trois là n'ont pas vraiment l'air parés pour mener cette dispute jusqu'au bout. Reste le buveur de lait, étrangement, c'est lui qui fait le plus flipper Empty, parce qu'il n'a rien dit et qu'un type qui tête encore à son âge et qui a le respect de trois castagneurs dans l'genre, l'est forcément dangereux.

Empty serre les dents, ça le tend déjà d'avoir eut à faire la démonstration de ses atouts, demain on va jaser sur la rixe du saloon, et tout le monde va chercher à tâter soi-même des deux gringos nouveaux en ville...
En attendant la réponse des types, Decoy d'un même geste pousse son canon contre le menton du gars et tire celui de la carabine vers lui, pour l'inciter à lâcher sa prise.
Empty recule de quelque pas, colt dans une main, le fusil dans l'autre, il s'arrange pour n'avoir personne dans son dos.

"On fait quoi les gars, on range nos jouets et on bois un verre tous ensemble, ou on règle ça de manière moins joviale?"
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Jesse Montana

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MessageSujet: Re: Y'a un nouveau en ville! (Libre)   Mar 24 Jan - 11:01

Tout va très vite, trop vite pour les Julius qui est rapidement pris en otage par le plus petit des deux. Forcément, le brun a la queue de cheval est pas jouasse et a sorti son joujou. Julius, c'est comme son frère, même s'ils n'ont pas la même couleur de peau alors forcément, il est tendu comme un string, manquerait plus que le coup part tout seul...
Et blondin me demanderez vous ? Du sang plein les mains, les larmes qui lui brouillent la vue et l'équilibre précaire à cause du coup qu'il vient de prendre, il est hors-jeu.

Reste le type accoudé au pilier. lorsqu'il a senti la tension dans l'air, sa main, comme par réflexe est venue caresser la poignée de son arme, mais à part ça, il n'a pas encore bougé et semble être le plus détendu des 5.
Mais il sent bien comme son homme risque de faire une bêtise, surtout qu'il avait la gâchette fine... Et tendit que milles solutions percutent le cerveau du petit brun aux yeux bovins, la voix sombre de Jesse transperce ce silence pesant.

- Vince.

Le temps s'arrête, les neurones se reconnectent dans la tête du jeune chien fou. La voix monocorde de Jesse continue:

- Tu m'amènes mon verre.

Ce n'est pas une question, ni un ordre, quelque chose de plus subtil mais aussi de plus menaçant. Le dénommé Vincent fait tourner son arme vers l'arrière autour de son index et range sa ferraille. Il prend le verre de lait, se retourne et à pas lent l'emmène au pistoleros. L'ambiance est encore lourde, on ne sait pas encore trop ce qui va se passer. L'homme prend le verre et le porte à ses lèvres. Il le quitte et se racle la gorge de délectation du précieux breuvage. On entend le bruit du verre se poser sur la table la plus proche.

- Soit vous en avez dans l'froc, soit vous êtes complètement suicidaire... J'ai perdu deux hommes cette nuit alors si vous savez jouer un peu du flingue et tenir en respect un troupeau, j'ai deux places pour vous. 2 dollars la journée plus une prime en fin de mois. Vous trouverez pas mieux sur le marché. C'est pas l'boulot le plus facile, mais ça paye bien chez les Baxter. Par contre, les bagarres entre collègues sont interdites, alors faudrait voir à régler vos p'tits différents un peu plus tard...


L'homme au blouson de cuir se décolla de son pilier pour sortir un bout de cigare. Il gratte une allumette et aspire une bouffée, laissant le temps aux deux autres de réfléchir à sa proposition. La bagarre était terminée, les deux gars en face semblaient raisonnables. Jesse s'adressa à l'homme aux favoris.

- "Jules, emmène Bill voir le Doc." Ponctua-t-il d'un mouvement de tête pour lui faire accélérer la cadence.

La situation se désamorce peu à peu et comme d'un accord tacite, le noir se calme aussi tendant sa main ouverte vers Decoy pour récupérer sa carabine et s'en aller de ce lieu de perdition avec le blessé.

- Alors, z'en dîtes quoi?

il souffla un nuage de fumée qui vint se nimber autour de lui.


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Empty-barrel, Decoy
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MessageSujet: Re: Y'a un nouveau en ville! (Libre)   Ven 3 Fév - 17:15

Comme prévu, l'type au verre de lait était l'tôlier d'là bande d'une voix calme et sans avoir à renforcer son discours, il fait passer l'chevelut de pistolero toute gâchettes dehors à garçon de café qui lui apporte gentiment sa commande sans même se rebiffer un peu. Empty sait que si s'gars s'en mêle ça peut devenir très mauvais pour lui et son compagnon de comptoir.
Mais l'gars à l'air pondéré et cherche à calmer l'jeu, c'est p'tet le besoin qui parle, ou simplement l'expérience qui lui dit qu'y a rien de bon à jouer au plus fort et jeter de l'huile sur le feu dans c'genre de situation c'est bon pour les tarés.
Empty l'écoute attentivement, pas besoin d'être un flèche pour comprendre que ces types sont employés chez ce fameux Baxter dont on lui rebattait les oreilles. Pour un entretient d'embauche, ce préambule n'est pas le meilleur qui soit. Et puis l'discours de l'autre est pas franchement net, mais pour l'instant, l'important, c'est que les six castagneurs sortent en vie du Saloon.
Aussi alors que le black tend sa main pour récupérer son arme, Empty choisi d'honorer son surnom et ouvre l'arme en son milieu pour en faire tomber les deux cartouches dans ses mains, d'un geste vif, il referme l'arme et la remet au dénommé Julius en agitant les deux munitions sous son nez.

"J'garde ça en souvenir, ça t'ennuie pas hein?"


En maugréant, le type tire violemment le fusil et va ramasser son copain qu'a fait une indigestion de comptoir. En jonglant habilement avec son pistolet, Deckey apporte une réponse à la question du buveur de lait quant à son aptitude à jouer du flingue, puis l'arme retourne dormir dans son holster.
Un pas rapide l'entraine à coté de ce type impressionnant qu'à calmer la risque sans bouger de sa place.
D'un geste du doigt, il fait signe au barman de remettre un verre de whisky et un autre de lait à ses frais.
De cette bagarre, Empty comprends qu'il a moyen de trouver un travail, reste à savoir si le dit boulot est vraiment si avantageux que ce que le prix l'annonce.

"Désolé du grabuge mon gars, p'tit nouveau en ville, c'est s'laisser marcher sur les bottes qu'aurait été suicidaire, quant à s'qu'y a dans mon froc, ça j'le réserve aux dames..."

Lance-t-il accompagné d'un petit rire amical comme si les évènement d'il y a quelques minutes n'avaient jamais eu lieu. Et, tout en se roulant une nouvelle clope, il poursuit.
"Ta proposition est intéressante mon gars, mais reste deux points qui m'chiffonnent..."


Marquant l'arrêt le temps de passer un coup de langue sur le papier à cigarette et de l'allumer, il reprend entre deux bouffées.
"J'suis pas expert en la matière, mais là d'où j'viens, les vaches se rassemblent pas avec un flingue, et on crève pas en les faisant paître, il est arrivé quoi à tes bonshommes?..."


Le barman pose discrètement les verres prêt des deux hommes, il comprends qu'il ne vaut mieux pas se mêler de cette conversation.
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Jesse Montana

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MessageSujet: Re: Y'a un nouveau en ville! (Libre)   Mer 8 Fév - 11:01

Un calme relatif est revenu et l'un des nouveau s'approche de Jesse, offrant au passage un verre de lait, histoire d'ouvrir la conversation et de délier des langues.
L'homme au chapeau noir continue de tirer sur son bout de cigare en jetant un œil sur son verre de lait qu'il finit par accepter.

- Le flingue, c'est pas pour les vaches...

Une fumée épaisse se dégagea de sa bouche avant qu'il n'aille plus loin:

- Le coin est aussi sec que l'entrejambe d'une centenaire, les points d'eau sont rares. Alors quand le troupeau va se dilater la rate près d'une ferme, forcément ça fait du grabuge des fois et l'gars veut nous faire bouffer du plomb. Après, si toi tu le digères bien, j'tempêche pas de te balader à poil...


L'homme au chapeau sombre prend son verre et le porte à ses lèvres, se délectant de chaque gorgée comme un nouveau né têtant au sein de sa mère.

- Mais, c'est pas ça qu'à tuer mes gars...

Il repose son verre à moitié vide et tire une nouvelle taffe sur son cigare.

- 'Leur manquait une vache le soir dernier, ils sont partis la chercher mais 'sont pas revenus avant la nuit... Résultat y sont morts. On a retrouvé leur corps lacérés, y en a même un qui avait le bras arraché... C'était pas beau à voir. Leurs armes étaient déchargées mais on sait pas ce qui les a attaqué... Les chevaux ont pu s'échapper, la vache était en charpie...


- "C'est les bêtes ! Les bêtes noires qu'ont fait le coup encore ! Je vous l'avais bien dit !" S'exclamait une voix éraillée et bégayante.
Une voix de vioeux désagréable qui provenait de l'ancêtre qui se balançait sur son rockingchair près du feu.

- "Ferme là papy ! T'as encore trop picolé !" L'envoya boulé un joueur de poker tentant de se concentrer pour réussir son coup.

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Malcolm Donnely

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MessageSujet: Re: Y'a un nouveau en ville! (Libre)   Mer 8 Fév - 20:02

Les évènements s'enchainent. En un clin d'oeil, et pas du genre qui vous fait plaisir, y a le petit qui m'accompagne qui saute de son tabouret et attrape le fusil d'un des deux balourds qui accompagnent le blondinet. Dans l'même temps il sort sa pétoire et braque l'autre, il est rapide le bougre, j'garde ça en tête. Moi j'ai pas levé le cul d'ma chaise et à vrai dire j'ai même repris la boisson d'mon verre. Buter un mec dans l'saloon, même sans shérif, c'est une connerie qu'aucun des deux soiffards ne commettrait. S'faire bannir du seul rade de c'bled ce serait sacrément ballot faut dire. Et puis semblerait qu'j'ai un camarade de biture qui veut en découdre, du coup à deux contre deux, trois si on compte l'autre taciturne qui aime le lait, c'est moins avantageux pour eux d'un coup.

J'pousse un soupir et le fan des produit laitiers calme ses deux potes. C'est bien, il relais l'idée de départ, faire soigner les chicots de la grande gueule et boire tranquillement comme si ils avaient pas titillé un gibier trop gros pour leur p'tit ventres. Non parc'que bon, j'suis p'têtre ramolit mais je dégaine encore plus vite que beaucoup, et surtout j'vise mieux qu'la plupart. Bon ok, j'visais. Y a encore des jours où c'te blessure me tire quand je sorts mon flingue. Et y a des jours tout les jours, c'est pot d'balle avouez. Enfin, c'est la vie.

Et en parlant de vie v'la ti pas que le grand taciturne nous propose un job. Garder les vaches pour un type qui a les moyens d'payer grassement, enfin pour ce genre de boulot en tout cas. Si j'me réfère au discours du tavernier ça doit être le fameux Baxter qui rince. J'sais pas trop pourquoi mais j'm'en doutais un peu. Ok je sais, mais faut dire que la pleureuse blonde était un sacré indice quand même. Du coup j'préfère laisser mon copain répondre en premier, j'ai l'sentiment que ma réponse plairait pas forcément, alors que lui, il était déjà intéressé avant d'rencontrer ces gars. Et ça loupe pas, il a beau faire sa mijaurée il est tenté ça s'sent comme un macchabée en plein cagnard. Mais ses questions sont les bonnes faut bien avouer. Et les réponses m'intéresses, pire, elles m'agacent.

"Un troupeau qui sirote ça bouffe aussi. Si j'devais me mettre à la place d'un pauv' type qui s'tue à la tâche pour entretenir sa terre et que des guignols venaient ruiner mes récoltes pour faire plaisir à un graisseux qui s'noit dans son or, j'crois que j'louperais pas mes cibles. Et j'ai comme l'intuition qu'chacun d'vous réagirait pareil."

J'pivote sur mon tabouret pour faire face à cet homme plein d'mystère qui veut m'faire signer avec le diable, et j'lui offre c'que j'sais être mon plus beau sourire. Celui qui fait rougir les femmes et titille les nerfs des hommes.

"Quant à tes histoires pour effrayer les mômes, si elles sont vraies, et je dis bien si, la paie me semble bien pauvre pour aller s'faire tuer en sauvant des foutues bestiaux, encore moins un seul."

Et sur ces belles paroles j'me lève. Pas que j'ai envie d'fuir mais l'air de rien picoler autant après avoir chevauché sous le soleil ça fait tourner la tête, et là j'ai bien b'soin d'air.

"Sur ce messieurs, j'vais vous laisser à vos négociations. Mais vous en faites pas j'suis sûr qu'on s'reverra, y a même des chances que ce soit près d'une ferme."

Un p'tit clin d'oeil pour montrer que j'ai aucune hostilité en disant ça, je fais juste prévenir, et j'me dirige tranquillement vers la sortie.

"Ah ! Patron, réserve moi une chambre pour la nuit, je r'passe quand la terre aura arrêté d'tourner si vite."

Le temps d'finir ma phrase et je pousse les battants de la porte. À peine dehors j'prends une grande respiration qui m'fait un foutu bien. Premier jour dans ce patelin, premier sang versé, premier boulot refusé. Je tiens l'bon rythme, d'ici une semaine je devrais arriver à m'prendre une balle dans l'dos pour avoir froisser l'égo d'un grand ponte ou d'un p'tit couillon.
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MessageSujet: Re: Y'a un nouveau en ville! (Libre)   Dim 4 Mar - 7:22

Deckey écoute attentivement le buveur de lait, bon sang! C'gars a raté sa vocation, garder les vaches c'est bien , mais lui il sait raconter les histoires. En brulant sa barbiche avec un bout d'cigarillo il répond lentement aux questions de Deckey qui boit ses paroles avec la même avidité que l'autre boit son lait.
On le voit agité d'un frisson de dégout quand Jesse évoque les parties privées d'une centenaire, et pour cause, dans sa caboche, Deckey espère ne jamais voir cette image se matérialiser réellement devant lui, du moins ailleurs qu'en enfer.
Son argument s'tient, même si c'est un peu dégueulasse comme façon d'penser. Sans compter qu'on vit pas avec des que des steak c'est un coup à finir plus large que la diligence!
Pour la suite, Decoy cesse de déconner, quand on parle de gars morts les bottes au pieds, on arrête de se marrer et on ouvre les esgourdes, 'sera tant d'rigoler quand on aura bu à leur santé. Après, ça f'ra des veuves à consoler...

*Le coup classique, on part chercher des voleurs de bétails et ils nous descendent à la nuit tombée dans une passe déserte.* Pense Deckey, et c'est pas idiot, dans une ville sans fois ni loi comme Sunset hill... Ouaip! Sauf qu'les coyotes qui hantent les collines autour des patelins sans shériff, ça ne prend pas le malin plaisir de découper les gars, une bonne bastos entre les deux yeux leur suffit! Enfin, bon , on peut toujours tomber sur le genre dégénérer qui aime les lames et le sang...
Par contre des Despérados qui laissent s'enfuir deux bourrins! Ca c'est pas banal, des tanches pareilles dans le métier ça fait pas long feu!
Deckey fait pas gaffe au vieux qui manque d'avaler son dentier tellement qu'il s'égosille, d'ailleurs un joueur de carte a vite fait d'y fermer le caquet!
L'pote de boisson de Deckey et pas convaincu, et il le fait savoir sans peser ses mots, Empty commence de plus en plus à l'aimer ce bougre! Un vrai gars de l'ouest comme on en fait plus, solide, nerveux, rusé et pas avare sur le whisky en plus!

Il se tire sans demander son reste sous l'oeil agressif du gars à la queue de cheval! Ouais, dans la balance du pour et du contre, faut aussi compter qu'il va falloir s'cogner ces trois faces de harengs tous les jours, et rien qu'ça, ça vaut plus que deux dollars.
Deckey s'rallume une clope et regarde son pote s'éloigner.

"L'a marqué un bon point, j'aimera pas voir les pattes de bestiaux, autre que les miens piétiner mes salades! Ceci dit, si c'est l'boulot le mieux payé dans l'coin, ça me laisse pas trop d'marge pour faire la fine bouche...
Pour s'quy est de ces histoire de gars déchiqu'tés, j'ai quand même bien envie de me faire mon idée sur c'qui s'passe dans cette ville! Sur que j'affronterait pas ces horreurs pour Deux dollars par jour...
Une ville sans shérif... C'est plein d'Outlaws, et donc de caboche avec une jolie récompense dessus, C'est moins facile mais plus rentable à ram'ner au bercail qu'les vaches."


Deckey descend son dernier verre et écrase sa clope, et tend une main amicale au com-boy de Baxter.

"Allez, sans rancune buveur-de-lait, toi, t'es du bois dont on fait les bons gars, j'le sais, si j'change d'avis, j'viendrait t'trouver sois-en sûr!"
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Jesse Montana

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MessageSujet: Re: Y'a un nouveau en ville! (Libre)   Jeu 8 Mar - 22:54

Jesse écoutait attentivement les deux nouveaux. Le premier avait rapidement tranché mettant sa moralité et ses principes à l'avant. S'il avait les épaules assez solides pour pas se faire planter, tant mieux pour lui néanmoins, il comprendrait rapidement que la moralité et la justice s'évaporait ici comme une flaque d'eau sous le soleil du désert. pas les types soient tous méchants de base, mais les conditions de vies étaient difficiles dans le coin. Aussi, les principes, on les écrasaient rapidement comme un moustique qui tente de vous piquer.

Le type l'apprendrait sans doute rapidement quoique peut-être un peu trop tard.

Le second semblait plus malin, du moins, il tentait d'avoir quelques renseignements, histoire de voir dans quel guêpier il s'est fourré en arrivant dans cette bourgade. Ces arguments tenaient le coup, poursuivre les hors-la-loi, pourquoi pas, encore fallait-il que l'info passe jusqu'à Sunset, car hormis le shérif où la cavalerie, personne n'oserait mettre une affiche ici par peur d'être touché par la maladie de la balle dans le dos, assez commune par ici.

Il avançait sa main pour saluer Jessie après s'être envoyer son verre derrière la cravate et jeter sa clope. Jessie posa son verre lentement. Il serra la main du type, plus pour sentir les potentielles cales qui se trouvait à l'intérieur. D'une poigne ferme et solide, il pu sentir que le gars sortait souvent sa pétoire de son étui. Autant dire qu'il était rapide... Le cigarillo toujours en bouche, il articula entre ses dents:

- Faut pas toujours se fier aux apparences l'nouveau. Mais si on est du même côté du canon, alors oui, tu pourras compter sur moi mais sinon...


Le buveur de lait laissa sa phrase en suspens et cracha son mégot dans un crachoir. On entendit le sifflement de la braise rencontrant le liquide froid et glaireux, puis plus rien. Ce n'était pas une menace, juste un fait. Il ne l'affronterait pas par plaisir, mais s'il devait protéger sa peau contre lui, il hésiterait pas à tirer s'il se mettait en travers de son chemin. Parce que Jesse faisait toujours le boulot pour lequel on le paye, question d'honneur...

Dans l'Ouest sauvage, la pitié était un sentiment dont on ne s'encombrait pas... ou plus selon l'histoire de chacun.
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