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 Un show envoûtant [ouvert à tous]

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La Rumeur
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MessageSujet: Un show envoûtant [ouvert à tous]   Dim 14 Avr - 21:06

[Voici une accroche pour une mission d'ambiance très chaude au $hiny. Le nombre de participants n'est pas limité, l'idée est simplement de s'amuser lors d'une soirée au saloon. Enjoy ]

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Ce samedi soir était la grande première de Lily la rousse comme pour fêter le retour d'un printemps qui s'était fait longuement désiré. Un halo de mystère entourait la nouvelle danseuse de Fargo. En bon gestionnaire, il avait fait laisser durer le suspense, ne révélant que quelques éléments; une crinière de feu, un ton suave et des courbes divines. Rien que pour voir si elle ressemblait à leurs fantasmes, beaucoup s'étaient amassés aux rares tables encore libres. Le bar était bondé d'une clientèle essentiellement masculine, impatiente et avinée. Assez de bonnes raisons pour ne pas le faire attendre plus longtemps et éviter ainsi la casse du mobilier. L'on éteignait les lumières les plus vives pour laisser planer une ambiance tamisée. Les musiciens laissèrent venir le silence avant de laisser s'envoler les premières notes...



Et soudain dans la salle une nouvelle voix, charmante, envoûtante, une voix qui enlaçait et rassurait le dernier des poivrots, le sortant de ses songes les plus sombres.

Et pour la première fois, la belle passa de l'ombre à la lumière. Ses premiers pas sur la scène, sa démarche chaloupée qui laissait voguer pour l'occasion une robe rouge à paillettes largement plus ouverte que la morale ne le permettait. En quelques instants, elle avait captivé la salle, se laissant tomber lascivement contre un mur, ses cheveux chutant en cascade sur ses épaules nues.

D'un coup de fessier rebondit, elle se releva pour faire à nouveau quelques pas sur la scène avant de descendre parmi la foule.
Ses yeux d'émeraude dévisagent chacun de ses admirateurs, sa poitrine, véritable appel à l'amour, semble vouloir sortir de son corset et sa jambe galbée repousse un cow-boy venu s'approcher trop près de la belle. C'est à elle de choisir, pas l'inverse...

Elle s'approche d'un jeune homme au teint frais, caresse son visage avant de le repousser tendrement, sa main couvrant toute sa tête. Le type allait sans doute pas se relaver de si tôt.
De nouveau, elle va vers un autre, lui pose sa main sur l'épaule et fait le tour de cet homme chauve et lui pince les joues pour lui faire apparaître un sourire radieux. Elle lui pique le mouchoir dépassant de son veston et se met à lustrer son crâne jusqu'à le faire briller. D'un air coquin et suffisant, elle continue sa route sous les sifflements de ces messieurs et s’assoit sur les genoux de l'un d'eux. Elle lui retire son chapeau de sur sa tête comme pour lui inculquer les bonnes manières. Sa main se perd sous son veston dans une caresse exquise et Lily rapproche ses lèvres du cow-boy avant de lui plaquer son stetson sur le visage et s'envoler à nouveau vers une nouvelle proie.

Elle tend la main pour qu'un gentleman l'aide à monter sur le bar et se dandine sous les notes des artistes. Sa mélopée est douce et chaleureuse, les yeux des convives se perdent sur ses formes et chacun imagine des choses interdites sous les jupons de la demoiselle.

Ses façons se font plus entreprenantes et son corps chaud s'étale sur le comptoir. Elle se déplace à quatre pattes tout en faisant chavirer ses hanches. D'un geste brusque, elle attrape la chemise du videur, sa poitrine se lovant contre celle de Clive et ses lippes pulpeuses se rapprochant dangereusement de celles de l'ivrogne. .. Avant de se retirer délicatement en entonnant la dernière note de sa chanson dans un souffle chaud enrobé de passion laissant place à une salve d'applaudissement...
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Elinor Bennett



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MessageSujet: Re: Un show envoûtant [ouvert à tous]   Sam 20 Avr - 14:28


Elinor ajustait sa coiffure devant le miroir, un sourire narquois sur ses lèvres carmin. Fargo était un malin qui vous faisait passer des vessies pour des lanternes avec un aplomb incroyable et tout ça, avec le sourire....un enfoiré de première quoi. Le patron rêvé pour la jeune femme qui préférait le charme de la manipulation, le poison d’un tendre baiser à la force brutale qui manquait un brun d’élégance, n’est-il pas ?

Elle remonta négligemment quelques mèches en chignon et laissa une chute de boucles blondes recouvrir ses épaules nues. Elle apprécia le résultat. Elle fit une moue devant son reflet uniquement éclairé par la bougie sur la coiffeuse de fortune que Leroy avait accepté d’installer dans la petite chambre qu’il lui avait prêtée. Ses yeux brillaient à la simple idée de la surprise du public qui, à n’en pas douter s’échauffait déjà devant la somptueuse petite Lily. Elle était arrivée un peu après elle, la rouquine était plus jeune et plus « brut », elles se complétaient à merveille. Elinor lui donnait des cours de chant et de maintien, Lily avait appris à l’anglaise à « danser » jusqu’à faire perdre la raison aux hommes les plus chastes. Tout ça sous les yeux brillants de Fargo dont les oreilles entendaient déjà le son cristallin des dollars. D’abord, la Lady qu’elle était s’était inquiétée de la tournure qu’avaient prise les choses, de chanteuse et violoniste un peu classique, elle était devenue...autre chose...et Leroy lui avait demandé d’opter pour Jane, son second prénom, comme nom de scène parce que Elinor, ça avait quelque chose de trop « sage » avait-il dit.
L’expérience était intéressante et Elinor avait bien vite remarqué que son travail était d’autant plus aisé que ses interlocuteurs étaient émoustillés par autre chose que son joli minois et ses bonnes manières ! Elle se prêta donc bien vite au jeu, moyennant une petite augmentation....et avec ce que Fargo avait en tête, ce n’était qu’un sacrifice bien mince.

Le patron du Shiny caressait l’idée faire danser ses « filles » ensemble. On ne parlerait plus que de Leroy Fargo et de ses Shiny Girls dans tout Sunset Hill et au-delà.



Mais avant ça, chacune son tour ! Elinor -Jane- humecta ses lèvres, saisit son étole et sa cravache et alla attendre sur la mezzanine que sa consœur ait susurré la dernière note de sa chanson. Alors que Lily regagnait l’ombre de la loge sous un tonnerre d’applaudissements et de sifflets racoleurs, Jane fit son apparition, rayonnante mais....très habillée !

Les musiciens n’avaient même pas cessé de jouer, enchainant les deux morceaux sans que personne ai rien remarqué, puisque tous étaient trop occupés à reluquer la petite rouquine très coquine. Alors Jane entama sa propre chanson d’un ton suave qui dénotait un tantinet avec l’élégance de l’étole brodée qui recouvrait chastement ses épaules. Mais le tissu glissa bien vite pour dévoiler le buste généreux d’Elinor corseté de rouge. Et, tout en invitant les vilains garçons de l’assistance à la caresser des yeux, elle mit en pratique les leçon de Lily. D’abord encore un peu sage et hésitante, elle ne tarda pas à se laisser aller, emportée par la sensualité de la chanson et le rôle qu’elle devait endosser. Arrivée en bas de l’escalier, après avoir utilisé la rampe d’une façon qu’elle n’aurait jamais imaginée avant, elle laissa ses mains parcourir sa peau d’albâtre et les velours de son corset puis, elle s’approcha de son public, le regard plein de sous-entendus. Un jeune puceau avançait déjà le torse pour recevoir les caresses de la chanteuse qui aussitôt se recula de quelques pas chaloupés, le regard mutin.

Puis, elle fut hissée sur une table pas un autre employé de Fargo qu’elle sur le rose duquel elle fit glisser sa cravache avant de la lui donner. Elle continua son jeu de séduction, tout en observant qui était présent dans l’auditoire dans l’attente d’un signe de Fargo pour savoir sur qui elle devrait jeter son dévolu pour la partie la plus chaude du morceau, un pigeon plein aux as, un pigeon à la langue trop pendu, un homme de Baxter ou un homme qui n’avait pas encore choisi son camps ?
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Jarosław Koslowski
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MessageSujet: Re: Un show envoûtant [ouvert à tous]   Dim 21 Avr - 14:28

Jaro' n'était pas vraiment un habitué des spectacles, festivités qu'il ne fréquentait tout au plus qu'occasionnellement. Il ne s'en éloignait pas par conviction religieuse -il s'était délesté du catéchisme et de la divinité depuis bien longtemps, n'y faisant plus que très rarement allusion-. Ce n'était pas non plus une quelconque morale qui lui ordonnait de ne pas assister aux habituels divertissements et récréations typiquement américains; il se passait allègrement du puritanisme protestant local et n'effleurait que rarement les principes éthique, ne s'imposant lui-même que quelques faibles règles minimales. Pourquoi ne le voyait-on alors que rarement? Simplement parce qu'il était trop pris par son inlassable recherche d'argent, de fortune, dans ses activités professionnelles qui lui faisaient oublier tout loisir et délassements. Il lui arrivait parfois de regretter cela, mais la vue d'une pièce, d'un billet, voire d'un lingot, le rappelait généralement assez rapidement à l'ordre, lui indiquant la raison de sa présente existence, de la seule quête digne de ce nom qu'il s'était trouvé, pour donner un sens à sa vie. Vie qu'il s'embellissait cependant par quelques vices qu'il se laissait malgré tout, notamment quand il s'agissait de mangeailles, d'un bon repas copieux, …

Mais la grande vague de froid avait tout bouleversé, apportant avec elle tout un lot de problèmes; elle avait appauvri nombre de personnes et changé leurs priorités. Par conséquent, le Polak avait perdu la plupart de ses contrats, de son travail; ses rares employeurs étaient au mieux partis vers Canyon, voire bien plus loin en direction de la côte, et les paysans autour de Sunset, eux, ne cherchaient plus une protection face aux mexicains - qui demeuraient tranquille dans le Sud-, mais simplement à survivre dans cet enfer hivernal. Le mercenaire polonais ne vivait essentiellement plus que sur son épargne, sur les sommes qu'il avait soigneusement mises de côté. Et pour ne pas se sentir trop inactif, il avait cessé de se cloîtrer dans sa chambre, descendant certains soirs boire un verre de whisky, ou se prendre un repas supplémentaire. Parfois aussi, simplement regarder ce qu'il se passait, laissant quelques rares fois balader ses mains sur des pourboires pas assez mis en évidence. Mais il restait essentiellement dans le même coin sombre, dans la même obscurité, lui permettant de voir sans trop être vu. C'était devenu sa place habituelle, et il n'avait même plus besoin de fréquenter la lumière pour aller jusqu'au comptoir; il avait pris l'habitude de laisser une commande en descendant.

Ce soir là encore, c'était plus l'habitude que la grande première d'une danseuse qui l'avait amené à fréquenter le bas du Saloon. Certes ressentait-il une certaine curiosité aussi vis-à-vis des rumeurs soigneusement répandues par le propriétaire, Fargo, mais était-elle secondaire à ses nouvelles habitudes. Ainsi, installé sur sa chaise dans son coin sombre, qui par la mise en scène de la salle se retrouvait encore plus plongé dans l'obscurité qu'habituellement, il ne semblait à peine être une silhouette, aux yeux des spectateurs d'à côté. Mais ceux-ci ne le voyaient guère de toute façon, avaient-ils tous le regard rivé sur l'estrade. Certains avaient déjà sortis quelques billets qui n'avaient pas échappés à l'attention du Polak. Celui-ci repérait les moindres liquidités, les suivant avidement de ses yeux slaves.

Puis, l'assemblée se tût. Des notes furent jouées, une voix s'élança dans les airs; une jeune demoiselle aux cheveux de feu fit son apparition, attirant immédiatement le regard de tous les spectateurs. Éblouis ou hébétés, les yeux des spectateurs révélaient une admiration générale pour la demoiselle, bien qu'essentiellement pour ses formes fortement dévoilées, plus que pour son talent de chanteuse. Jaro', discret à l'ombre, suivait le spectacle. Bien qu'il n'était pas insensible aux charmes de la jeune rousse, il était surtout fasciné par la manière et l'aisance avec laquelle celle-ci envoûtait l'assemblée présente. Elle ne devait avoir aucun problème à se faire de l'argent, avec une telle apparence et de tels talents. Jaro' fronça légèrement les sourcils, sentant comme une injustice que cette demoiselle pouvait se reposer sur sa simple apparence physique, pour être payée... Et ce sentiment ne s'améliora pas par la suite; Lors du tonnerre d'applaudissement, Jaro' se sentait un nœud dans la gorge. Il ne voulait pas croire à cette enthousiasme, à cette facilité que devait avoir le propriétaire du Saloon, l'employeur de cette danseuse, à amasser des fortunes considérables en faisant ces petits spectacles. Il hésita un instant à se lever et à monter dans sa chambre. Mais finalement, il décida de rester tout de même dans les ténèbres de son emplacement; il ne voulait côtoyer les zones trop éclairées, pour finalement se faire intercepter par Flint qui certainement essayerait de le convaincre de rester jusqu'à la fin.

Ainsi assis dans l'obscurité derrière sa petite tablée, Jaro resta immobile, croisant les bras. Il se disait bien que la venue de la seconde danseuse ne lui ferait assurément pas oublier cette frustration de n'avoir plus que des sommes restreintes d'argent, d'être entouré de gaillards bien plus aisés que lui et d'être pratiquement sans emplois... Mais remonter dans sa chambre, dans la solitude et le silence ne le détournerait certainement pas non plus de cette cupidité qui revint faire surface pour lui rappeler sa délicate situation. Il allait donc assister au spectacle jusqu'à ce que la dernière note soit tombée. Peut-être cela le distrairait-il vraiment, cette fois... Il se trouverait bien une astuce pour devenir riche après...

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Leroy Fargo



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MessageSujet: Re: Un show envoûtant [ouvert à tous]   Lun 22 Avr - 22:16

L'ambiance s'intensifiait et devenait de plus en plus pesante, au rythme des courbes dansantes de Lily La Rousse, sous le regard satisfait du patron du Shiny. Leroy se tenait devant la porte de son bureau à l'étage, les bras croisés et contemplait la salle comble de son établissement, un gros cigare fumant entre les mâchoires. Il avait ce petit sourire suffisant qui le caractérisait si bien, et jetait un oeil sur Clive de temps à autre afin de vérifier si son investissement n'avait pas été vain. En terme d'investissement, Leroy était en général un fin limier. Il suffisait de voir les visages hébétés des cow boy bourrus qui composaient l'assemblée pour se rendre compte que Lily faisait son petit effet. Free Hands prit une bouffée sur son cigare avant de boire une gorgée de son whisky affiné qu'il gardait pour les grandes occasions. Il espérait que le second numéro interprété par Elinor allait donner le même résultat, mais il était confiant. La jeune femme était belle, gracieuse mais surtout, talentueuse, et elle semblait un brin aventurière. Un cocktail détonnant donc pour donner un show envoûtant au milieu d'un troupeau de coyotes affamés. Presque de la confiture à des cochons...

Des cochons, il y en avait dans la salle. A peine Lily fut elle sortie que Jane -allias Elinor- enchaîna sur son morceau, et dès son entrée elle fut accueillie par des sifflements aguicheurs accompagnés de quelques remarques suggestives. Une fois les ardeurs de ces quelques clients calmées par Clive et Flint, le second numéro commença. Même réaction, les mâles en rûte se transformèrent de nouveau en bambins qui recevaient leur premier colt pour leur anniversaire. La jeune blonde pétillante se déplaçait dans la salle attirant tous les regards, attisant le feu de l'envie qui brûlait en chacun de ceux possédant une paire d'yeux capable d'admirer ce spectacle hypnotique. On aurait dit que la jeune femme tenait des ficelles invisibles et qu'elle manipulait ses marionnettes comme elle l'entendait. Elinor croisa le regard de son employeur, en attente d'instructions pour la suite du spectacle. Une prise d'initiative qui tombait à pic, car quelques minutes auparavant, Leroy observait un individu dissimulé dans un coin plus sombre. Un type qu'il croisait assez souvent, et qui semblait, aux dires de certains, manier sa pétoire comme un bûcheron manierait sa hache. Un pistolero que certains surnommaient le Polak.

D'un hochement de tête discret, il désigna le mercenaire à sa danseuse. Si le gringo de l'est lointain de craquait pas, il était bon pour aller traire les vaches chez les Baxter, voire, le vieux Baxter lui même...
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Jesse Montana



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MessageSujet: Re: Un show envoûtant [ouvert à tous]   Mer 24 Avr - 19:04

Assis à sa table habituelle, devant son verre de lait, Jesse n'en revenait pas. Il n'en menait pas large derrière son chapeau sombre et pour une fois, ce n'était plus une aura de mort et de terreur qui l'entourait.
Déjà, pour une fois, c'était relâche pour lui, il avait le droit d'aller vaquer à ses occupations, sans vaches, sans type à intimider pour récupérer les loyers, sans personne à descendre.
Il avait donc profité de cette soirée pour aller à la seule animation de Sunset ce soir là, alias cette soirée sensuelle.
Il s'attendait là à voir quelques paysannes du coin pousser la chansonnette. A la limite, quelques unes seraient mignonnes, encore fallait-il par la suite montrer un certain charisme sur scène. Il ne s'attendait pas à un très grand spectacle, mais juste une soirée amusante qu'il pourrait raconter à ses collègues... Enfin, en dire au moins deux mots, puisque Jesse a une élocution digne d'une carpe, ne parlant seulement quand la nécessité se faisait...

Alors forcément, quand il vit le grand jeu que déballait les $hiny girls, son cigarillo tomba d'une bouche trop ouverte devant les courbes et le talent de la première danseuse.
Une fois son clapet refermé, et son cigarillo remit à sa place, la chaleur lui montait et au moins, on était sûr qu'avec lui, ce n'était pas l'alcool. Il n'avait plus désirer autant une femme que la sienne autrefois à la ferme.
Il reprit ses esprits en se disant qu'une perle comme ça, Leroy avait un bol de cocu pour la trouver et que les suivantes seraient sans doute plus "provinciales".
Et non...
A l'instar des musiciens, Leroy avait trouvé de vrai pro rendant irréel ce spectacle dans le trou du cul du monde.

La seconde chanteuse/danseuse était une blonde magnifique qui hypnotisait la scène, commençant à dévoiler ses charmes au diapason avec sa voix succulente.
Le cigare de Jesse retomba...
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Elinor Bennett



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MessageSujet: Re: Un show envoûtant [ouvert à tous]   Jeu 16 Mai - 20:07

Jane glissa ses fins doigts dans ses cheveux pour les délivrer du chignon qui les retenait paresseusement. Alors qu’elle basculait la tête, feignant l’extase, pour aider ses boucles dorées à cascader librement dans son dos, elle perçut le signe du patron. Alors, tout en entamant le couplet suivant, elle embrassa la salle de son regard où brillaient l’envie et l’excitation. Leroy devait jubiler, le saloon grouillait de monde, des habitués mais aussi de nouvelles têtes qu’elle, Lily et les autres se chargeraient de fidéliser....si le whisky de Flint ne suffisait pas.

Tout en balançant suavement ses cuisses, la donzelle avisa son « projet », un blond dont les yeux d’un bleu acier semblaient pouvoir percer tous vos secrets.

Ouh, il à l’air trop malin à mon gout...au moins, pas un laideron dis donc....au boulot ma fille.

Elle descendit de son estrade improvisée en caressant les têtes des deux hommes qui l’y aidèrent.....des hommes à Leroy, on n’allait pas prendre le risque de gâcher le spectacle avec des pécores trop imbibés, ou excités, ou les deux, qui la laisseraient tomber. Ça ferait désordre, elles avaient toutes passé tellement de temps à s’entrainer et peaufiner le show et le patron avait fondé tant d’espoir qu’aucun faux pas n’était permis.

Elle du se frayer un chemin entre les convives pour atteindre sa cible. A cette heure, heureusement, les bougres se tenaient encore bien. Des sifflets, des remarques grivoises, quelques mâchoires sur le point de se décrocher mais aucun n’avait osé la toucher autrement qu’avec les yeux.
Et on s’écartait même sur son passage, pas trop loin histoire de ne pas perdre l’occasion de reluquer son décolleté audacieux. D’ailleurs, Jane en joua, relevant d’une main le menton de l’un, attrapant le chapeau de l’autre, caressant, frôlant épaules et torses pour enfin arriver o la table au blondinet. Son attitude ne trahissait rien de ce qu’il pouvait penser ou ressentir et, contrairement à la majorité masculine, il ne semblait pas émoustillé par le spectacle. Cela déstabilisa un brun la jeune femme mais, emportée par les intonations sensuelles de sa chanson et le tangage envoutant de son propre corps, elle ne se démonta pas et se glissa derrière lui. Elle posa ses mains sur les épaules du bonhomme et les massa en entonnant les ultimes paroles de son invitation indécente. Ses mains glissèrent lentement sur le torse de sa cible tandis qu’elle se penchait pour que sa bouche aille frôler son oreille.

La musique cessa. Mais Jane n’avait pas bougé, toujours derrière le blondinet, penchée sur lui, elle lui susurra quelques mots à l’oreille.

- Quel est votre nom Beaux Yeux ?

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Jarosław Koslowski
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MessageSujet: Re: Un show envoûtant [ouvert à tous]   Mer 29 Mai - 10:23

Les bras croisés, les sourcils froncés, à l'écart à l'ombre, Jaro' ne donnait pas vraiment l'impression d'être un invité acquis et conquis. Sa mine se détachait de la fascination générale de la populace, qui sous hypnose face aux charmes de la belle rousse, ne semblait être plus qu'un regroupement de pantins décérébrés. Le grand mal de sa cupidité, qui lui était remonté à la tête et lui intimait l'ordre d'aller faire fortune, troubla son air impassible habituel. Mais, dissimulé dans son recoin obscur, on ne lui voyait pas cet agacement qui lui faisait froncer les sourcils et lui donnait l'air d'être ailleurs. On ne voyait qu'une silhouette qui comme les autres, paraissait assister à l'animation présente, à la lente disparition de la jeune rousse, dont la beauté aurait sans conteste pu gagner l'attention du Polak, qui n'était bien évidemment pas seulement sensible à la clarté de l'or, si la situation avait été plus favorable. Mais les circonstances ne s'y prêtaient pas. Pas cette fois.

Bien que refermé sur lui même, l'européen décida malgré tout de rester encore un peu, pour essayer de se distraire vraiment. De fermer les yeux sur ce mal si habituel, qui le prenait tantôt par surprise, tantôt de front, et lui ordonnait inlassablement de donner toute sa vie à la recherche de richesse. Mais il appréciait de trop le luxe et les loisirs de la vie, pour se plier aveuglément corps et âme à son démon. Alors se laissait-il porter par cette vieille envie d'une vie de luxe, reportant par là à plus tard sa frustration de pauvre homme cupide.

Mais il ne fallait pas entendre par là qu'il s’apparenterait aux autres spectateurs de par son attitude. On ne le verrait point l'air ahuri, la mâchoire décrochée. Il retrouvait seulement son expression ferme, calme, impassible, qui en soit reflétait cette tranquillité qu'il s'imposait enfin à nouveau. C'était un de ces nombreux aspects paradoxaux qui caractérisaient le Polak, et l'avait distingué de la masse, lui avait donné une identité hors de la foule commune. Le maniement de l'arme, le quasi-tabou sur son nom et son accent avait fait le reste...

C'était donc l'air calme, impassible, aussi passif que le pouvait être un spectateur regardant une animation de divertissement dont il n'attendait pas forcément grand chose, qu'il accueillit du regard la blonde demoiselle qui succéda à la flamboyante rousse. Elle était certes belle, avait certes des avantages pour elle. Elle se distinguait de loin des l'essentielle de la gent féminine de Sunset, par des traits moins rudes et moins abîmés. Elle réussissait même à captiver son attention... mais était bien loin de l'hypnotiser. Il était resté là pour se distraire, non se soumettre.

Mais les choses étaient ainsi faites que cela n'en resterait pas là. Quelle simplicité cela aurait été de pouvoir assister à cette soirée en simple spectateur amorphe, de juste rester seul dans son coin obscur, à scruter le spectacle qui s'offrait à lui. Le destin avait cependant d'autres plans. La demoiselle sembla de plus en plus se rapprocher de son sombre recoin. Jusqu'à venir jusqu'à lui. Était-il chanceux? Selon le public, sans aucun doute. Selon lui même, il n'en était pas tout à fait sûr. Sa propre nature combinée aux histoires de danseuses détrousseuses dont il avait entendu parler, avaient amener le Polak à une certaine méfiance. Mais n'en n'était-il pas paranoïaque pour autant. Tiraillé entre deux aspects de son être, il resta neutre, de marbre, face à la blonde qui se présentait déjà d'abord face à lui. À moitié sur ses gardes, à moitié sous le charme de la dénommée «Jane», le résultat n'en semblait pas terriblement bancal pour autant. Un faible sourire s'affichait finalement sur le visage européen du Polak, bien que sa sincérité n'était pas tout à fait pure. Mais il trouvait une certaine satisfaction à la situation, dont aussi celle de voir l'envie et la jalousie imprégner les yeux des autres spectateurs. Le sourire polonais prit légèrement plus d'éclat. Et la demoiselle avait du talent, sans aucun doute...

À la fin de la chanson, celle-ci lui demanda finalement, dans un faible souffle, son nom. La vigilance revint, mais le goût du jeu, du luxe persistèrent également. Dans un léger sourire, il répondit tout simplement;

- Et si je n'en avais pas?

C'était effectivement la réputation et la rumeur qui s'était répandue. Qu'il n'avait pas de nom. Ou alors, qu'il ne le donnait jamais. Il n'était que «Le Polak». Mais malgré tout, la danseuse avait réussi à le faire répondre, et d'une façon plutôt positive. C'était une faible victoire malgré tout pour elle. Sans être une défaite pour lui.

[HRP; Désolé pour le retard, j'ai eu quelques empêchements IRL ...]

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Leroy Fargo



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MessageSujet: Re: Un show envoûtant [ouvert à tous]   Sam 1 Juin - 19:18

La jeune Jane semblait totalement maîtriser son sujet sous le regard satisfait de son patron. Heureux de son investissement, Free Hands affichait un sourire malinois qui l'obligeait à serrer son gros cigare un peu plus entre ses dents afin de ne pas le laisser tomber. Le but de la manœuvre était simple : attirer le gogo au bar et le faire consommer un maximum. Jane n'aurait sûrement pas de mal à feindre l'attirance pour ce cow-boy solitaire. Le patron du Shiny n'avait plus qu'à attendre que les dollars arrivent dans sa caisse. Il gratta une allumette et ralluma son cigare qui dégagea une épaisse fumée opaque et blanche, puis scruta de nouveau la salle à la recherche d'une tête connue, voire amicale. A l'inverse, son regard s'arrêta sur un chapeau sombre et sale. Leroy savait quel individu se cachait sous ce couvre chef menaçant, il ne pouvait s'agir que du bras droit de son nouveau rival : ce "bon vieux" Jesse. Il ajusta sa veste de costume et redressa son chapeau avant d'emprunter les escalier et rejoindre la salle. L'odeur de tabac qui emplissait la pièce n'était pas encore assez forte pour couvrir celle de la crasse, tellement la salle était comble, aussi, Leroy sorti de la poche de sa veste un petit mouchoir en soie pour se recouvrir le nez. Il se fraya un chemin entre les clients qui n'avaient d'yeux que pour Jane. Le patron du Shiny passa par le comptoir et commanda à Flint un verre de lait ainsi que le whisky personnel de Clive, qui, il faut l'avouer, savait bougrement bien choisir ses spiritueux. Il se rapprocha ensuite de Jesse, et tira une chaise de sous la table du vacher pour se trouver assis en face de lui. Il pris la parole sans laisser le temps à son interlocuteur de dire quoi que ce soit.

- M. Montana, quel plaisir de voir que, malgré les bruits qui courts à propos d'une soi-disante rivalité entre votre employeur et moi même, vous ne boycottez pas mon établissement. Il poussa le verre de lait en direction du pistolero. Tenez, pour vous montrer ma gratitude, j'ai pris la liberté de vous commander ceci, permettez moi de vous l'offrir, bien entendu.

Il laissa quelques instants de réflexion à Jesse et en profita pour rallumer son cigare. Leroy fit mine de s'intéresser quelques secondes au show de sa girl, puis posa son chapeau sur la table pour se rapprocher de l'homme de main de Baxter.

- Vous savez, personnellement je n'accorde aucun crédit aux rumeurs. Elles proviennent souvent de gens mal intentionnés, jaloux de ceux qui ont pu réussir à tenir une place confortable dans la société. Ne trouvez vous pas qu'il est tellement plus facile de dégrader la réputation d'une personne plutôt que de se tuer à la tâche pour en obtenir une honorable. Je pense que la réputation d'un homme est très importante de nos jours, elle est l'image que les gens se font de vous, vous pouvez être craint et respecté, comme piétiné et tué pour elle. Il laissa avaler sa tirade pompeuse au cow boy avant de reprendre. Que je sois clair, je ne cherche pas à vous donner une leçon de morale ou quoi que ce soit, pour tout vous dire j'espérais juste vous faire analyser la situation actuelle des choses. M. Baxter, votre employeur, vous paye depuis combien de temps maintenant ? Vous avez toujours agi sur ses commandes n'est ce pas ? Tout Sunset est clairement conscient que vous êtes quelqu'un qu'il ne faut pas trop chatouiller. Mais tout le monde sait également que vous êtes à l'origine de quelques "actions" malhonnêtes pour le compte de Baxter. Certains vont même jusqu'à inventer des théories pompeuses sur vous et votre patron. N'en êtes vous pas fatigué ?
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Jesse Montana



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MessageSujet: Re: Un show envoûtant [ouvert à tous]   Sam 1 Juin - 20:28

Le tueur regardait les formes agréables de Jane qui se baladaient devant les hommes du saloon sous les sifflets aguicheurs. Les vieux beau se léchait la patte avant de la passer dans leurs cheveux et faire ainsi bonne impression. Mais la blonde s'attela à un moustachu que Jesse avait déjà côtoyé. l'homme semblait être né sous une bonne étoile, en plus d'avoir survécu à Jesse grâce à l'intervention des indiens, voilà que la belle lui faisait maintenant les yeux doux. Cela fit sourire Jesse, c'est vrai qu'après l'arrivée impromptu d'un coursier criblé de flèches, l'assassin avait oublié de finir sa tâche. mais la ville de Sunset Hill était petite et sans doute aurait-il tout le temps de terminer son oeuvre plus tard...

Mais pour le moment, c'était une forte odeur de cigare qui lui piquait les narines. Voilà que le taulier en personne s'invitait à sa table en lui proposant un verre à ce qui ressemblait être du lait... Oui, à l'odeur, c'était bien ça.

Jesse hésita à prendre le verre, peut-être que Leroy avait mis une quelconque drogue dedans ou autre.... Bien que pour le moment, il n'y avait pas eu encore de rixe entre les deux hommes d'affaires. Leroy n'en avait pas encore l'intérêt.
Le cow-boy s'empara du verre et le sirota lentement tandis que les deux hommes continuait à regarder le show de la jolie blonde.

Ca aurait pu s'arrêter là et être un moment agréable, mais voilà que le friqué commençait à lui causer comme s'il avait gardé les vaches ensemble. Il jacassait beaucoup trop, tout le contraire de Jesse qui préférait peser ses mots avant de répondre.
Ayez, ce drôle d'oiseau avait enfin terminé sa tirade lui faisant rater la voix délicieuse de la chanteuse.
Leroy semblait tâté le terrain pour quelque chose qui n'était sans doute pas innocent. Ca avait l'odeur de la corruption autant que celle du tabac qui emplissait la pièce.

Jesse ne répondit pas tout de suite, non. Il prit le verre de lait offert par son nouvel ami pour le porter à ses lèvres et s'en délecter lentement. Il rapprocha sa tête de l'oreille du propriétaire pour lui susurrer d'une voix intimidante et glaciale.

- Moi,

Il se rapprocha encore un peu plus, sa voix s'effaçant presque dans le tintamarre ambiant.

- Je ne crois que mon 6 coups... Si les deux peuvent tuer, la différence entre les rumeurs et mon colt, c'est que mes balles seront toujours plus rapides...


Il se remit sur sa chaise, en regardant maintenant la jolie blonde faire son numéro. puis ses yeux plissés par le soleil revinrent sur le tenancier, sa voix était redevenue normale:

- Un conseil, évitez les plate-bandes de Baxter si vous voulez vivre assez longtemps pour profiter de vos petits enfants...

Dommage qu'il y avait de la musique autour, sinon, il aurait bien ouvert son petit carillon, ça faisait toujours son petit effet...
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Elinor Bennett



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MessageSujet: Re: Un show envoûtant [ouvert à tous]   Dim 23 Juin - 14:58


Heureusement qu’elle était derrière lui, une petite moue incrédule passa fugacement sur son minois.
 
*Pas de nom, allons donc ! Ils ne vont pas tous me faire le même coup ! Mais c’est une coutume dans ce pays ? Encore un comme le docteur et je n’y survivrai pas...*
 
Elinor réalisa qu’elle ne connaissait finalement que peu des habitants de Sunset Hill. Depuis son arrivée, elle s’était trouvée embarquée dans une histoire sinistre avec un prêtre qui lui avait laissé un souvenir impérissable et puis, elle avait du se consacrer aux entrainements quotidiens pour ce nouvel emploi.
 
Elle se redressa, laissant toujours ses bras glisser tels des serpents sur les épaules de l’homme sans nom. Un coup d’œil sur la salle et elle constata que Lily s’employait elle aussi à faire consommer un client ; quant à Fargo, il discutait avec un type qui ne semblait pas apprécier l’art de la conversation. Elle remarqua quelques regards jaloux se poser sur le pauvre bougre qui avait attiré on ne sait comment les faveurs de Jane.
 
Revenant vite au bougre en question, elle le contourna jusqu’à ce que la table ne l’arrête et elle s’y appuya nonchalamment. Elle se tenait toujours suffisamment prêt de son interlocuteur pour que le fin bas qui recouvrait sa jambe ne frôle le tissu du pantalon du blondinet. Elle affichait à cet instant un sourire espiègle et ses yeux brillaient de curiosité, seule son corps et sa voix conservaient les accents purement sensuels qu’on attendait de sa prestation. Elle était toujours dans la séduction mais sa cible était devenue un mystère qu’il serait amusant de percer.
 
*Il ne vient pas d’ici on dirait...mais peut-être ai-je mal entendu. Un vieux réflexe grégaire qui me fait entendre des européens partout...*
 
- Pas de nom mais... elle hocha la tête...non rien... elle balaya la pensée qu’elle venait d’avoir d’un revers de main élégant...un peu trop pour ne fille de saloon.
 
Elle se pencha davantage vers lui, sa poitrine se trouva à l’exact niveau des yeux métalliques de cet homme qui ne semblait curieusement pas très sensible aux charmes féminins.
 
*Qu’est-ce qui te fait marcher ?*
 
- Mais alors comment vous appelle-t-on ? Moi j’ai envie de vous appeler beaux-yeux...un regard comme ça, pas de femmes autour de vous...c’est à n’y rien comprendre.
 
Dans un rire léger, elle se redressa vivement, s’assit sur la table et croisa les jambes.
 
- Mais ça peut s’arranger à moins que vous soyez venu chercher d’autres plaisirs...fit-elle avec un regard caressant...quels qu’ils soient, il vous faut des forces et il me faut un verre si je chante à nouveau d’ici la fin de la soirée.
 
En un geste d’une remarquable rapidité, elle saisit une des mains de l’homme sans nom. Et se releva pour l’encourager à se lever pour qu’il la suive au bar.
 
- Vous ne me laisserez pas retraverser le saloon sans escorte...n’est-ce pas ?  Vous savez, tant que je chante, la musique, le show met une distance, aussi ténue soit-elle entre les spectateurs et l’artiste mais lorsque le « charme » est rompu, je ne suis plus qu’une femme et eux...et bien des hommes qui ont envie de s’amuser. Or, je ne suis pas un jeu...
 
Elle laissa sa phrase en suspens, heureux celui qui saurait compléter la phrase.
 
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Jarosław Koslowski
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MessageSujet: Re: Un show envoûtant [ouvert à tous]   Mer 10 Juil - 17:12

Assis dans son recoin sombre comme le lui imposaient ses vieilles habitudes, le Polak ne se distinguait là d'un portrait que par le battement de son cœur et le faible mouvement de ses yeux bleus. On ne lui voyait à première vue aucun enthousiasme particulier. À vrai dire, on ne lui voyait pas le moindre geste. Il était là, impassible et immobile, sans même fumer, boire, ou manger -bien qu'au fond, il aurait bien voulu commander quelque chose, si une épaisse foule en admiration devant la seconde fille de saloon fraîchement arrivée ne le séparait pas du bar. Il ne semblait donc finalement qu'«être là», qu'être plus ou moins présent. Seul son regard indiquait qu'il était vraiment conscient et qu'il suivait malgré tout, tranquillement, le spectacle donné.

La venue de la demoiselle blonde, qui pourtant paraissait attirer tous les regards sur elle, ne semblait pas changer sensiblement le flegme de l'européen. L'homme était de trop pris dans la complexité de son propre caractère pour se transformer en marionnette aisément manipulable. C'était la force et faiblesse du personnage.

Ainsi, lorsqu'elle vint contre toute attente jusqu'à sa table, la dénommée Jane, ne pût donc, malgré ses efforts, son charme et son talent incontestable, soustraire la moindre informations au polonais ne serait-ce sur son identité. En effet, le questionner à ce sujet là était chose vaine, ce dernier se refusant depuis bien longtemps déjà de communiquer à qui que ce soit son vrai nom. Ainsi, s'était-il tout simplement contenté de donner à la demoiselle une maigre réponse sans valeur, dans une rhétorique somme toute assez classique, mais qui en vérité, devait déjà préparer le terrain à son appellation commune, son surnom professionnel, ce pseudonyme que même le plus simple gueux doté d'une liasse d'argent à dépenser pouvait remémorer...

Ignorant les paroles flatteuses de la demoiselle, rares étant les mots qui le touchaient vraiment -hormis ceux décrivant la grâce de sa vieille Pologne, le Vieux Continent, ou évoquaient ses quelques loisirs-, Jaro' chercha le regard de celle qui s'était mise face à lui. Il avait une phrase classique à utiliser pour dévoiler son surnom... Mais fallait-il les bonnes circonstances. Se présenter le visage face à une poitrine n'était pas le plus sérieux gage de professionnalisme.

Profitant du moment où Jane se redressa, le Koslowski se redressa légèrement, fixa le regard qui se présentait enfin au sien, et claqua sa phrase favorite dans sa rude lange natale -phrase qui inaugurait généralement une présentation assez professionnelle... ou un décès, Jaro' appréciant fortement le dramatisme de la phrase prononcée une fois une cible éliminée ou mortellement touchée-.

- Nazywają mnie... «Polak.»

Il venait certes de se présenter en polonais, mais la structure, la conviction et l'intonation de la phrase était suffisante pour que même le moindre simple d'esprit comprenne le sens de celle-ci. Et puis, le surnom de 'Polak' s'était déjà frayé un chemin parmi les conversations de quelques gens de Sunset.

La présentation ainsi faite, la demoiselle avait repris la parole pour l'inviter, par les mots tout comme par les gestes, à l'accompagner jusqu'au bar. Son choix des mots fût assez chanceux, étant donné que le mot «escorte» avait toujours eût une résonance positive dans les oreilles du Polak, car c'était le vocabulaire de son monde de travail, le vocabulaire qui lui rapportait son argent. De plus, Jaro' ne se refuserait certainement pas d'enfin pouvoir boire un verre -certes n'était-il pas un alcoolique comme Clive, qu'il avait jadis rencontré lors d'une mission-, mais avait-il développé avec le temps un certain goût pour certains alcools, maigres consolations en comparaison de sa vodka polonaise favorite...
Acquiesçant de la tête, le Polak moyennement loquace, parlant autant par le regard que par les mots, se leva donc...

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Leroy Fargo



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MessageSujet: Re: Un show envoûtant [ouvert à tous]   Mar 16 Juil - 11:37

Le show était sur le point de se terminer, bientôt la douce voix de la jolie blonde qui attirait tout les regards allait être remplacée par le brouhaha viril et désagréable de la clientèle présente dans le saloon. Leroy n'avait as réagi de suite aux provocations conventionnelles du pistolero taciturne qui sirotait son verre de lait en face de lui, il se contentait de le fixer avec un petit sourire provocateur. Le patron du saloon tira une nouvelle bouffée de son cigare et recracha un épais nuage blanchâtre autour de la table.

- Sérieusement, ne me faites pas croire que vous partagez les intentions de ce vieillard sur le retour. Il est temps pour vous de vous consacrer à votre quête principale, ne pensez vous pas ? Celle là même qui doit hanter vos nuits, celle qui vous oblige au fond de vous même à rester coincé ici, à mener la vie que vous menez actuellement, à serrer les dents et à continuer d'avancer sans même prendre soin de profiter de votre vie. Il s'appuya lentement dans le fond de son siège qui lâcha un grincement assez discret pour ne pas perturber la fin du morceau joué par le piano. J'ai bien pris note de votre mise en garde et je vous en remercie, mais je suis convaincu que vous avez à perdre à vous débarrasser de moi. Il écrasa son cigare sur la table, tout en jetant un regard solennel a Jesse. Mes oreilles m'ont rapporté que vous étiez a la recherche d'un groupe d'individus que l'on appelle "Red Bulls" il me semble. Je n'ai pas la prétention de dire que je détiens des informations les concernant, mais je peux vous garantir que mes meilleurs rapporteurs peuvent se mettre à leurs trousses afin de vous les servir sur un plateau, M. Montana. Est ce que le grand père qui vous sert de patron à déjà pensé à vous rendre ce service malgré les efforts que vous faites pour le satisfaire ? Je vous rassure, je n'ai pas besoin de vous dans mon équipe et je ne cherche pas a vous engager pour mon compte. Le patron du Shiny désigna furtivement Clive du regard. J'ai déjà... De très bons éléments a mon service. Par contre, je ne vous cacherais pas que si vous ne vous trouviez pas sur mon chemin, je n'en serais que plus heureux, aussi si je peux vous rendre service, je le ferais volontiers.

Sur ces paroles, Free Hands se leva sèchement comme s'il n'attendait pas une réponse instantanée de la part de son interlocuteur. Il lui tourna même le dos comme pour lui faire comprendre qu'il ne craignait pas de coup fourré et qu'il était prêt à lui faire confiance. Avant de se diriger vers son bureau a l'étage il lança sa dernière attaque à l'attention du vacher.

- Que je sois bien clair, il ne s'agit pas de débauche ou de corruption, mais d'un partenariat de type "gagnant-gagnant". Je sais que vous y réfléchirez M. Montana.
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Jesse Montana



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MessageSujet: Re: Un show envoûtant [ouvert à tous]   Lun 23 Sep - 20:18

Jesse restait sceptique. Si pour freehands ce n'était pas de la corruption, pour lui, ça en avait pourtant le goût et l'odeur...

En tout cas, il était clair que le sang risquait bientôt de couler à Sunset Hill. Et même si le bon élément était un alcoolique notoire, Jesse se souvenait que ce dernier l'avait terrasser au bras de fer. Comme quoi, il valait mieux se méfier de l'eau qui dort. Mais l'homme au stetson noir avait aussi un contrat avec Baxter et bien que l'honneur était une notion désormais assez vague dans l'esprit de Jesse, il n'était pas prétendant à la trahison.

Déjà Fargo se dérobait vers l'étage tandis que Jesse terminait son verre de lait lentement. Lorsque le patron du bar lança sa dernière salve, Jesse se leva, la soirée était terminée pour lui.
Il redressa le menton pour toiser Leroy de son regard d'acier. Sa voix déchira le brouhaha ambiant:

- Comme vous dîtes, vous n'avez rien à m'offrir sur les Red et moi je ne me fie pas aux paroles, mais aux actes. Aussi pour l'instant, ne vous mettez pas en travers de mon chemin où vous êtes déjà un homme mort.


Jesse cracha sur le sol pour asseoir son propos.

- Bonne soirée.

Et le cow-boy tourna les talons sur le rythme lancinant de ses éperons qui battaient la mesure de la marche funèbre...
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Elinor Bennett



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MessageSujet: Re: Un show envoûtant [ouvert à tous]   Mar 22 Oct - 17:32

Jane entraina nonchalamment le Polak vers le bar, elle constata que la main de son garde du corps improvisé n’était pas moite le moins du monde. La femme qu’elle était appréciait ce détail, elle détestait sentir se balader sur son corps des mains rendus moites par le vice. Mais cela confirmait aussi que le monsieur n’était pas simple à émouvoir. Elle en prit son parti et sans se départir de son sourire, elle continua à essayer d’entretenir le dialogue....enfin le monologue amélioré.

- Vous savez ? J’aime votre langue ? Avez-vous des souvenirs de la Pologne ?

Lorsqu’elle lui parlait, elle le regardait, sans prendre garde à ce qui se passait devant elle.

- Puis-je vous demander ce que vous faites dans la vie ?

Bon, des bruits au sujet du Polak étaient déjà venus chatouiller ses oreilles. On en entend des choses quand on travail dans un Saloon, on en écoute quand on est curieux comme Elinor mais on juge toujours sur pièce quand on est professionnel.

Soudain, s’approcha un homme au demeurant plutôt élégant jusqu’à ce qu’il ouvre la bouche et là, vous comprenez qu’ivre, il devient juste un bonhomme mal élevé. Et ce soir, il était rond comme une queue de pelle ! Il s’approcha de la danseuse sans même accorder un regard à celui qu’elle tenait par la main.

Turpin : Hey...Elinor...laisse tomber cette blondinette et vient plutôt me voir.

Tout en lui soufflant son haleine avinée dans le nez, il glissa une main autour de la taille de Jane pour coller son corps contre lui. La pauvre donzelle ne lui offrit pas la plaisir de montrer sa crainte mais il était grand et elle n’avait d’autre choix que de se défendre avec les mots.

- Mon cher, ne soyez pas grossier je vous prie. Je viendrai vous voir plus tard...et je m’appelle Jane ici.

Elinor parlait tout en se tortillant pour se défaire de la poigne de cet intrus qui ne lâcha pas sa prise. Au contraire, un rictus se dessina sur son visage.

Au même moment, un homme crachait sur le parquet déjà plus très propre du Shiny. Et cela parut déplaire à quelques clients fidèles à Leroy.
La tension montait autant dans la salle qu’entre Jane, Turpin et le Polak.
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Jarosław Koslowski
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MessageSujet: Re: Un show envoûtant [ouvert à tous]   Dim 29 Déc - 0:08

Le Polak avait finalement accepté de servir d'escorte à la dame et de l'accompagner jusqu'au comptoir du bar. Encore que le mot escorte était bien large pour une simple traversée d'une salle de saloon majoritairement peuplée de pauvres corps avinés et lamentablement affaissés sur les tables de bois. Néanmoins, c'était l'ambiance la plus propice aux conflits et bagarres généralisées que connaissaient plus ou moins quotidiennement chaque établissement de l'Ouest, et Jaro' le savait. Mais il n'en restait pas moins assuré et tranquille. Que risquait-il? Que pouvaient-ils se produire au pire? En homme de main, bras armé et chasseur de primes, il était habitué des situations délicates. Et puis, rien n'indiquait qu'un quelconque dérapage ne se produise pile au moment où il se dirigeait vers le comptoir. Laissant toute réflexion ou hypothèse de côté, toute paranoïa ou méfiance inutile hors de sa conscience, il se contentait de laisser errer un instant son regard comme pour se conforter dans son assurance, pour savourer cette petite part d'orgueil qui le convainquait toujours d'être maître de la situation.

Le Polak porta donc de nouveau son attention à la demoiselle qu'il accompagnait. Avançant lentement, se frayant un chemin parmi les clients qui ne semblaient avoir d'yeux que pour la dame, Jaro' se laissa finalement malgré tout entraîner dans une discussion, sans pour autant répondre plus que superficiellement. Des lieux communs, des phrases simplettes, le temps d'atteindre l'autre côté de la salle, et de pouvoir boire un verre pour hydrater sa gorge légèrement desséché.

Vrraiment?, fit le Polak en arquant un sourcil. Malgrré mon amour pour ma langue, je l'ai toujours trouvée très rrrustrre, trrès... paysanne. Peu encline à autre chose que la violence, la simplicité...
Mais je suis sûr que mon feu-compatriote Fryderyk Franciszek Chopin ne serait pas d'accord
fit-il finalement à voix basse, révélant un faible sourire.

Sa réponse s'arrêtait là, alors qu'il dût écarter d'une main un client un peu trop encombrant. Il n'avait de toute façon pas l'intention d'évoquer en soi sa chère patrie. Seules les personnes qu'il connaissait vraiment, les rares qu'ils pouvaient compter comme étant ses amis, avaient le privilège de l'entendre conter ses histoires de sa chère Pologne et de ses plaines enneigées. Et puis, sa réponse était déjà exceptionnellement longue en soi, comparé à d'habitude. La demoiselle enchaîna finalement en l'interrogeant sur sa profession.

- Je ne fais que trrravailler pour ceux qui ont besoin d'un coup de main. Une simple profession d'escorrte, de protection, quelques rares fois de rrecherrches, de pourrsuites pouvant impliquer divers désagréments...

Il résumait toujours euphémiquement son métier en dehors du champ professionnel, n'allait-il pas se vanter qu'il assassinait pour de l'argent. Ce n'était qu'une façon comme une autre de gagner de l'argent. L'argent. Ce thème qui obnubilait le personnage comme presque rien d'autre au monde, ses amours du vieux continent, du luxe et du confort exceptées, bien que ces deux derniers points se rejoignaient fortement.

À peine avait-il donc prononcé sa phrase qu'un hurluberlu aviné se présenta. Envoûté sans aucun doute par Jane, il ne sembla accordé aucune importance à la présence même du mercenaire. L'homme, fortement alcoolisé, tenta tant bien que mal d'articuler quelques mots, puis, sans aucune honte ni retenue, se colla grossièrement contre la jeune femme. Le polonais fronça sérieusement les sourcils. Puis, soufflant faiblement, il lâcha d'abord une poignée de mots:

- Dowiedz się grzeczność, robactwo!

Jaro', sans une once d'hésitation, gifla violemment le dénommé Turpin d'une main, retenant la demoiselle de l'autre. Ou plutôt, de l'autre bras, sa main s'étant rétractée sous la manche de son vêtement. Ce n'était là pas un tic d'angoisse, mais une mesure systématique de prudence; dans sa manche, son doigt semblait déjà doucement caresser le froid métal de la détente d'un derringer caché et habilement fixé. Le Polak n'avait pas grande considération pour la vie d'autrui. Pour un mercenaire comme lui, éliminer une âme pour un oui ou un non, pour un simple comportement déplacé n'était pas fondamentalement un problème pour lui. Il suffisait qu'il y ait un contrat, un environnement professionnel, une simple colère, ou même la seule impression d'un devoir à accomplir. Mais cela ne restait qu'un recours. Peut-être n'avait-il pas besoin d'en arriver là, car le risque d'une bagarre généralisée se présentait, bien que cela ne chagrinait ni n'effrayait en soit le polonais. Il avait eût à faire dans des situations plus délicates. Cependant, la prudence indiquait clairement qu'il fallait au moins essayer d'éviter l'escalade, d'éviter un conflit inutile. Mais l'envie ne manquait pas au Polak, qui, fixant de ses yeux froids Turpin, lui indiqua sèchement;

- Sachez, Monsieur, que le rrrespect enverrs une dame... N'est jamais une 'option'.

Jaro' n'avait en rien, en soit, une âme de gentleman. En vérité, il ne côtoyait que peu la gente féminine, la trouvant peu douée dans le monde de l'argent, et ne la voyant que rarement dans son milieu professionnel de mercenaire. Mais il lui restait une once de respect que lui avait inculqué son père, tout comme un minimum de respect instinctif, naturel, qu'il voyait simplement comme inévitable. Et puis... Il ne pouvait s'empêcher de faire la leçon à un être aussi primitif.

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Elinor Bennett



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MessageSujet: Re: Un show envoûtant [ouvert à tous]   Jeu 20 Fév - 18:47

Le son de la gifle magistrale que « Beaux yeux » venait de donner à Turpin couvrit le petit cri de surprise de Jane. Par pur instinct, elle plaça ses deux mains devant sa bouche. D’aucun auraient pu penser qu’elle tachait d’étouffer son cri mais en réalité, elle cachait le sourire à la fois surpris et ravi qui illuminait son visage. Elle était profondément amusée de voir le pseudo gentleman ivre se faire remonter les bretelles par un mercenaire taciturne. N’eut été le bonheur qu’elle avait à se pomponner et porter des tenues et des bijoux de toute beauté, elle aurait aimé être un homme, rien que pour connaître le plaisir grisant d’en découdre avec ce genre de malotru.

Mais elle était née femme, avait été élevé comme une Lady, elle devait se résoudre à user d’autres armes que celle que caressait son « sauveur ». Elle sentait son bras derrière son dos, un contact plutôt agréable mais surprenant car, en effet, au lieu d’enserrer sa fine taille avec fougue, ou de lui caresser le bas du dos, c’est une arme, elle n’en doutait pas qu’il caressait, un Derringer dissimulé dans sa manche. Sensible comme elle était, elle sentait les infimes mouvements de son « garde du corps ». C’était le moins qu’on pouvait attendre d’un homme comme le Polak et cela la rassura. Dommage qu’il préfère l’argent et son métier aux femmes.
Mais, si seulement Leroy, y mettait le prix, il serait un fantastique homme de main...si tant est que le blondinet accepte de se ranger dans un camp.

Le sourire de contentement de la belle n’échappa pas à un des « courtisans » de Turpin. Elle avait beau dissimuler la jolie fraise qui lui servait de bouche, ses pommettes saillantes et ses yeux brillants trahissaient son amusement.  Quant à Turpin, lui, il ne lui accordait plus  aucune attention, son regard métallique était fixé sur le Polak, ses lèvres tremblaient de colère.

Turpin :  Poser vos sales pattes d’étranger sur un américain aussi digne que moi n’en est pas une non plus...gronda Turpin dans une grimace de dégout.

Il sortit un mouchoir de sa poche de veston d’une main fébrile et il s’essuya la joue comme si elle avait été souillée.

Turpin : Moi, je ne me salirais pas les mains pour vous mettre en pièces, je n’ai qu’un mot à dire et vous êtes fini.

En entendant ce discours haineux, le sourire de Jane fondit comme neige au soleil. Elle chercha Leroy Fargo des yeux avec un regard implorant. En même temps, elle prenait garde à ne pas bouger pour dissimuler le bras du Polak. Mais elle se tenait prête à se contorsionner pour le laisser dégainer et viser à loisir.
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