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 Une expédition périlleuse

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Jarosław Koslowski
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MessageSujet: Re: Une expédition périlleuse   Jeu 21 Mar - 20:41

La nouvelle s'était propagée plus rapidement qu'un feu de paille. Sunset Hill voyait ses réserves de bois s'épuiser; n'y en avait-il à peine plus que pour réchauffer encore quelques poignées de pauvres âmes frigorifiées. La ville se glaçait. L'hiver semblait, plus que jamais, étreindre la ville de son souffle froid, la recouvrant d'un linceul blanc. Mêmes les cœurs les plus ardents des hommes les plus vaillants se givraient lentement. Ainsi, c'était dans un dernier sursaut d'espoir et de courage, qu'une vingtaine de volontaires s'étaient rassemblée près des écuries, autour du bûcheron Butch, imposant colosse qui dominait la frileuse assemblée. À entendre ses cris, ses ordres crachés violemment, on comprenait que le temps de partir était finalement arrivé.

Les derniers arrivants venus, les dernières embrassades faites, les derniers adieux dits et les dernières larmes versées, l'expédition se mit douloureusement en route, s'engouffrant dans le froid et l'incertain, telle une colonne pénitentiaire piétinant péniblement son chemin vers les galères. Parmi eux, dans la dernière des carrioles – la moins occupée-, le dernier arrivant. Il avait rejoint l'expédition au moment même où l'ordre de départ avait été donnée. Il était venu seul, sans personne à qui dire ses adieux. Assis dans son coin, il n'était qu'une ombre, une pauvre silhouette emmitouflée, arborant tristement tête baissée un petit chapeau de paille usé. Couvert de fourrures hasardeusement recousue entre-elle, l'individu ressemblait davantage à un vagabond surpris par l'hiver, qu'à un un homme prêt à se battre. Bien qu'inspirant toujours un certain respect, gardant toujours une certaine aura et autorité auprès des rares personnes qui le reconnaissaient, l'homme avait dans cette marée blanche qui s'était abattue sur la ville perdu de sa superbe.

Relevant faiblement la tête pour voir lentement le paysage défiler, la place vis-à-vis de lui étant aussi vide que son regard bleu, l'homme dévoilait une barbe blonde d'européen de l'est, bien que correctement entretenue, moins parfaite qu'elle avait l'habitude de l'être. Expirant une légère buée gelée, il affichait un visage plus pâle que d'ordinaire, faiblement recouvert de givre. Qui aurait cru que quelqu'un ayant vécu des hivers plus froids et mordants encore, en Pologne, aurait pu être dans un tel état maintenant. Mais la rudesse de l'hiver l'avait pris lui, Jarosław Koslowksi, par surprise. La nature américaine était comme les américains eux-mêmes, impitoyable. Et pire encore. Ce froid, au-delà d'avoir affaibli et menacé tous les villageois, avait aussi emporté la santé de Warszawa, fidèle jument qui avait du rester dans les écuries de Sunset Hill; l'emmener l'aurait menée à sa perte. Ainsi dépossédé de son meilleur et plus fidèle allié, le Polak se retrouvait dans cette pauvre et frileuse expédition, dans l'espoir que celle-ci une fois accomplie, remède au moins partiellement au froid qui s'abattait sur la ville et ses habitants.


Puis, une détonation déchira la frêle tranquillité. Les chevaux s'agitèrent. Des exclamations se firent entendre. Des hennissements chevalins arrachèrent toute sérénité. Puis, tout s'apaisa... Des murmures se firent entendre. Des paroles jetés en l'air. Des gens se seraient écartés de l'expédition un instant. Ils se seraient peut-être fait attaqués par des indiens, des ours, des ombres? De vaines fantaisies parcoururent l'ensemble des hommes, dont aucun ne semblait encore près à agir. Au milieu de l'incompréhension et de la spéculation, Jaro' se leva, s'écarta de la foule, sans rien dire, ni rien prévenir, avançant d'un pas déterminé vers la source de la déflagration. Il ne se précipitait pas exagérément, ne se déplaçant qu'à une vitesse modérée dans la neige glissante, n'avait-il aucune envie de mettre sa vie en jeu pour de quelconques personnages. Prudent, il s’avança, distingua lentement une scène de bataille agitée. Il y avait des formes noires et agressives.. Agiles... et en meute... Des loups, sans aucun doute. Il reconnaissait aussi deux silhouettes humaines, dont l'une semblait davantage ressembler à un ours, qui ne lui paraissait pas si inconnu, finalement. Se réchauffant une dernière fois les mains, il prit son Peacemaker d'un geste vif et bref.

Deux loups s’apprêtaient à attaquer... La situation semblait s'empirer. Il pouvait essayer de tirer de loin. Les grognements étaient déjà faiblement audibles. L'un des canidés se retrouva face à la peau d'ours, l'autre face à l'autre individu. Jaro', fit rapidement deux pas de côté. Il distinguait désormais clairement les hommes des animaux. Un autre tir siffla. La seconde personne sembla avoir déchargé son arme sur la créature menaçant le vendeur de la quincaillerie. Mais il y avait toujours l'autre loup, qui s’apprêtait à sauter... Jaro', légèrement accroupi, le fixa, l'arme à la main... Il n'avait pas le droit à l'erreur... son regard se posa derrière le métal brillant... Sa trajectoire visuelle ne pouvait apercevoir plus que le canidé sur le point de bondir... Le Polak s'arrêta... devint immobile... Sa main se figea... Sa respiration cessa... Il plissa les yeux... Un cliquetis. Une déflagration.


Dernière édition par Jarosław Koslowski le Jeu 21 Mar - 21:47, édité 1 fois
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La main du destin

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MessageSujet: Re: Une expédition périlleuse   Jeu 21 Mar - 20:41

Le membre 'Jarosław Koslowski' a effectué l'action suivante : Lancer de dés

'Dé' :

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L'esprit de l'Ouest
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MessageSujet: Re: Une expédition périlleuse   Ven 29 Mar - 21:47

La caravane

Le bûcheron venait de se faire accoster par Clive qui tentait comme il pouvait de récupérer un peu de picole. Certes l'homme n'était sans doute pas le plus malin, mais la ficelle était trop grosse. Il maugréa quelques paroles inamicales avant de prendre la direction des coups de feu... Avec sa fiole...

Clive venait sans doute de se faire un ennemi, tout du moins, une personne qui ne lui accorderais pas sa confiance.

__________________________________

La forêt

Tandis que les quelques braves venaient à la rescousse de Tequila et de Francis, le combat continuait à faire rage.
Le commerçant avait déjà vécu des situations similaires et sur les bons conseils de son paternels qui lui revenait, il tenta d'attaquer le canidé en frappant sur son point faible.
Si l'idée était bonne, l'homme faisait quant à lui, preuve d'une malchance incroyable.
En effet, le poing de Francis partit un peu trop sur la droite et frappa la canine du loup. Son poing continua de glisser dessus pour finir par frapper... son propre avant bras... Même si la fin du coup ne lui fit aucun mal, un regard extérieur pouvait être étonné sur cette stratégie de défense.

Le loup donc ne lâcha pas prise et continua de plus belle à écharper le bras du commercial. Du moins, jusqu'à ce que la balle de Tequila ne lui traverse la tête, arrosant de sang le pauvre Francis. La bestiole lâcha sa prise et finit son vol un peu plus loin sur la neige. Il ne restait devant Francis que la dent de loup qui finalement s'était cassée sous ces chocs répétitifs. C'est alors qu'il pu sentir une douleur au niveau des fesses...

Tequila quant à elle attendait vaillamment la morsure d'un autre loup. Mais sa bonne étoile devait encore la protéger puisqu'elle ne venue jamais. un coup de feu au loin alluma le loup à la hanche et le fit rouler dans la neige. Au loin se dessinait les quelques braves qui venaient à leur secours. Au grand étonnement des deux rescapés, il n'y avait aucun fusil parmi eux. Le type qui avait fait mouche avait tiré au colt, ce qui représentait un bel exploit au vu des conditions.

Avec un des leurs mort, deux blessés et d'autres hommes arrivant à la rescousse de leurs frères, les loups survivants conclurent d'un commun accord que la victoire ne pouvait être dans leur camp. Celui qui léchait le museau de l'animal assommé par Tequila avait réussi à le réveiller et sonna la fuite. Le reste des loups partirent dans les taillis, même celui qui tenait entre ses crocs les fesses de Jefferson...

Les deux humains étaient sauvés et seule la dépouille du loup abattu par Tequila gisait sur le sol maculé de sang. Bientôt leurs sauveurs les avaient rejoint et tout le monde pouvait maintenant réintégrer la caravane...

__________________________

[La morsure aux fesses ne fait pas perdre de PV à Francis, mais il ne sera pas agréable pour lui de s'asseoir. Par contre, il perd deux points de vie et son bras est bien amôché par les crocs du loup]
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Tequila Jo

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MessageSujet: Re: Une expédition périlleuse   Sam 30 Mar - 13:27

*Ne pas tuer Jefferson, ne pas tuer Jefferson*

Bam, son coup était parti et maintenant elle fermait les yeux, comme si ce geste la protégeait des crocs du loups...

Mais la douleur ne vint pas. Non, à la place, une détonation et un corps qui roule. Tequila ouvrit les yeux.
Le loup qui devait l'écharper était à terre, mieux encore, l'un d'eux sonnait la retraite et les loups fuyaient...
Elle compris rapidement d'où provenait ce miracle. Au l'horizon, plusieurs silhouette se découpait, l'une d'elle avait un pistolet entre les mains. C'était son sauveur...

* El hiro del puta ! Il l'a abattu à cette distance...*

Autant dire que dans l'expédition, il y avait une fine gâchette, sans doute plus douée qu'elle. Elle souffla tout en essayant de se détendre. Tiens elle en avait même oublié le vendeur de clous. Était-il encore vivant ? Apparemment oui mais son bras pissait le sang et il en avait aussi plein le visage. Le loup l'avait pas raté... Espérons que la blessure ne soit que superficielle, mais vu comment il grognait, ça avait l'air d'aller. Elle n'allait quand même pas dorloter un type qui était incapable de tuer un chien sauvage.

Elle passa devant lui sans un regard, distante, telle une reine et dit d'un ton condescendant:

- En fait, t'es vraiment un boulet !

Elle s'agenouilla prêt de la dépouille qu'elle venait d'abattre. Elle la souleva et la mis sur son dos.

- Celui-là, il est à moi !

Bien sûr, elle partagerait la viande avec le groupe, mais garderait la fourrure pour elle. Dommage que le premier loup avait survécu à son coup de crosse...

Lorsque le petit groupe les aura rejoint, Tequila remerciera Jaro:

- Merci de m'avoir tiré de ce mauvais pas. je m'appelle Joanna et vous ?
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Francis Jefferson

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MessageSujet: Re: Une expédition périlleuse   Dim 31 Mar - 10:28

Et il frappe, encore et encore, et quoi que l'objectif lui semble trop dur pour qu'il soit bien en train de mettre des coups au but, il s'en fout, et il continue ! L'animal avait beau continuer de lui secouer le bras en grognant, les coups tombaient, encore et encore, de plus en plus rapide jusqu'à ce que subitement, une balle ne siffle à ses oreilles et n'envoie valser la bête qui abandonna une dent rompue et de possibles infections dans son bras.

A peine le temps de reprendre une respiration normale qu'il sentit une douleur aux fesses, moins vives mais notable, pour voir une autre de ces saloperies tenter de le croquer, hélas, à un endroit mieux couvert et ou il comptait bien se défendre encore plus férocement. Malheureusement pour le jeune bonhomme, à peine quelques coups de cuisse et de bottes éraflant les flancs du loup furent suffisant pour que le loup comprenne qu'il ne ramènerait même pas l'humain blessé du groupe.

Redressé sur ses fesses légèrement douloureuses, il regarda son bras. Les blessures étaient plus que superficielles, mais ne nécessiteraient que les premiers secours pour ensuite se refermer toutes seules. Juste quelques cicatrices, il faudra juste penser à demander le sacrifice d'un peu de gnôle pour éviter de perdre le bras bêtement...

Tout au jugement de ses blessures, il releva le nez et haussa les sourcils en entendant Tequila, ne tardant pas à lâcher dans l'air, d'un ton aussi provocateur que possible :


"En veille la pisseuse. C'est pas moi qui ait répandu mon odeur dans la neige et qui voulait tant faire la discussion ! Peut-être que vous seriez toute indiquée pour assommer des veaux et tirer sur des poules dans une ferme..."

Il ne put continuer à faire part à une Joanna qui ne l'écoutait sans doute déjà plut de ses comparaisons quelques peu insultante car il serra fort les dents, se saisissant de la canine bien enfoncée dans son bras pour l'y ôter lentement, suivis d'un long soupire d'apaisement en observant le trophée... Buter un loup, même un gamin avec un fusil peut le faire, lui rompre une dent au poing, c'est encore plus impressionnant... Devant les piliers de comptoirs ou les grenouilles de bénitier en tout cas.

Tant bien que mal, il se releva, et, en quelques secondes, souleva sa fourrure pour la faire retomber sur ses épaules, glissant la dent dans une poche de sa veste pour libérer sa main et prendre sa carabine. L'autre bras ne valait mieux pas être utilisé, ou seulement en soutien du premier. Cela ne l'empêcha pas pas de grommeler et de se rapprocher de l'attroupement, glissant même un coup d'épaule à la carcasse et n'hésitant pas à couper la parole à quelqu'un pour prendre la parole.


"Avant d'être à vous, ce cadavre me doit une manche, et vous, vous me devez une cible immobile, vous ferrez croire difficilement que vous l'avez abattu au vol, avec moi tout entier volant dans son sillage et lui brisant une canine à coup de gnons..."

Histoire d'en rajouter une couche, balader son bras ensanglanté devant le nez de tout le monde ferrait peut-être réagir quelqu'un, au moins pour lui indiquer ou il trouvera de quoi se rafistoler, et peut-être même un peu d'eau pour se laver... Mais en attendant, c'est pas aujourd'hui quelle va récolter beaucoup de gloire... C'est déjà trop tard pour le liquider, lui, sa grosse rancune et ses petites vérités, et l'empêcher de pouvoir déblatérer sur ces futures cicatrices causées par une incontinente bavarde.
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Jarosław Koslowski
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MessageSujet: Re: Une expédition périlleuse   Mar 2 Avr - 0:28

L’œil s'était immobilisé. La respiration, arrêtée. Le corps, pétrifié. Seul un doigt qui glissait, doucement, légèrement, donnait encore vie à la silhouette du Polak. Puis, l'index s'écrasa fermement contre le métal scintillant. Une déflagration gronda sinistrement. Le plomb perfora l'air, sifflant lugubrement avant de déchirer la hanche du canidé. Celui-ci s'écrasa lourdement dans la neige en poussant un cri plaintif. Allongée dans la glace, sa robe sombre souillée de rouge, l'animal avait perdu sa fierté de prédateur; il était devenu la proie d'un chasseur, qu'il n'avait ni vu ni senti venir...

Jaro' esquissa un léger sourire. Malgré le froid et sa misérable inactivité récente, il n'avait pas perdu la main. Au contraire, armé d'un simple Peacemaker, il avait perforé un loup en plein saut à une distance plutôt conséquente. Mais surtout, ce coup de feu s’annonça comme une reprise de sa véritable vie de pistolero, mettant enfin un terme à cette trop longue inertie hivernale qu'il avait subi et qui l'avait cloué à la simple existence citoyenne.

Voyant que la situation s'arrangeait, que les loups avaient sonné la fuite, et qu'aucun autre tir n'était nécessaire, Jaro' baissa son arme. Il prit par la suite une cartouche de sa ceinture, fit tourner le barillet, et plaça le projectile dans l'emplacement qui venait de se libérer. Il valait toujours mieux recharger en temps d'accalmie que de ne pas pouvoir tirer en situation d'urgence. Une fois l'arme de nouveau prête à hurler par six fois, le polonais la rangea soigneusement, mais bien évidemment, toujours à portée de main.

Une fois cela fait, il s’avança, en dernier du groupe -les autres n'ayant pas attendu qu'il tire et finisse de recharger pour jouer aux héros-, vers les deux silhouettes qui s'étaient écartées de l'expédition. Regardant prudemment autour de lui, espérant que les coups de feu n'avaient pas attiré d'autres prédateurs - de calibre humain ou non -, Jaro rejoignit finalement les autres.
Une fois sur place, il s'avéra que la peau d'ours, blessée, était effectivement le vendeur de clous qu'il avait rencontré quelques jours auparavant à la quincaillerie, et que la seconde personne lui était totalement inconnue, mais, contrairement à ce qu'il s'imaginait, n'était point un homme, mais une dame se présentant à lui sous le nom de Joanna. Cette dernière tint à le remercier pour l'avoir sortie de la situation assez délicate dans laquelle elle était. Acquiesçant faiblement de la tête, il répondit brièvement, laissant transparaître son accent slave.

– Vous sembliez bien vous débrrrouillez malgrrré tout...

Jaro' n'était pas l'expert-né en relation sociale, et encore moins l'individu à discuter avec les demoiselles, qui, selon lui, n'avaient que trop peu le sens des affaires et ne lui apportaient donc que rarement l'occasion de trouver un travail et de se faire des profits. Et c'était bien l'argent qui occupait la place centrale de toutes ses conversations, bien que des exceptions pouvaient se faire voir, de part et d'autre, selon les circonstances et humeurs du personnage. Mais, dans le cas présent, disposait-il tout de même d'un minimum de capital-sympathie de par son action. Alors, il était tout à fait normal d'en profiter au moins assez, pour se forger une réputation en ville... C'était donc ainsi qu'il répondit aussi en donnant son surnom, mais pas son prénom - qu'il n'aimait pas dévoiler-. Et puis, bien peu nombreux étaient les gens qui réussissaient à le retenir... ;

- Ici, on m'appelle le Polak.

Ayant répondu, il jeta un bref regard au vendeur de clous, mais en détourna rapidement les yeux. Le personnage en peau d'ours était blessé et en train de se plaindre, de rouspéter. Jaro' n'avait aucune envie de lui adresser la parole si c'était pour entendre ses jérémiades, d'autant plus qu'il n'avait de toute façon pas de quoi l'aider. C'était bien le bûcheron qui portait une bouteille de gnôle sous le bras, pas lui.

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L'esprit de l'Ouest
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MessageSujet: Re: Une expédition périlleuse   Mar 9 Avr - 20:45

Tout en continuant leur chemin avec la caravane, nos amis faisaient connaissance ou du moins tentaient de ne pas s’entre-tuer pour des futilités. Quelqu'un raconta bien au bûcheron que le gamin aurait bien besoin d'un coup de gnôle sur ses blessures, mais ce dernier,déjà refroidit par la tentative de Clive pensa à une nouvelle ruse et haussa simplement des épaules. Jefferson devra se trouver plus convaincant pour faire comprendre le pouvoir curatif de l'alcool sur ses blessures.

Hormis cela, le soleil et le vent doux aidant, la petite troupe arriva à sa destination avant midi, en avance donc sur l'horaire prévu. Il pouvait même espérer rentrer avant la nuit s'ils mettaient un bon coup de reins.
Aussi les bûcherons commencèrent vaillamment leur ouvrage avec l'aide des autres volontaires. Le travail allait bon train et en une heure, ils avaient déjà abattus quelques beaux spécimens de ce bout de forêt et l'ambiance était plutôt détendue.
A ce rythme, ils pouvaient réellement espérer dormir dans leurs chaumières.

Mais comme la vie avec un MJ n'est jamais un long fleuve tranquille, il arriva bientôt quelque chose qui n'était pas réellement dans les plans des colons...

2 indiens dévalèrent la pente enneigée vers la bande de bûcherons, tomahawk à la main et semblant les insulter de tous les noms. C'est ce que du moins Butch compris en mettant les indigènes en joue. Heureusement, Sam le trappeur baissa le canon de son arme. Il avait reconnu des Hom-Pawas, peuple avec lequel les blancs étaient en paix. Connaissant un peu leur langage, Sam s'avança vers le duo qui ne s'arrêtait pas de jacasser. Les bûcherons firent une pause dans leur labeur et se rapprochèrent pour entourer les peaux-rouge.
Bien que peu rassurés, ils continuèrent le dialogue, comprenant rapidement que le trappeur connaissait leur dialecte.
Sam se gratta le haut du crâne et commença à expliquer la situation au groupe autour de lui.

- Bon, ben voilà, les gars. Y disent que le coin est sacré et qui faut pas toucher aux arbres. Faut même laisser ici ceux qu'on a coupé. Sinon ça va déplaire aux esprits qu'y disent ! On fait quoi Butch ?


Le chef de la caravane fit tanguer les coins de sa bouche de gauche à droite avant de lâcher un gros glaviot sur le sol enneigé:

- Leurs esprits, j'me torche avec ! On a toujours pas assez de bois et si on ramène pas tout ça, c'est not'ville qui va crever ! Alors on continue !


On entendit des "Ouais !" et des "Il a raison!" dans la foule. Les indiens continuèrent de plus belle à déblatérer sur le respect des ancêtres et de leurs terres, les paroles dans les insultes d'une foule de plus en plus menaçante. Comme pour couper court à toute conversation, Butch sortit son flingue et arma son chien.

- On continue que ça leur plaise ou non !

Le maître venait de lâcher la bride à ses chiens enragés et bientôt, une idée brillante jaillit de cette ruralité bestiale:

- Qu'on les lynche !

D'autres avaient sortis leurs armes, un avait même brandit vers le ciel une corde et une pierre fut lancée contre l'un des indiens. Si personne n'intervenait pour calmer les ardeurs d'une foule en furie, il n'y aurait pas que du loup à manger ce soir...
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Tequila Jo

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MessageSujet: Re: Une expédition périlleuse   Jeu 11 Avr - 20:14

- En veille la pisseuse. C'est pas moi qui ait répandu mon odeur dans la neige et qui voulait tant faire la discussion !

Ca c'était bien une remarque de mec. Incroyable que cette race s'attache autant à des futilités de ce genre. Il étaient en vie, c'était bien plus important, non ? Et puis désolé, mais satisfaire les besoins primaires que sont le pipi et la communication était une noble cause...
Bref, elle haussa les épaules aux jérémiades du douillet. Comme s'il avait cure de se faire mousser. Ca l'arrangeait en plus qu'on ne la soupçonne pas de savoir tirer.

Elle engagea son attention plutôt sur la réponse du rouquin.

- Ici, on m'appelle le Polak.

- "Le polak" répéta-t-elle. "C'est original de prendre un nom commun. C'est comme le gueulard là, on l'appelle "le boulet". renchérit-elle un sourire en coin avec son joli accent mexicain.

Basse vengeance, certes, mais ça faisait toujours plaisir. Elle alla ensuite rejoindre le reste de la caravane dans un déhanché qu'hélas pour ces messieurs, ses épaisses fourrures empêchaient de deviner...

..................................................................................................................................................................................................................

Plus tard, la caravane fit halte dans une petite clairière et les choses sérieuses commencèrent. N'ayant aucune connaissance dans le bûcheronnage, Joanna décida de s'occuper de son loup. Ainsi, elle fixa une corde aux pattes arrières de l'animal et le suspendit à un arbre. A la ferme autrefois, elle s'occupait des animaux, des poules et des lapins. Aussi, elle n'eut pas forcément de mal à en faire tout autant avec un loup. Elle prit son couteau, coupa la fourrure au niveau des pattes et commença à la détacher de la peau.

- "Et maintenant, on enlève le pyjama !" dit-elle en souriant.

Tout cela lui rappelait l'heureux temps où elle travaillait à la ferme avec son mari quand soudain, la venue d'indiens troubla le groupe.
Tequila suivit l'action de loin mais la testostérone mêlée à l'idiotie locale lui fit rapidement détourner le regard. Elle préféra ne pas s'en mêler. D'abord parce qu'elle était une femme et qu'il y avait peu de chance que l'on l'écoute. Et puis elle était finalement elle aussi une étrangère même si elle maîtrisait mieux la langue qu'autrefois. Bref, à certains moments, il valait mieux détourner le regard...
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L'innocente
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MessageSujet: Re: Une expédition périlleuse   Jeu 11 Avr - 21:41

L'énervement s'était répandu dans la foule aussi rapidement qu'une flamme sur une traînée de poudre. Les deux indiens allaient se massacrer gratuitement simplement parce que les citoyens de Sunset étaient tendus suite aux conditions extrêmes qu'ils affrontaient depuis quelques semaines. Lucius était immobile, au milieu du groupe d'hommes enragés qui n'attendaient qu'une seule chose : que l'un d'entre eux commence à attaquer pour le suivre. Le prêtre serait intervenu dans n'importe quelle autre situation, mais cette fois ci, il était question d'indiens. Une population dont l'innocente ignorait tout, d'ailleurs c'était la première fois qu'il en rencontrait en vrai, et pour l'instant, ils se trouvaient encore sur sa liste de suspects concernant l'affaire pour laquelle il était arrivé à Sunset. Contrairement aux dires, leur peau n'était pas si rouge, mais plutôt brune. Cela ne les disculpait en rien pour autant, aussi, Lucius préférait attendre et voir ce qui allait se passer : ces êtres avec leurs dieux et esprits inconnus allaient peut être se trahir et dévoiler leur vrai visage, s'il s'avérait qu'ils soient bien des démons.

Il ajusta sa tunique et dissimula légèrement son visage afin de se fondre un peu plus dans la masse, puis il s'enfonça dans la foule jusqu'à avoir un angle de vue assez confortable pour observer la suite des évènements. La main sur son crucifix, prêt à intervenir, il priait maintenant pour que les deux indiens reprennent leur forme de serviteur des forces du mal.

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Francis Jefferson

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MessageSujet: Re: Une expédition périlleuse   Sam 13 Avr - 20:07

Sur la suite du trajet, une fois installé sur un chariot pour s'économiser, il se gêna nullement pour continuer à cracher sa bile à pleine voix... Comme quoi, le mec "un peu trop plein de vie", vaut mieux l'avoir de bonne humeur que blessé et maussade. Si il y a bien une chose pire qu'un mec joyeux à la voix portante, c'est un mec en rogne avec cette même voix.

Cependant, il ne sera pas encore laissé aller à menacer qui que ce soit, c'était surtout son truc à lui pour qu'on s'aperçoive rapidement si il avait perdu connaissance, mais au fond, il savait bien que si il se sentais étourdis, il n'aurait aucun scrupule à faire sauter un tout petit bout de forêt, soit pour qu'on daigne enfin lui filer de quoi se taire, soit qu'on le descende immédiatement.

Mais cela ne vint pas, la blessure demeurait trop superficielle, seule l'idée du membre gangrené continuait à lourdement emmerder le jeune homme, ce qu'il ne se privait pas de clamer depuis son chariot une fois la coupe commencée. Pas sur d'être entendu d'ailleurs, mais au fond, ça lui faisait oublier la douleur, c'était déjà ça.

Et puis vint cette histoire d'indien, enfin quelque chose qui lui fit fermer sa grande gueule et descendre. Cependant, déjà pas en bien bon état, il demeura à l'écart du rapide attroupement, histoire de ne pas se faire bousculer et de devoir finir par brailler et essayer vainement de liquider un bucheron de deux fois son poids avec son seul poing valide.

Cela finit par s'envenimer, et bizarrement, à un point qui allait même surprendre le jeune homme. Il n'en avait lui-même pas grand chose à faire des croyances des sauvages, de toute façon, ils se plantaient sur toute la ligne, c'était sur... Mais...


"Hey ! Ho !"

Peu de réactions dans l'attroupement, même en élevant la voix, tout cela se noie dans le marasme des insultes du groupe, Francis retenta bien d'élever la voix, mais c'est tout juste si le type devant lui posa un bref regard sur sa personne, histoire de savoir qui tentait de violer son tympan.

Sentant la moutarde lui monter au nez, son bras lui faire un mal de chien, s'être fait une fois de plus emmerder et à moitié humilier par l'autre bécasse, il leva sa carabine en l'air et tira un coup de feu. Oui, rien que ça, histoire d'avoir un peu d'attention. Rouge d'une colère mêlé à une certaine gène, il tenta de bousculer, du mieux qu'il put, l'attroupement pour rejoindre le centre, c'est à dire les indiens.

C'est là qu'il jeta vivement sa carabine à terre et se mit à cracher sa bile comme jamais, à tous et chacun, sans distinctions :


"Bande de crétins ! Vous pensez quoi ? Elle compte deux sauvages la tribu ? Vous vous imaginez que la cavalerie se cache sous la neige pour nous sauver ? Vous êtes si lents à la détente que ça m'étonne pas que j'ai un bras en charpie !

Moi, je vous le dis, si vous pendez, lapidez ou descendez ces deux cons, danger ou pas, quitte à me faire bouffer pour de bon par une autre saloperie, je me barre ! Et si je perd mon bras, y'a des chaumières qui vont péter le feu !"


Respirant vivement et propulsant autour des luis des panaches de vapeurs, le colérique repris assez rapidement, histoire de ne pas risquer de se faire lyncher à son tour. Face à des types assez stupides pour s'imaginer pendre deux indiens sans manger la tribu sur la gueule dans le demi-heure, y'a de quoi craindre de se faire descendre.

"Alors quoi ?! Si vous êtes assez couillus pour pendre deux peaux rouges, allez donc prendre d'assaut leur camp ! Vous avez pas besoin des chariots donc je peux les prendre avec ceux qui seront assez futés pour ne pas se salir les mains, le sacrifice débile de vos vies remboursera le bois volé !"

Sur ce, avec ses trois poils au menton, le gamin ramassa sa carabine au sol et la secoua pour en décrocher la neige. Puis, il s'avança vers la foule qu'il avait auparavant transpercé, reprenant alors sa voix maussade et exaspérante de geignard à grande gueule pour s'adresser aux malabars lui bloquant le passage.

"Écartez vous, j'ai mal !"
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L'esprit de l'Ouest
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MessageSujet: Re: Une expédition périlleuse   Sam 20 Avr - 19:33

[Jaro est un peu en manque de temps pour poster, il m'a laissé quelques infos]
_________________________

Sur le chemin, Jefferson braillait à qui bon voulait l'entendre, à tel point que le bûcheron de tout à l'heure lui flanqua sa fiole contre son torse:

- Bois et ferme là !

Le ton était inamical et on pu même entendre un grognement rageur, avant que l'homme partit loin, très loin de l'insupportable blessé. De l'avis général, Francis avait cassé les oreilles à tout le monde, le faible estime que le groupe pouvait avoir envers lui baissait fortement. Puis se fût l'arrivée au bois et l'arrivée des indiens.


Une fois l'incident commencé; le polak se posa dos à un arbre en croisant les bras tout en gardant un œil averti sur la situation.
Le coup de feu de Jefferson saisit tout le monde. Voyant que les indiens n'avaient pas été la cible de ce dernier, tout à chacun se tournait vers son origine. L'origine en question était un petit gars rouge de colère avec un bras bandé avec les moyens du bord.
Il jeta sa rage sur l'assemblée. Le polak fronça les sourcils à ses paroles et commença à jouer avec son arme, faisant vrombir le barillet et provoquant les indiens en visant leur scalp tout en faisant mine de tirer.

- "Qu'on lynche le p'tit con aussi" entendit-on dans l'attroupement.

Mais Butch, plus sage, leva son flingue pour calmer ses chiens.

- "Mouais, c'est pas forcément faux." cracha-t-il en même temps qu'un morceau de chique." Sam, dit leur de déguerpir avant que je change d'avis."


Il se tourna vers ses hommes et leur gueula dessus comme un putois:

- Allez au boulot bande de feignasses, on a pas toute la journée !

Butch avait toujours son flingue en main, histoire de convaincre les plus bouchés. Ça grommelait dans tous les coins et ça insultait les rouges tandis que ces derniers prenaient leurs jambes à leurs coups pour éviter les pierres que certains leur lançaient.
Quant à Francis, il du faire avec les croche pattes et les bourrades flanqués par des hommes mécontent de pas avoir pu lyncher du rouge. Cette fois, c'était sûr, Francis avait mauvaise réputation dans le groupe et plus personne ne lui parlerait...

___________________________________________________________________

Poussés par les "encouragements" de Butch, le travail avança rapidement et avant le milieu d'après midi, le chargement était prêt à être embarqué. Les indiens n'étaient pas revenus et c'était tant mieux. Le ciel si bleu tout à l'heure avait commencé à se voiler et l'air s'était rafraîchi. Mais les colons avaient tellement suer que cela ne se fit remarquer que par ceux qui n'avaient pas abattus des arbres.

Ainsi, la caravane repartit avec le bon espoir de rentrer à Sunset avant le coucher du soleil. Autant dire que l'ambiance était bonne et que finalement, à part la rencontre avec quelques loups, l'expédition n'avait pas été si périlleuse que cela.

Mais sur Despérados, il ne faut jamais vendre la peau de l'ours avant de l'avoir tuer...
Bientôt, le léger vent se transforma en bourrasque et pire encore, la neige recommençait à tomber. Quelques temps après, le blizzard s'intensifia et ce fût une véritable tempête de neige qui débuta.
On distinguait à peine le paysage, le froid était en train de transir les muscles des bêtes et l'avancée devint rapidement difficile, voir dangereuse pour les chevaux.
Malgré un courage sans faille, la caravane ralentissait beaucoup, trop peut-être et l'espoir de rentrer au bercail avant la tombée de la nuit s'amoindrissait à chaque minute perdue pour faire avancer les chariotes... Les hommes aidaient maintenant les chevaux à tirer le bois, la fatigue et l'épuisement gagnait l'équipage en même temps que le doute.
Après de rapides pourparlers, l'équipage décida de s'arrêter si jamais quelqu'un trouvait un abri correct pour y passer la nuit. Dans le cas contraire, il fallait continuer d'avancer...

_________________________________

[Pour ceux qui veulent continuer à avancer coûte que coûte, pas de jets de dés, pour les autres, faîtes un jet de perception:
- 5 ou moins, vous ne voyez rien et continuez votre chemin
- 6 ou 7, vous percevez une cabane (plus ou moins grande selon votre score)
- 8 ou plus, vous voyez une grotte
- A 10, surprise ]
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Tequila Jo

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MessageSujet: Re: Une expédition périlleuse   Dim 21 Avr - 12:27

Hé bien, il s'en passait des choses mine de rien...
Joanna fut surprise de voir le prêtre se joindre à l'attroupement et... ne rien faire.

Elle grommela pour elle même le fait que c'était bien beau de faire des sermons tous les dimanches si c'était pour ne pas suivre les préceptes de la foi. On ne l'y reprendrait plus, vivement qu'elle retourne au Mexique une fois sa fortune faite, là-bas au moins respectent les préceptes de la religion.

Elle était déçue, déçue que le prêtre ne soit pas l'homme vertueux et courageux qu'il prétendait être. non, à la place, il se tenait avec les hommes dont l'obscurantisme de la haine et la bêtise leur faisaient commettre des erreurs.

Mais c'est une autre erreur de la nature qui vient foutre un joyeux bordel autour de toute cette agitation. Jefferson commençait à insulter tout le monde... Rien d'inhabituel jusque là, quoique cette fois, il met deux trois choses censée dans son discours. Suffisamment pour qu'on laisse filer les indiens. La bonne nouvelle rendit le sourire à la belle surtout qu'après tout ça, le commerçant se faisait molester doucement par ses semblables.

Elle sifflota et termina son ouvrage avant d'aller voir le gueulard. Elle arriva vers lui la mine sévère et le rabroua fermement:

- Tou es l'homme le plous stoupide de la terre ! T'aurais pou te faire touer.

Elle resta sur cette position un temps avant de lui sourire:

- Mais c'est bien que les indiens ne soient pas morts. Bon, fais voir ton bras qué y arrange ça.

Si le vendeur de clous le lui permet, elle lui bandera le bras avec les moyens du bord quitte à déchirer une partie de sa tenue. Il y avait pas mal de chance qu'il refuse de se laisser soigner, mais il ne pourrait pas bander son bras tout seul, enfin pas de façon vraiment potable en tout cas.

......................................................................................

Le convoi reprit sa route dans une bonne humeur palpable. Mais bientôt la neige et le vent froid sapèrent cet engouement et Joanna ne cru jamais être aussi pressée de rentrer à Sunset. En plus, elle faisait maintenant le chemin à pied pour en pas fatiguer plus que cela les bêtes. Elle rêvait de s'en jeter un au coin du feu du $hiny, mais cette heureuse perspective s'érodait au fil du temps.

Inutile d'espérer plus, ils n'arriveraient jamais à Sunset avant la nuit. Tequila décida d'explorer au moins du regard les alentours afin de trouver un abri salvateur pour le groupe...
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MessageSujet: Re: Une expédition périlleuse   Dim 21 Avr - 12:27

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MessageSujet: Re: Une expédition périlleuse   Lun 22 Avr - 22:08

Je ne pensais pas qu'un jour je serais dans un tel pétrin. 

Ily était chez elle dans sa tribu. Elle s'occupait d'une petite fille aux cheveux long qui tenais absolument à les faire tresser. Elle avait réclamer ses nattes toute la matinée. Malgré le froid, les enfants et quelques femmes se trouvaient dans une grande tente où il y régnait une chaleur étouffante. Elle avait fini par céder à l'enfant et toute tes deux s'étaient assises prêt du feu. Jamais Ily aurait pensé, à cet instant se retrouver dans le blizzard que les siens créaient. Ses mains en guisent de peigne, la jeune squaw démêlait les cheveux de la petite qui se laissait faire patiemment.

Ily ! Tires pas trop mes cheveux !

Alors ne bouges pas.
 

Ily aimait bien cette enfant. On lui disait souvent qu'elle se ressemblait beaucoup mais elle n'en était pas sur. Elle n'avait pas fait attention a comment elle était étant jeune et le simple fait qu'on lui dise ça lui donnait envie de montrer qu'elle était unique. Elle attacha les dernières mèches dans les cheveux ébènes quand elle entendit dehors les paroles crier de deux hommes. Toujours aussi curieuse elle se précipita dehors. A peine eut-elle mis les pieds à l'extérieur de la grande tente qu'elle déchanta. L'aire glacial lui mordait les pieds, les jambes, les bras et le visage. Elle s'accroupit en glissant sa main sous la tente. Sa mère qui l'avait vu sortir avait compris et lui donna des vêtements d'hivers.

Une fois enfiler le manteaux et les chausses qui couvrait ses mollets, Ily se dirigea vers le couple de chasseur qui revenait de la forêt sacré. Des blancs projetaient de prendre leurs arbres. La curiosité piqué au vif, elle se mit en tête d'aller voir ça de plus prêt. Elle savait que ce n'était peut-être pas une bonne idée car la petite voix qui lui servait de conscience lui criait de rester au chaud plutôt que de parcourir la forêt qui allait bientôt subir le joug des chamans.

Deux d'entre nous sont restés là bas ! Ils faut rassembler les chamans pour les garder captifs en forêt. 

Pendant qu'ils débattaient de comment procéder, la jeune indienne s'échappait du camps et armée uniquement de son couteau elle courut dans la direction de la caravane blanche. Elle connaissait la forêt comme un replis de vêtement. C'est alors assez rapidement qu'elle retrouva la trace de ses frères et des blancs voleurs. Quand elle arrivait à leur proximité, elle n'entendait qu'une voix fort et puissante qui semblait insulter les autres. D'après les mots qu'elle comprenait ses frères déjà présent recevait des brimade des soit-disant civilisé. Elle sentait que la situation ne pouvais que dégénérer mais elle ne pu rien faire seule pour désamorcer la chose. Elle resta donc sans pouvoir rien faire, et regardait les blancs faire leur travail horrible. A chacun des arbres qu'elle voyait tomber, elle fit une prière pour la forêt.

Ily suivit la caravane quand elle se remit en route en direction de leur ville. La fraîcheur de fin de journée s'abattait sur eux et la squaw tremblait légèrement. Ce qui n'allait pas en s'arrangeant avec la neige qui retombait. Elle entendait plus qu'elle ne voyait à présent et elle savait d'où venait ce temps. Sa curiosité trop malmené la poussa encore plus en avant dans sa bêtise et se rendit compte qu'elle ne pourrait plus rentrer dans sa tribu et son seul moyen de survit était de se joindre au hommes qui peinait de plus en plus à avancer. Elle courut dans leur direction pour les rattraper juste avant que le blizzard ne se transforme en tempête. il était quasi impossible de voir à plus de quelques foulés.

Excusez moi ! vous avez besoin d'aide je crois ! 

Elle avait crier pour essayer de se faire entendre mais elle ne s'était pas du tout rendu compte qu'elle parlait dans sa propre langue et que donc ils ne comprendraient peut-être pas. Elle fronça des sourcils cherchant rapidement ses mots. Elle avait appris quelques trucs faciles dans leur langue. Alors elle répéta sa phrase du mieux qu'elle pu. Mais elle ne pouvait pas redire vraiment la même chose.

« Moi Aider vous ! »
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Francis Jefferson

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MessageSujet: Re: Une expédition périlleuse   Mar 23 Avr - 10:55

Si il s'attendait bien à se faire bien bousculer sur le retour, cela ne l'empêcha pas de foutre quelques gentils coups de crosses à ceux qui cherchaient la merde, juste assez pour leur rappeler qu'il venaient de se faire donner une leçon de stratégie par un petit connard apprenti-artificier, et non un fils de général, et donc que cela ne le gênait nullement de devoir se démerder comme un grand pour se faire respecter.

Malgré cette attitude, il eut tôt fait de réellement relâcher toute pression. Finalement, il avait quand même eut un peu d'alcool pour apaiser ses plaies et son esprit, et il lui semblait avoir fait suffisamment de remue-ménage pour aujourd'hui.

Étonnamment, c'est la petite hors-la-loi qui vint à lui. A sa première phrase, il ne trouva pas grand chose à redire, rien d'épique, aucune raillerie non plus, il avait déjà tout crié au milieu des animaux, il était inutile de remettre sur la table le fait qu'ils seraient tous mort si il n'était pas intervenu.

Pour son plus grand plaisir, ou disons plutôt son soulagement, il ne se fit pas prier pour avoir le droit à quelques soins. C'est con, mais les morsures d'animaux, on apprend pas ça dans son job, amputer un membre, faire un garrot, c'est plus commun dans le métier... Ainsi se laissa t-il faire, se disant intérieurement qu'il n'allait pas en plus rechigner quand c'était elle qui tendait la main.


"Merci."

____________________________________________________


A nouveau assis à l'arrière d'un des chariots, dans le maigre espace entre deux troncs, le gamin tremblait dans le froid. Mais ce n'est que lorsque les bêtes commencèrent à vraiment peiner qu'il se fit violence, descendant pour "aider" un petit peu, de son seul bras valide, et surtout profiter un peu de la chaleur des animaux pour éviter de crever avant les autres, recouvert d'une fine pellicule de glace.

Hélas, les efforts semblèrent vain. De toute façon, dans le blizzard, c'était à se demander si ils allaient encore dans la bonne direction... Non, il était temps de stopper, mais pour ça, il leur fallait un endroit, quelque chose, même seulement un monticule de roche pour faire coupe-vent !

Reprenant sa carabine, quoi que, à une main, l'idée fut surtout d'avertir le reste du convoi si il voyait quelque chose nécessitant une alerte aussi urgente, et s'enquit d'observer les alentours, sans jamais s'éloigner très loin des autres. Il ne pensait pas pouvoir voir grand chose, l'alcool lui tournant légèrement la tête, a moins que ce ne soit une fièvre naissante, mais puisqu'il ne pouvait plus rien faire d'autres hormis attirer de mauvais regards sur sa gueule.
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MessageSujet: Re: Une expédition périlleuse   Mar 23 Avr - 10:55

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MessageSujet: Re: Une expédition périlleuse   Sam 27 Avr - 17:02

L'épisode des indiens ne s'était pas terminé comme le prêtre l'avait pensé. Rien de diabolique, rien de mystique, juste deux hommes qui avaient fuit sous les jets de pierre d'un groupe de brutes en manque de lynchage. Lucius sorti son carnet afin d'y inscrire ses remarques sur les évènement qui venaient de se produire. Malheureusement il n'avait toujours pas été témoin d'un évènement digne de faire avancer son enquête. Butch avait réussi a recadrer ses hommes à l'aide de ses arguments convaincants, et les hommes s'étaient remis à leur labeur sans rechigner. L'innocente commençait à peiner à force de soulever les lourdes charges et les amasser dans les chariots de transport, mais il serrait les dents pensant au réconfort que cela allait apporter aux citoyens de Sunset qui souffrait du froid depuis le début de la saison. Encore quelques efforts...

Les chariots étaient chargés et l'expédition sur le chemin du retour. Les hommes paraissaient épuisés et l'ambiance, tendue. Si les indiens tentaient une nouvelle fois de les entraver cela risquait de tourner au massacre. Cette fois le prêtre interviendrait sûrement, après tout, même s'il se méfiait encore d'eux, rien ne prouvait non plus qu'ils embrassaient le mal. Cependant, un blizzard d'une violence peu commune venait de se lever, obligeant l'expédition à redoubler d'effort. Lucius avait remonté sa redingote jusqu'à son menton afin de se protéger des assauts du vent, mais il peinait énormément à avancer dans la neige dont la température lui saisissait les chevilles. Au bout de quelques minutes, il fut décidé de stopper le convoi afin d'attendre la fin de la tempête et repartir sous un meilleur ciel. Certains se mirent à chercher un abri d'autres commencèrent à prier...

Aveuglé par ce foutu blizzard, Lucius plissait les yeux et ouvrait ses oreilles à l'affût du moindre son menaçant, comme pour se prévenir du danger alentours. Il s'était immobilisé, tout en essayant de se réchauffer dans son manteau, lorsqu'il perçu un murmure soufflé par le vent qui lui taillait le visage. D'abord, il lui était impossible de comprendre quoi que soit mais au fur et à mesure qu'il se concentrait, il pu entendre ce qu'il compris comme un faible appel à l'aide. L'innocente s'approcha de l'origine du murmure et fini par tomber sur une jeune indienne qui semblait seule. Son premier réflexe fut de saisir son crucifix et de reculer d'un pas. Mais après avoir remarqué que cette dernière ne semblait pas dangereuse, il se rapprocha légèrement d'elle et vérifia qu'elle n'était pas blessée. Il fut soulagé de constater que la jeune femme n'avait rien et qu'elle pourrait se débrouiller seule, car il n'avait aucune envie de la voir venir avec lui au milieu des hommes, qui, quelques heures auparavant était prêts à molester deux de ses semblables. S'il la ramenait au milieu des membres de l'expédition, elle allait finir en pièce, et ce, si elle était chanceuse, aussi, il commença à se retourner et revenir sur ses pas, espérant qu'elle ne fasse pas l'erreur de le suivre...

[Jet de perception pour retrouver l'expédition]

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MessageSujet: Re: Une expédition périlleuse   Sam 27 Avr - 17:02

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MessageSujet: Re: Une expédition périlleuse   Ven 3 Mai - 20:30

L'innocente ne peina pas à retrouver le groupe, suivi malgré lui par la jeune indienne. Comme Tequila, le prêtre aperçu une sorte de grotte au loin, mais avant qu'ils purent faire part de leur découverte au groupe, La carabine de Jefferson avait retentit dans le vent polaire. pour une fois, le jeune vendeur avait réussi un jet de dés volé la vedette en montrant au reste du groupe l'entrée de la caverne. La concertation ne fut pas longue et d'un commun accord, la caravane se déplaça vers l'abri.

Malgré l'accueil glacial du prêtre, Ily ne se découragea pas et tenta sa chance avec un autre blanc. Par chance, elle tomba sur Jack le trappeur qui comprit ce qu'elle voulait. Il l'emmena en tête de convoi pour informer Butch de la situation.

- "Butch, encore un peau-rouge. Elle dit..." il hésita un instant tant l'idée lui semblait stupide" Elle dit qu'elle veut nous aider..."

Le chef de la caravane rit à gorge déployée malgré le blizzard avant de marmonner:

- Ben voyons... C'est plutôt nous qui lui sauvons la vie.

Un sourire malicieux et pervers éclaira son visage:

- On va dire qu'au pire elle réchauffera les hommes... Allez on l'embarque mais dit lui bien qu'au moindre mouvement suspect, c'est l’exécution sommaire et sans merci.

___________________________________________

Et la vie reprit son cours. les hommes s'attelèrent à prendre du bois parmi leur chargement pour allumer un grand feu à l'entrée. D'une part pour que la fumée s'évacue facilement et d'autre part, pour se protéger des ombres qui ne tarderaient pas à venir.
La caverne était assez grande pour abriter les chevaux et éviter que les pauvres bêtes ne meurt de froid. De plus, leur chaleur corporelle allait aussi aider le groupe à combattre le froid. Jack le trappeur conseilla de ne pas aller trop au fond, il était possible que la caverne abrite des ours en train d'hiberner mais de toute façon, personne ne semblait vouloir jouer les aventuriers à cet instant. la fatigue gagnait les hommes et les tensions de la nuit allait ressurgir. Et puis maintenant, il y avait aussi une indienne parmi eux. Qui sait s'il elle n'avait pas été envoyée par sa tribu pour venger les siens et les égorger dans leur sommeil ? Ou pire encore, éteindre leur feu protecteur durant la nuit ? Malgré ses airs avenant, Ily rencontrait des regards méfiants ou malsains.

Butch prit soudain la parole:

- "Bon les gars", il crachat une glaviot noir, "Il va falloir faire des tours de garde pour éviter que le feu ne meurre, sinon, les ombres auront not' peau. Alors vous allez faire des équipes de 2 pour garder l'foyer allumé. Et non, l'indienne ne compte pas, j'lui fait pas confiance...

Venons en maintenant à notre ami Jefferson qui pour une fois a eu une sacrée veine avec les dés...
Voulant se reposer, il posa ses fesses sur une pierre froide, endroit qui aurait pu être confortable si un bout de bois ne lui grattait pas les fesses. C'est en essayant de le retirer qu'il se rendu compte que le dit bout de bois ressemblait plutôt à un cubitus humain. Il y avait à côté d'autres ossements qui semblaient déjà depuis longtemps rongés par les bestioles environnantes. Le cycle de la nature était ainsi et chaque chose trouvait preneur pour entrer à nouveau dans le formidable cercle de la vie. Mais au-delà de ces élucubrations poétiques, Francis remarqua ce qui semblait être une sorte de petit carnet de voyage. Si jamais il avait la curiosité de le consulter, il apprendrait que ce dernier appartenait à un certain Eastwood. ce dernier semblait être comme un de ces nombreux ères partit à la recherche du mythique trésor des Bundys, deux hors-la-loi qui avaient emportés avec eux un fantastique butin à la banque El Paso. La légende raconte qu'il s'était réfugié dans ce coin perdu afin d'y enterrer leur trésor. Mais ce dernier semblait être maudit puisque l'on revit les Bundys morts sur leurs chevaux quelques temps après. la rumeur racontait que les esprits les avait tué une fois leur trésor enterré, histoire de récupérer l'or que les colons prenaient de leurs montagnes. Et depuis ce jour, nombre d'aventuriers étaient venus tenter leur chance pour retrouver le butin d'El Paso.

Hormis toutes ses légendes que relatait ce carnet, quelque chose de nouveau apparaissait dans ces lignes. Outre le fait qu'Eastwood était persuadé que le trésor existait, il relatait l'existence de trois ceinturons. Sur le cuir de chacun était gravé une partie du plan menant au butin. En réunissant les trois ceinturons, on pouvait remonter jusqu'à l'endroit précis où toutes ces richesses étaient enterrées. Eastwood indiquait que logiquement, l'histoire s'étant passée il y a longtemps, il était possible que les plus anciens habitants de Sunset possédaient peut-être cette relique.

Le carnet terminait sur la fin stupide d'Eastwood qui mangeant de mauvaises baies avait été pris de diarrhées terrible l'ayant apparemment emportées avec lui...

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[Faîtes des équipes de deux pour mettre en place des tours de gardes]
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MessageSujet: Re: Une expédition périlleuse   Dim 5 Mai - 14:29

Il lui semblait percevoir une grotte. elle allait alerter la compagnie mais le vendeur de clous fut plus rapide qu'elle. Remarque, c'était pas forcément une mauvaise chose car Jefferson n'avait pas forcément la cote dans le groupe.
Ainsi, ils allaient devoir passer la nuit dehors dans le froid mais surtout l'obscurité... Tout le monde était à bout, les bêtes étaient submergées de fatigue et sans doute serait-elle morte de froid sans cet abri provisoire. Les troncs pouvaient permettre d'empêcher une partie du vent d'entrer dans la caverne et déjà on s'activait pour préparer un bon feu. Tequila ne se fit pas prier pour les aider, surtout qu'elle avait encore de l'énergie, n'ayant pas aidée à l'abattage des arbres, tâches trop difficile pour elle. Et puis ce soir, il y avait du loup à manger. Un sourire vint éclairer son visage, elle allait pouvoir faire un bouillon avec un peu d'eau et le jus de la viande. Ca serait mieux que rien et surtout mieux que les réserves d'avoine que d'autres avaient ramenés.

Bon et puis il fallait faire aussi des groupes de garde pour cette nuit. Joanna était encore alerte, mais ce n'était pas le cas de tous... Elle avait d'abord penser faire équipe avec le polak mais si ça tournait mal et qu'eux d'eux dormaient à ce moment là, c'était pas top comme défense. Bon et puis y avait l'handicapé, avec sa blessure et ce qu'il avait picolé, c'est clair qui allait rapidement roupiller. Autant qu'il fasse leur garde ensemble, au moins ils pourraient échanger des insultes pour rester éveiller.

La brune commença à faire quelques pas vers le boulet pour lui demander:

- On fait notre tour de garde ensemble ?

Il y avait peu de chance que quelqu'un d'autre arriverait à supporter le petit d'homme. Et puis finalement, ça ne lui disait rien non plus de rester avec les bûcherons ou pire encore avec le prêtre "faites ce que je dis mais pas ce que je fais". Il la dégoûtait vraiment après ce qui s'était passé...

Tout d'à coup, voilà, qu'elle remarque une indienne dans le groupe. Qu'est-ce qu'elle foutait là ?!? Vu les regards aguicheurs que lui faisaient les autres et ce qu'ils avaient déjà fait à ses semblables, la suite risquait d'être scabreuse.

*Une version féminine de Jefferson...*

Pas qu'elle aimait plus que ça les indiens (elle ne les connaissait pas en fait), mais la simple identification à cette autre femme dans ce groupe masculin, fit qu'elle alla directement l'attraper par le bras pour la ramener vers elle. Sans plus de mot, elle lui mit dans les mains une casserole.

- Tou vas m'aider à faire à manger. Fais fondre de la neige là-dedans et t'éloigne pas trop de moi.

Sans doute ses manières ne plaisaient pas à tout le monde, mais si quelqu'un la toisait avec un regard trop lourd, elle mettrait en évidence son colt à vue. Elle avait tué un loup en pleine action, alors un homme fatigué...

N'empêche qu'elle se demandait pourquoi elle allait toujours au secours des boulets qui croisaient son chemin...
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Francis Jefferson

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MessageSujet: Re: Une expédition périlleuse   Jeu 9 Mai - 11:58

Après le coup de feu, le gamin eut tôt fait de cavaler dans la neige, rechargeant tant bien que mal sa carabine. Puisqu'il y avait enfin un abri, il était encore temps de vérifier, armes dans les bras, qu'il n'y avait pas d'occupant incongru un peu trop près de l'entrée, si c'était le cas, de l'envoyer de vie à trépas... Mais non, rien ni personne, et en y repensant, tant mieux !

Attendant que la reste de la caravane ne réagisse et ne le rejoigne, le gamin se posa sur une pierre dans l'entrée de la grotte l'isolant du plus gros du blizzard, c'est là qu'il en tomba aussi vite en tombant sur des ossements à priori humains, assez pour supposer que les frusques et le peu de bric à brac sans intérêt n'ait pas appartenu à une autre espèce animale intelligente.

De tout cela, il ne trouva d'intérêt que pour le journal qu'il se permis de feuilleter à la va-vite, lisant un mot par-ci par-là, voila longtemps qu'il n'avait pas posé les yeux sur un autre bouquin que la bible... Cependant, certains de ses mots surent attirer son attention, ainsi que sa méfiance, cette fois-ci assez pour cacher, avec un naturel étonnant, les écrits dans une poche de son pantalon, bien à l'abri de tout dégâts et de l'humidité.

Malheureusement, pas beaucoup d'occupation pour le grand bonhomme, avec son bras bandé, la preuve faite que ses yeux valaient quelque chose et sa capacité à tirer des coups des feux à une main, cela ne servait pas à grand chose dans pareille situation. Voila pourquoi il se posa simplement par terre avant de sortir un chiffon poisseux pour graisser la belle carabine.

Il n'avait pas grand chose à faire de la nouvelle arrivante, ni des rumeurs, ni des tours de garde. Il était tout seul dans son coin à bichonner son "précieux", pensant au contenu du journal. C'est à cet instant que la mexicaine put à nouveau le surprendre, le faisant soudainement émerger de ses pensées pour l'entendre dire, d'un ton passablement distrait :


"Heu... Oui... Oui ! On... On fait ça, oui !

A priori, la chose avait quand même été comprise, mais bon... Tequila devrait surement compter sur elle-même pour s'assurer qu'il serait bien à sa place quand leur tour de garde viendrait. De son côté, il n'aura fallut que deux petites minutes pour que le gamin recommence son manège avec son chiffon, mais cette fois un peu plus attentif aux scènes se déroulant dans la caverne.

Pour sur qu'une fois les ventres un peu remplis et le feu réchauffant les gens et bloquant le vent glacial, on pourrait presque retrouver un ersatz de l'ambiance du saloon, en un peu plus chaste, on pouvait l'espérer pour les demoiselles du groupe.
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Jarosław Koslowski
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MessageSujet: Re: Une expédition périlleuse   Sam 18 Mai - 18:30

L'hiver n'avait cessé de pourchasser la caravane de l'expédition; il la coursait sans relâche, ne lui laissait aucun répit. Il la fatiguait, l’affaiblissait, lui brisait les jambes à petits feux. Il la contraignait sournoisement à avancer encore et encore, à se frayer un chemin à travers le blizzard, à s'enfoncer dans l'épaisse brume sans que le moindre espoir ne s'affiche à l'horizon. Encerclé par le froid, ralenti par le vent et découragé par ses hurlements, la cadence de la compagnie s'effondrait avec chaque mouvement. Chaque pas semblait plus lourd que le précédent. La mort en attendait plus d'un, quelque part dans cet enfer blanc. Des tombes se dressaient déjà peu à peu dans le regard des gens. Fallait-il trouver un abri, ou attendre un miracle... Avancer davantage ne revenait à rien d'autre qu'à mettre sa vie en jeu pour un résultat peu probable...

L'ironie du sort voulût finalement que ce soit le plus braillard et moins apprécié du groupe, le vendeur de la quincaillerie Francis, qui fût la découverte essentielle. C'était à lui que revint la chance d'apercevoir et la tâche d'alerter la compagnie de la présence d'un abri. Ce n'était ni plus ni moins qu'une sombre grotte, une gueule grande ouverte dans une surprenante paroi rocheuse puissante et rigide, et pourtant, à peine visible dans le blizzard. Celui-ci rugissait terriblement, enragé de voir sa proie s'enfoncer sous terre, s'échapper dans une excavation rocheuse qu'il s'était pourtant efforcé de dissimuler.

Les hommes s'engouffrèrent donc dans la caverne, et rapidement, se répartirent les tâches essentielles à l'organisation d'un campement qui permettrait de passer la nuit. Ainsi, les uns s'occupèrent de l'entrée de la grotte, les autres du feu tant attendu par l'attroupement glacé et exténué, et d'autres enfin des pauvres bêtes qui semblèrent complètement pétrifiées, gelées sous des plaques de glace. Jaro' était parmi ces-derniers, rassurant la mule qui avait porté 'son' chariot à l'aller, l'installant à sa place, s'en occupant soigneusement, malgré sa propre fatigue qui lui rognait déjà légèrement son visage habituellement si impassible.

Ce n'était que lorsqu'il s'installait finalement près du feu, alors que le chef de l'expédition voulait prendre la parole, que le Polak remarqua la présence d'une inconnue. C'était la peau rouge, celle qui les avait rejoint quelques temps avant, en plein blizzard. L’européen ne l'avait pas vu arriver. Il la toisa donc un instant de ses yeux clairs, comme pour estimer son degré de dangerosité. Il semblait se méfier d'elle, tout comme il se méfiait de tous les indiens. Il avait vu assez de colons transpercés de flèches pour savoir qu'il ne voulait pas finir comme eux. Détournant son regard, il le plongea de nouveaux dans les étincelles vis-à-vis de lui, écoutant les paroles crachés par Butch.

Celui-ci venait d'annoncer la nécessité d'un tour de garde. Deux personnes respectivement par tour. Jaro' fronça durement les sourcils, n'estimant pas nécessaire la présence d'un autre individu lors du sien. Mais il s'y résigna rapidement. Jetant un bref coup d’œil autour de lui, son regard s'attarda sur l'homme d'Église. Le Polak n'était plus vraiment croyant et avait bien des doutes quant à l'utilité d'un crucifix en situation de danger. Mais, à choisir entre un prêtre dont la compétence guerrière n'était pas évidente et un rustre bûcheron à la mâchoire large et la cervelle creuse, l'hésitation n'était pas vraiment de mise... Se levant discrètement, Jaro' rejoignit l'Innocente, puis, bien qu'à contre-cœur et ennuyé par la situation, il lui proposa de l'assister durant son tour de garde.

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L'esprit de l'Ouest
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MessageSujet: Re: Une expédition périlleuse   Dim 26 Mai - 9:59

[Hop, tant pis pour les retardataires...]
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Ainsi, quelques groupes avait été fait pour assurer la garde cette nuit. Les bûcherons les plus épuisés avaient été retiré des potentiels guetteurs. Le repas, frugal mais chaud, avait remis un peu de baume au coeur malgré le vent sifflant et les grognements sinistres qu'il apportait dans son sillon.
La fatigue étaient néanmoins plus puissante que la peur et le campement trouva rapidement le sommeil. Excepté Téquila Jo et Francis qui effectuait leur tour de garde.
Leur mission était simple, gardé le feu allumé, suffisamment pour que les ombres n'osent pas approcher...


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[C'est au tour de Tequila et Francis de jouer, les autres dorment et donc ne postent pas (exceptée peut-être Ily qui n'a pas encore choisi son groupe).
Les guetteurs doivent réussir à faire au moins 7 lors de leur jet de perception pour rester éveillé...]

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Tequila Jo

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MessageSujet: Re: Une expédition périlleuse   Lun 27 Mai - 19:07

Voilà, la journée avait été bien épuisante et la nuit allait sans doute être stressante avec ces bêtes qui rôdaient autour du feu. Il faisait nuit, il faisait froid mais elle avait la chance d'être à côté du foyer.

La jeune indienne n'avait finalement pas été très causante, peut-être était-ce le fait que les deux femmes n'avaient pas la même langue. Le loup avait finalement fait un succulent repas bien que le rationnement est été maigre.
Le ciel s'était éclairci et on voyait à présent le ciel, ce qui voulait aussi dire que la nuit allait être particulièrement fraîche.
Tequila remis une bûchette dans le foyer tout en regardant les flammes danser.

Il y avait aussi Jefferson avec elle. Il ne servait à rien mais si l'alerte devait être donnée, nuls doutes que le gueulard ferait jouer de son organe préféré.

Un peu plus tard dans la nuit, le silence commençait à lui faire piquer du nez, c'était mauvais ça. On ne peut pas dire que Jefferson avait été très bavard. Elle tenta de briser la glace en lui proposant un jeu.

- Et si on jouait pour pas s'endormir ? On pourrait faire un "Pierre, Feuille, Ciseau" ? Celui qui gagne le plous de manches gagne un dollar ? Tou es d'accord ?

Après tout, ça lui permettrait à elle de ne pas sombrer dans le sommeil, il ne fallait pas que le feu s'éteigne, c'était leur ultime barrière entre la vie et la mort... Si Jefferson est d'accord, la belle jouera cette combinaison (Ne pas regarder le spoiler avant d'avoir jouer, hein Francis ^^ Celui qui gagne l'échange gagne le plus de manches Smile )

Spoiler:
 

Qu'il veuille ou non jouer, Joanna continuera la discussion.

- Et c'est quoi ton rêve à toi quand tou seras riche ?
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La main du destin

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MessageSujet: Re: Une expédition périlleuse   Lun 27 Mai - 19:07

Le membre 'Tequila Jo' a effectué l'action suivante : Lancer de dés

'Dé' :

Résultat :
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Francis Jefferson

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MessageSujet: Re: Une expédition périlleuse   Ven 31 Mai - 16:19

Ainsi les groupes s'étaient faits, le repas n'était pas top, mais gratuit, donc largement meilleur que ce que le gamin mangeait chaque jour. Cela lui avait redonné un peu de force, mais franchement pas lourd. Sa blessure l'avait convenablement épuisé et quelques peu refroidit, il n'avait pas perdu beaucoup de sang, mais il serait bien remis lorsqu'il serait vraiment au chaud avec un repas assez consistant.

C'est sans un mot qu'il prit son tour de garde en compagnie de sa grande amie, profitant au mieux de la chaleur du feu en guettant sa bonne tenue. Ensuite, lui qui n'était pas vraiment un aventurier n'était pas le plus indiqué pour garantir la continuité de la combustion, heureusement, Tequila semblait un peu plus dégourdie de ce côté.

Pendant quelques temps, il s'était bien emmerdé à se lever, flâner de quelques pas autour du feu, bref, passer le temps dans une position inconfortable mais peu fatigante afin de se tenir aussi éveillé que possible, malheureusement, il lui fallut bien retourner à son poste pour que ses jambes évitent de se dérober sous lui.

Finalement, c'est la belle qui brisa le relatif silence des ronflements et du feu craquant sous la puissance des flammes. Un dollar, ce n'était pas rien, jouer de l'argent, c'était mal... Mais au fond, si c'était pour éviter de s'écrouler bêtement, il valait mieux ça que pioncer et laisser passer une quelconque horreur, aussi hocha t-il la tête.

Utilisant sa main valide, le gamin ne sembla pas prompt à faire des mouvements vifs, se révélant quelque peu mou, heureusement, la mexicaine comptait bien lui tenir le crachoir, de quoi le faire tenir, même si c'est pour parler de lui et qu'il s'était pourtant promis de ne pas la laisser trop en savoir.


"Quand j'aurais de l'argent, je me construirais ma maison, je me marierais et j'aurais autant de gosses que le bon Dieu m'en donnera. D'ici là, j'me serais bien trouvé une terre à cultiver en paix. Et vous ? Les rapines ne rapportent pas encore assez pour vous payer une petite vie tranquille ?"

Une petite pique, mais lancée sans grande conviction, pour ce soir, la vive énergie du jeune homme ne lui donnerait pas plus de consistance dans ses propos, ça lui donnait d'ailleurs un petit air mélancolique, comme si d'un coup, le joyeux pinson en avait ras le cul de faire des pirouettes pour être vu.


[Hélas, par mauvais réflexe, j'ai lu, donc dans un soucis de bon hasard, le résultat de mon dé de perception choisira également le signe choisi, 1/2 = pierre, 3/4 = feuille, 5/6 = ciseaux, comme ça c'est juste. ^^]
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