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 Prison de fer.

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Aiyana P. Weyka

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MessageSujet: Prison de fer.   Mar 3 Juil - 17:50



Les esprits de la montagne, cette nuit si chaude d’été, s’étaient penchés dans le tipi d’Aiyana. Sans cesse, ils la piquèrent d’aguilles de curiosité. Ses rêves se résonnaient d’hommes pâles, de maisons carrées et d’étranges mots. Son sommeil fût tellement troublé, que quand le loup a laissé place au chien, ses yeux s’ouvrirent en grand, assommée par un cauchemar. Oui, c’est aujourd’hui ou jamais. Elle doit y aller. Elle doit revoir quelqu’un de la race des hommes de fers.

Notre indienne avait déjà essayé de retrouver la trace de l’homme différent à son peuple. Elle avait demandé son chemin à plusieurs oiseaux, même aux poissons et a quelques biches. Toutes espèces prirent peur, racontant une histoire tragique. Les êtres à plumes avaient clamés que de grands coups sourds, accompagnés de flammes, transperçaient leurs ailes, pour atterrir tout droit dans la bouche de l’Enfer. Les êtres de l’eau avaient dis, que des lances de fers tuaient sans répit leurs frères. Ceux à cornes avaient dis que des balles d’aciers les blessaient, pour ensuite disparaître dans les mains d’inconnus. Des récits bien tristes, qu’Aiyana n’avait pas su gober, se persuadant que c’était impossible de faire autant de mal. Mais aujourd’hui, notre peau rouge allait tenter le tout pour le tout. Aujourd’hui, c’est son plumage qui la guidera vers eux.

Sortant discrètement de son tipi, humant le délicat parfum de la braise et de la rosée du matin, Aiya prit ses jambes à son cou. Arrivant à la lisière de la forêt, elle siffla Ohanzee son étalon appaloosa. Rétracté dans la forêt, son museau apparu, laissant ses grands yeux noirs miroiter sous le soleil d’or. Elle caressa son chanfrein avec attention, murmurant à son attention la politesse d’une rencontre habituelle. Le cheval sauvage rendit à Aiyana sa joie de s’aventurer avec elle dans la forêt. Sauf qu’aujourd’hui, Peï serait dans le ciel, suivant de près son mustang. Se cachant derrière les buissons, elle entama de réciter les paroles apaisantes pendant que son corps se cambrait, se déchirait en mille craquements. La belle demoiselle souffrait toujours pendant sa métamorphose, elle évitait le plus possible de se transformer. Mais aujourd’hui, elle le sentait, elle le devait. Ses grands yeux ébènes s’ouvrir, voyant le monde différemment. Des plumes jonchaient le sol, des serres se plantèrent dans la terre fertile, et un bec poussait un cri strident. Voilà le bel oiseau, le roi des cieux. Un peu maladroite, elle fit quelques pas, battant de ses ailes pour s’élever du sol, vers les nuages. Ayant pris assez de hauteur, elle fonça, emmené par la brise du vent, vers un territoire inconnu.

Les sabots d’Ohanzee résonnent depuis quelques temps, envoyant quelques hennissements, paroles compréhensibles pour l’indienne, indiquant le chemin le plus probable. Elle doit retrouver ce village, elle le doit, et aujourd’hui. Malgré s’être perdu plusieurs fois, tournant en rond des heures et des heures, un couple de rongeur avait accompagné l’étalon jusqu’à un chemin battu. Voletant vers la cime des arbres, elle écoutait le chant des autres êtres du ciel, laissant découvrir que le village n’était pas si loin que ça. Envoyant le message à l’appaloosa, elle se dirigeait vers le nord. Elle n’avait pas pensé à entendre le chant du vent et les plaintes des arbres, pour se diriger. Non, autre chose lui hurlait de revoir ces hommes bien étranges. Quelques maisons en planche se dessinèrent à l’horizon, et elle entama un piqué vers le sol, son cœur de volatile battant de son plein gré. L’oxygène se draina en puissance vers le cœur, donnant à Aiyana une monté d’adrénaline folle. Sur terre, dans une complainte, elle se retrouva en humaine. Elle enfila sa robe et son collier, donné à Ohanzee, accroché délicatement avec son arc et ses flèches autour de son encolure. Oui, notre chère indienne n’est pas si idiote. Au contraire, elle a une intelligence pour prévoir le futur, parfois.

S’accrochant à la crinière du cheval, elle entoura de ses jambes le ventre de l'appaloosa, et se pencha vers son encolure, lui susurrant des mots doux et des indications, puis entama une discussion animée, et assez drôle. Comme un chant de rivière, le rire d’Aiya résonna dans la forêt, et l’écho parvint aux branches des arbres, faisant passer par le vent le doux son de sa voix…. Oui voilà que dans cent mètres, elle traversera pour la deuxième fois le village de bois qu’elle avait aperçu. Son cœur tambourinait dans sa poitrine, et elle récitait un poème, serrant son collier dans sa main. La peur lui prit, se rappelant des pierres et des mots de colères proliférés vers elle. Mais aujourd’hui, cela semblait bien différent. Oui, tout est calme, et aucun bruit ne se fait entendre dans l’agglomération des peaux pâles. Descendant de l’étalon, le flattant sur l’encolure, avec une curiosité mortelle, elle s’approcha des premières habitations. Quelques chiens discutaient dans les rues, et des chats la regardaient bizarrement, lui demandant d’où elle venait. Elle ne dit rien, arpentant de ses pieds nus le sol de poussière.

Bouche bée devant tant d’immensité, non bâtît par la nature, aucun son ne pu sortir de sa gorge. Sans protection animal, elle se sentait un peu petite, à vraie dire. Elle avait ordonné à son cheval de rester dans la forêt, au cas où une fuite serait nécessaire. Pas un homme, pas un son. Rien. Quelques ronflements, quelques bruits d’assiettes et de bottes sur du plancher… Sinon, rien. Elle dépassa un grand monument avec une tour immense et une croix sur le devant, où une grosse cloche dorée faisait face au ciel. Etrange, étrange… Mais le plus bizarre restait encore ce qu’il y avait à côté. Une sorte de grange, avec une grande ouverture, laissait entre apercevoir des naseaux d’équidés. Aiyana retenu un cri. Oui, des chevaux enfermés dans des boites de fer et de bois. Sans réfléchir aux conséquences, elle se précipita dans l’habitacle.

Que faites vous ici mes braves ?  

Les réponses furent confuses. Un lui murmura qu’on l’avait attrapé il y a quelques temps, et mis des sabots de fers aux pieds. Qu’un homme à la peau opaline lui avait étranglé le cou, pour l’immobiliser à terre, avec une corde tressé. L’indienne fut absolument pétrifiée. Avec beaucoup de mal, elle essayait d’ouvrir la porte de fer qui enfermait l’ancien mustang. Les autres hennir, lui disant qu’il serrait vraiment préférable qu’elle s’en aille, au cas où leurs maîtres viendraient, avec des lances qui crachent du feu. Non, elle ne pouvait pas les laisser ici.

Je vais vous faire sortir ici, ne vous inquiétez, je vous rendrais votre liberté.  
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Tala "Thunderbird"

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MessageSujet: Re: Prison de fer.   Ven 27 Juil - 13:07


Tala avait reçu un contrat. Un homme l'avait abordé dans le saloon: il avait entendu parler de ses talents de dresseuse de chevaux et en avait besoin pour dompter une jument splendide qu'il avait capturé et qu'il s'était révélé incapable de dresser. Vu que l'homme en question était plutôt agréable à regarder et que Tala attendait depuis longtemps qu'on lui réchauffe son lit, elle avait même accepté de le faire gratuitement.
La jeune indienne était donc arrivé, habillé comme un cow-boy à cru sur Anoki. Son client n'allait malheureusement pas pouvoir être là mais lui avait indiqué le box et la description de la jument.
Tala se laissa glisser à bas de son apaloosa à la robe noire étoilée en lui flattant l'encolure. Anoki se comportait bien en ce moment, elle pouvait le laisser vaquer tranquillement aux alentours. Il alla boire à l’abreuvoir devant la grange et alla s'abriter dans l'ombre du bâtiment. Tala se tourna ensuite vers la porte et réalisa qu'un anormal remue ménage agitait l'écurie. L'indienne se précipita à l’intérieur: quelque chose avait peu être pris feu ou alors des loups s'étaient introduits dans un box mal fermé pour étrangler le cheval qui s'y trouvait.
Mais au lieu du crépitement du feu ou des grognements des loups, elle n'entendit que les accents mélodieux de la langue indienne. Une jeune femme de son peuple, vêtue d'une robe courte tentait d'ouvrir un box. Le box du cheval qu'elle était censé dresser.
Tala décrocha un tomahawk de sa ceinture et le lança pour qu'il vienne se planter dans la terre battue du sol, juste à coté de la jeune femme. Elle sortit une plaquette de tabac à mâcher de sa poche et commença à la mastiquer crânement.

"Si mademoiselle voulait bien s'écarter un peu, je travaille, moi. Et vous devriez porter des jupes plus longues pour traîner ici avant de tomber sur un cow-boy qui n'a pas vu de femmes depuis un peu trop longtemps" 

Tala s'approcha de la femme et la bouscula sans ménagement. D'un geste distrait, elle ouvrit la porte du box et y pénétra pour rejoindre la jument aubère qui semblait bien énervée. La jeune indienne détacha son lasso de sa ceinture et le passa autour du cou de l'animal, qui tenta aussitôt de s'en libérer et tira au renard.

"Encore un qui a forcé comme un fou sur son lasso. J'vais devoir trouver une bride ou un licol maintenant. Génial.  
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