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 Drake et ses gars débarquent dans l'ouest

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Eddy Drake

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MessageSujet: Drake et ses gars débarquent dans l'ouest   Sam 10 Mar - 21:42

    Une semaine, c’est le temps qu’il aura fallut à mon équipe et moi-même pour rejoindre les environs de Sunset Hill. Je m’y ferais jamais et pourtant, tout le monde sait dans l’armée Américaine que lorsque une bataille s’achève, l’on est toujours appelé ailleurs pour remplir notre devoir de bon soldat.
    Et une nouvelle fois, nous avons été contraints de faire nos affaires pour partir vers l’ouest, là où sont réunis les êtres les plus abrutis de tout ce pays.
    D’habitude, nous servons de renforts pour d’autres régiments de la cavalerie mais cette fois ci, notre mission est différente. Cela fait quelques heures déjà que nous suivons ce chemin de fer en cours de progression et déjà, nous arrivons au bout.
    Les travaux n’ont pas été terminés et pour cause, ces sauvages usent encore de leur folie naturelle pour empêcher l’avancement des railles.
    Sans doute ont-ils peurs de se casser une jambe en passant au dessus des railles, la raison à vrai dire je n’en ai rien à faire, tout ce qui m’importe, c’est de les exterminer tous et un par un s’il le faut.
    Car mon équipe et moi-même sommes réputés pour être des tueurs d’indiens, c’est devenu notre spécialité. Dix, c’est le nombre que nous sommes au total, une fine équipe et chacun de nous sait ce qu’il a à faire en cas de problème.

    - Le Fort Apache, restez prudents.

    J’annonce tout en voyant au loin le dit fort qui se profile de plus en plus alors que j’aperçois déjà quelques silhouettes sur les remparts.
    Espérons simplement que le régiment qui se trouve sur place ne soit pas une bande d’abrutis, incapables et ignorants du danger que nous exposent ces sauvages de malheur.
    Regard jeté au dessus de mon épaule, mes gars sont sur leurs gardes comme à chacun de nos déplacements. Tous sur notre monture respective, nous avançons à allure moyenne avec un espace ‘un minimum de cinq mètres entre chacun de nous.
    C’est ainsi que nous faisons, en cas d’attaque, nous serons en mesure de nous séparer au galop pour ensuite nous réunir par deux groupe et prendre l’ennemi par les flancs, stratégie purement militaire en fait.
    Je n’ai encore jamais vu de hors la loi capable d’agir ainsi et le jour où ça arrivera, je veux bien déposer mon sabre pour les rejoindre.
    Voyons, ce n’est que de l’humour même si ce n’est pas vraiment dans mes habitudes et mes gars le savent bien. A vrai dire ils n’en ont pas vraiment besoin, ce sont tous des durs, tous formés par moi-même et tous avec un tableau de chasse bien remplit.
    Regardez simplement nos uniformes, tous sont différents. Même si nous portons nos insignes respectifs, nos hauts et nos bas fournis par l’armée, nous avons pris pour habitude d’apporter à nos uniformes une petite touche personnelle.
    Pour ma part, il s’agir de plumes d’indiens que j’ai tué par le passé et les deux plumes que je porte à mon épaule droite appartenaient au chef d’une tribu qui aurait sans doute voulu se donner la mort lui-même plutôt que de la voir venir par mes propres soins.

    Cette pensée me fait d’ailleurs légèrement sourire mais tentons de rester sérieux et puis ce voyage m’a fatigué, je ne pense qu’à ma couchette dans laquelle je vais m’allonger en rentrant.
    Le fort, le voici, les portes, imposantes comme d’habitude. A la différence de beaucoup d’autres forts, celui-ci n’est pas en bois, les murs sont en pierre et je ne pense pas que ça soit un détail à prendre à la légère.
    Je m’arrête à quelques mètres de la porte, regardant en l’air, les murailles alors qu’une tête recouverte d’un couvre chef de l’armée se présente à moi en me demandant les formalités.
    C’est toujours la même histoire mais en attendant, nous sommes immobiles, en proie à une éventuelle attaque.

    - Et non c’est pas la relève dommage hein ! J’suis l’Sergent Drake et voici les neuf soldats qui composent mon équipe, nous sommes attendu il me semble !

    Une belle bande de trous du cul encore, je le sens bien cette histoire. Mais les porte du fort ne tarde déjà plus à s’ouvrir alors que nous entrons dans la vaste cour centrale où nous nous alignons pour enfin descendre de nos montures.
    Pour ma part, je laisse la mienne à l’un des hommes du fort. Tous jeunes, inconscients, faibles et mal entrainés ça je pourrais y mettre ma main à couper.
    Et bien, le chef des lieux ne semble pas être présent, en mission si j’ai bien compris et bien je l’attendrais, en haut des remparts aux cotés de Jackson le plus haut gradé de toute l’équipe, juste après moi bien entendu.
    Tabac roulé dans une fine feuille de papier, un cul posé sur la dure pierre du haut de ce rempart alors que je regarde au loin. Mes gars eux s’affèrent à ranger leurs affaires dans leurs couchettes alors que je m’adresse enfin à mon fidèle soldat.

    - Encore des terres à nettoyer de ces sauvages, bientôt ici on pourra creuser des fosses pour y jeter leurs corps !


    Tout le monde connait mes méthodes, il faut parfois se montrer bien plus sauvage qu’eux pour arriver à les impressionner.
    Mais les indiens ne sont pas le seul problème, il y a aussi le cas de tous ces hors la loi en liberté dans le coin et j’ai déjà réfléchis à la question. La frontière du Mexique est juste un peu plus au sud et j’ai déjà ma petite idée pour les empêcher de s’y rendre mais j’ai tout mon temps pour ça…
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Alexander Stark

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MessageSujet: Re: Drake et ses gars débarquent dans l'ouest   Dim 18 Mar - 11:06

Le miroir renvoyait l'image d'un homme distant et froid, soucieux de son apparence, et peu enclin à la médiocrité. Ses cheveux blonds mi-longs étaient soigneusement peignés et se tenaient sagement autour d'un visage austère aux traits réguliers, dont les yeux bleus pouvaient glacer les sangs de n'importe qui, alors qu'ils accrochaient parfois une chose ou une personne, la détaillant sans vergogne, ne la lâchant pas avant que leur propriétaire ne le décide. Le tain était vieux et donnait à l'image ainsi reflétée, un air jauni de vieille photo. Le capitaine tira sur sa veste, uniforme impeccable malgré la poussière environnante, boutons astiqués, cuirs cirés, bottes frottées avec zèle par un planton qui savait n'avoir droit à aucune erreur. Le demi-tour réglementaire et parfaitement impeccable fut effectué sans accroc, comme à l'accoutumé et le regard d'aigle de Stark inspecta sa chambre. Elle était semblable à la cellule d'un moine, ne tolérant aucun bibelot, aucune photo. Alexander pensait toujours à son épouse décédée, et à leur enfant mort, mais avait banni tout souvenir ostentatoire de son passé, ce qui donnait l'impression à ces hommes qu'il était intemporel et inaccessible.

Pourtant, ils avaient eu le temps d'apprécier son commandement depuis son arrivée, quelques mois avant. Stark avait trouvé un Fort Apache rempli d'à peu près qu'il avait promptement recadré et désormais, cette caserne ressemblait à n'importe quelle autre de la Côte Est. Les corvées avaient plu dru au début, et les balais étaient souvent changés, mais, malgré le Désert environnant, on ne trouvait que peu de poussière sur les planchers des appentis et moins encore dans les intérieurs. Chaque homme était tenu de présenter son uniforme, son barda et sa monture dans un état réglementaire quelque soit l'heure ou le jour. Les inspections surprises et solitaires du capitaine, qui étaient une véritable plaie les premiers mois, avaient trouvé leur explication dans la précision des gestes à effectuer en cas d'urgence, comme par exemple, cette attaque surprise de Peaux-Rouges emplumés, qui aurait pu être bien plus meurtrière, voire sonner le glas de la petite implantation militaire, si la rigueur imposée par le nouvel officier et son exceptionnel sens de commandement et d'organisation n'avaient fait merveille. Les palissades de bois ayant pris feu s'étant avérées trop fragiles en cas d'attaque violente, avaient été remplacées par des murs de pierre, selon un schéma défini par les années d'école à West Point de son nouvel officier. Désormais, n'importe quel soldat se trouvait honoré de la visite de cet officier inflexible et faisait de son mieux pour présenter des armes, monture et chambrée impeccablement cirées, brossées et entretenues.

Le ciel annonçait l'approche du soleil et les talons du capitaine sonnèrent sur le plancher, la porte de sa chambre s'ouvrit sans bruit -tout grincement était désormais PROHIBE dans le fort-, sur un bureau attenant et agencé de manière toute militaire, c'est à dire fonctionnel, austère et pourtant accueillant. Nouveau regard d'aigle pour constater que tout était en place, esquisse d'un sourire, Alexander aimait la précision et se rendait compte des efforts de son aide de camp pour parvenir à le satisfaire. Ce qui ne l'empêchait absolument pas de lui faire réflexions sur réflexions. Au moment même ou le clairon envoya ses premières notes vers l'azur, le capitaine ouvrit sa porte et demeura un instant à contempler l'organisation de sa caserne. Des bruits de bottes vinrent instantanément cadencer l'appel dans une précipitation organisée, cliquetis d'armes, arrêts brutaux, organisation des rangs, lignes tracées au cordeau bien que non marquées physiquement. Le capitaine sentit sa poitrine se gonfler :

* J'aime que tout se déroule selon mes plans. *

Silence. Attention à son comble. Nouvelle sonnerie. Les couleurs montent et flottent dans l'air pur et léger de ce matin comme les autres. Bientôt, il ferait une chaleur écrasante, aussi convenait-il de profiter de la fraicheur du moment. Tout le monde était au garde à vous. Une fois le drapeau au sommet du mat, Stark passa ses troupes en revue, arrangeant ici un baudrier, rectifiant là une tenue, un coude, un pied, ordonnant une coupe de cheveux à un cavalier rougissant de honte. Puis, il regagna sa place et le sergent hurla :

- ROOOOOOOOOOOMMMMMMMMMMMMM-PEZ !

Nouveau brouhaha, nouvelle course contre la montre. Ils avaient faim... aucun doute là-dessus, mais chacun savait ce qu'il avait à faire. Aujourd'hui, un peloton devait se présenter.

"- Et non c’est pas la relève dommage hein ! J’suis l’Sergent Drake et voici les neuf soldats qui composent mon équipe, nous sommes attendu il me semble !"

Et l'autre de répondre du tac au tac :

- Allez-y !

En songeant, "toi, mon vieux, tu vas te faire remettre en place, j'voudrais ben êt' là pour voir".... Les sentinelles regardèrent donc entrer les nouveaux arrivants. Le capitaine était parti faire un tour dans les environs, à la fois pour endurcir les hommes et les chevaux, mais aussi pour mieux connaître son environnement. Oh, il connaissait déjà chaque replis de terrain dans un rayon incluant Passa Brava, les contre-forts d'Evil-Mountain, le pont sur la Golden, Canyon City et la réserve indienne au sud. La réserve... Alexander trouvait toujours le moyen d'y aller, arguant de telle ou telle bonne raison. Les Indiens... Quelque chose n'allait pas avec eux. Ou plutôt, avec le gouvernement des Etats Unis. Les Yankees s'étaient jetés contre le Sud pour libérer des esclaves noirs, et voilà qu'ils considéraient les Indiens comme moins que les Nègres... Cette incompréhensible manière de voir les choses ne lassait pas d'attirer Stark vers les Peaux-Rouges comme un ours vers un pot de miel.

Lorsque le soleil se coucha, la patrouille revint donc des Blur-Hills au petit trot. A une centaine de mètres de l'entrée du fort, elle repassa au pas sur un signe de main du capitaine qui était à sa tête, deux ou trois longueurs devant les autres, passa les portes et entra dans la grande cour carrée, bien à l'abri. Les hommes et les chevaux avaient soufferts des conditions imposées par l'officier, mais celui-ci estimait nécessaire le traitement s'il voulait des hommes capables de faire face à n'importe quoi. Et apparemment, il s'en passait de belles dans le coin. Son aide de camp vint lui annoncer l'arriver du Sergent Drake, ce qui fit tiquer le capitaine alors qu'il descendait d'Appomatox.

- Bien. Dans mon bureau.

Il tendit les rênes au jeune Robins, sachant que ce dernier adorait les chevaux et prenait du temps avec eux, et frappa son uniforme pour en tirer autant de poussière que possible. Et son cheval l'appréciait. Pas un regard pour le gamin d'une vingtaine d'années dont on aurait pu tirer du lait de son nez. C'était ainsi. Alexander tira droit vers son bureau et espéra que le nouvel arrivant était propre comme un sou neuf, et son détachement aussi, sinon, çà allait mal se passer. Apparemment, cela faisait plusieurs heures qu'ils étaient arrivés et .... La porte s'ouvrit en silence sous sa main, et Stark passa directement dans sa chambre, prit de l'eau d'un broc, se laver le visage, les mains et le cou, s'essuya méticuleusement, ôta sa veste, la brossa, secoua encore son chapeau, repassa sa veste et retourna dans le bureau, où il se laissa tomber sur son fauteuil. La journée avait été rude, et bientôt se profilerait une nouvelle inspection. Il se demandait quel genre de bonhomme on lui envoyait cette fois. La dernière, il avait renvoyé une cohorte commandé par un tueur irraisonné d'Indiens qui avaient bien failli faire déclarer une nouvelle guerre indienne, alors, pas question d'en avoir un autre sur les bras !

(désolé du retard, partiels à gogo en ce moment + 2 rapports à rendre pour dans dix jours ! la cata !!! )
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Eddy Drake

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MessageSujet: Re: Drake et ses gars débarquent dans l'ouest   Dim 18 Mar - 21:25

    Et bien, il ne nous aura pas fallut longtemps à attendre en haut de ce rempart que déjà, un nuage de fumée s’élève au loin dans les airs. Ce ne sont pas les indiens, eux opèrent généralement en pleine nuit et ne foncent que très rarement dans le tas. Ils savent très bien que leurs armes ne font pas le poids face aux nôtres bien qu’il m’a déjà été donné de voir un de ces sauvages utiliser un fusil avec une certaine expérience.
    Ces foutus peaux rouges qui veulent maintenant nous imiter, et puis quoi encore ? S’ils veulent nous imiter, qu’ils viennent donner à manger et à boire à nos chevaux, ça sera déjà un bon début.
    Toujours aux cotés de mon fidèles soldat donc, je scrute l’avancée de ce petit groupe qui s’approche, je n’y vois que des hommes en bleu qui semblent épuisés et en tête, voici donc le tenancier des lieux, celui sur qui tout repose.
    Encore un lèche bottes c’est ce que je peux voir de là où je suis posté mais je ne m’en fais pas, j’ai déjà eu à m’expliquer face à des plus gradés que lui. Le Gouvernement Américain connait bien mon équipe, ils connaissent également nos compétences au terrain et c’est la raison pour laquelle ils ne disent strictement rien quand à notre tenue vestimentaire.

    Le jour où je serais trop vieux et que nous serons alors trop incompétents, je pourrais enfin endosser une tenue dite règlementaire mais que je trouve bien trop visible par les sauvages que nous surnommons les indiens. Enfin pour moi, ils restent des sauvages, tout ce qu’il y a de plus simple.
    Sourire sur le coin des lèvres, je tire une nouvelle bouffée de tabac, donnant le reste de ma cigarette au soldat présent à mes cotés. Je sens que la soirée va être longue pour moi et mes gars, après notre petit voyage, notre seule envie reste celle de nous reposer comme il se doit.
    Mais avec cet homme qui fait désormais son entrée dans le fort, je ne pense pas que nous aurions l’accès à nos couchettes tant qu’il ne sera pas satisfait. Encore faut-il que mes gars acceptent de lui obéir et ça, c’est pas gagné.

    Voilà déjà qu’un autre s’avance en haut des remparts, celui là, il est pas avec moi, trop jeune, trop bien présenté, c’est à peine s’il pourrait tenir une arme.
    Ne bougeant pas d’un poil, je le laisse me saluer alors qu’il m’annonce que le Capitaine veut me voir dans son bureau et sur le champ. Qu’est ce que je disais, encore un qui va devoir comprendre que je ne suis pas ici comme simple renfort mais bien avec une mission qui m’a été confiée par le Gouvernement.
    Et comme appui, cette lettre scellée que je possède sur moi et qui mettra ainsi au courant le Capitaine et ses hommes, que ceux-ci ne se mettent pas à croire que nous allons effectuer leurs tâches à leur place, c’est hors de question.
    Et s’il le faut, nous irons dormir dans des dentes autour du fort, au moins la sécurité et la garde seront de taille face à une éventuelle attaque de ces sauvages.

    - Et ben mon gars, respire un coup où tu passeras pas la nuit !

    Le soldat à mes cotés sourit face à ma remarque mais plus le temps de plaisanter, je dois aller me présenter à notre Capitaine monsieur sainte ni touche ou j’sais plus quoi. Je sens qu’il va m’aimer celui là.
    D’un claquement de doigts, le soldat me suit alors que l’autre est déjà partit pour exécuter je ne sais quelle tâche alors que je rejoins la cour carrée où se tiennent debout toute mon équipe.
    Je les regarde un par un, sourire sur le coin des lèvres, eux savent déjà que les minutes qui vont suivre vont sans doute être à mourir de rire. C’est alors que je leur demande comme à chaque fois avant de rencontrer un nouveau capitaine de garnison.

    - J’suis comment les gars ?

    Tous se mirent à me répondre en même temps par des « Merveilleux sergent », « Au poil », « Epousez moi mon sergent » et bien d’autres réflexions encore qui ne cessent de me faire sourire.
    Et enfin, ils se taisent, prenant la direction du bureau du Capitaine, c’est ainsi qu’ils se mirent en rang face à l’entrée de celui-ci. Neuf gars plus qu’entrainés, habitués aux conditions climatiques des déserts les plus chauds et bien entendu, tous habitués aux façons d’en venir à bout de ces sauvages.
    Nos techniques restent les meilleures, je n’ai perdu que peu de gars au cours de ma carrière et ce n’est pas demain la veille que ça va commencer !
    Enfin, la porte du bureau, je m’avance, sur de moi alors que je frappe trois fois sur le dur bois de cette même porte. Quelques courtes secondes de silence, une invitation à entrée alors que je pousse la porte, laissant entrer avec moi un léger courant d’air et le tout accompagné par un peu de sable tout de même très discret.
    Et bien, notre Capitaine aime donc la propreté mais sait-il que les sauvages eux ne font pas dans le détail ? Comment en venir à bout des indiens si l’on n’est même pas capable de les comprendre ou même de se renseigner sur leur comportement indigène.
    Sortant la dite lettre scellée que je garde pour le moment en main, j’exerce un salut militaire avant de me présenter enfin.

    - Sergent Eddy Drake du vingt quatrième régiment de la cavalerie, au rapport mon Capitaine !

    Au moins, la présentation orale, c’est plutôt pas mal je trouve…
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Alexander Stark

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MessageSujet: Re: Drake et ses gars débarquent dans l'ouest   Lun 19 Mar - 8:54

Je trouvais parfaitement inutile de faire semblant de consulter des dossiers, bien que trois d'entre-eux nécessitaient mon intervention, je préférais les laisser pour plus tard, dans la nuit, quand je serais au calme. Mon bureau était donc dégagé, les dossiers sur ma gauche, le porte plume proche de ma main droite, rien d'autre. C'était plutôt inhabituel chez les officiers, un tel vide. Lorsque trois coups secs furent frappés à la porte, je dis simplement :

- Entrez !

pour la forme, et le sergent entra, salua assez réglementairement pour que je ne trouve rien à redire, et se présenta.

- Sergent Eddy Drake du vingt quatrième régiment de la cavalerie, au rapport mon Capitaine !

A n'en pas douter, un vieux briscard, un à qui on ne la faisait pas, un dur à cuir qui allait me chier dans les bottes et m'emmerder. Je les sentais à des mil à la ronde, ces sous-officiers impudents, certains d'être meilleurs que les officiers qui les commandaient. Bon, d'accord, parfois, ils leur sauvaient la vie, mais il n'aurait pas à faire çà pour moi, non, moi aussi, j'avais fait la guerre.... Ce qui m'inquiétait, c'était les ordres qu'il allait me transmettre, en bon sous-of' de liaison qu'il était en ce moment. Cette enveloppe trop blanche, ayant évité toute salissure, pliure intempestive, devait être importante pour avoir survécu à la calvalcade dans le désert... Oui... c'était bien elle qui me faisait tiquer. Etrangement, je ne me levais pas et lui rendit son salut qu'à moitié.

-
Sergent, soyez le bienvenue à Fort Apache.

Laissais-je sobrement tomber à son intention. Ce que je voulais, c'était lire son courrier. Cependant, j'avais détaillé son uniforme, son maintien, sa dégaine, rien n'était réglementaire et je haïssais cela, cette décrépitude qui gagnait une armée en mouvement et précédait infailliblement sa défaite à force de laisser-aller. Je tendis simplement la main :

-
Courrier, je vous prie.

Je préférais prendre les devants, plutôt que de le laisser se gonfler d'importance avec une missive de la plus haute .... etc, etc.... Là, je lui coupais l'herbe sous le pied, je le prenais à rebrousse-poils, je brûlais tout sur son terrain avant qu'il ne m'attaque sur le mien. Bref, maintenant, il ne savait probablement plus sur quel pied danser et se trouvait pris de court. Il devait savoir qui était le chef, et le chef, c'était moi. Pas de discussion là-dessus.
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Eddy Drake

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MessageSujet: Re: Drake et ses gars débarquent dans l'ouest   Lun 19 Mar - 20:57

    Beau bureau, bel uniforme, bel coiffure, voici donc l’image de l’Armée Américaine. Des hommes fort bien vêtus, dignes des plus grands nobles de notre pays, voici donc ce qui est censé combattre les sauvages qui bloquent l’avancée du chemin de fer.
    Cette pensée me fait légèrement sourire ce qui ne semble pas être le cas de mon nouveau supérieur hiérarchique qui semble déjà tellement m’apprécier. Si seulement il savait que moi et mes hommes allons passer un long moment en ces lieux.
    Ce qu’il doit comprendre, c’est que nous nous tiendrons calmes, tant qu’il ne nous agace pas avec ses salades de bonne tenue et de tâches à exécuter au fort, la propreté, ce n’est pas ce qui retiendra les indiens de venir nous envahir. Bien entendu, je doute qu’il connaisse vraiment ces sauvages, avoir combattu d’autres armées n’est rien face à ceux qui vivent dans les montagnes et qui se battent à l’aide de flèches et de lances.

    J’en ai vu des peaux rouges tomber sous le plomb de nos colts mais j’ai également vu tellement de mes hommes tomber sous les coups puissants de ces indiens que je me suis décidé à me spécialiser dans ce domaine. Repérer des pistes, anticiper des attaques, ce n’est en réalité pas bien compliqué mais il faut savoir s’y prendre avec eux.
    Enfin, je doute qu’il veuille entendre quoi que ce soit à ce sujet pour le moment et je ne suis pas ici pour lui apprendre comment botter le cul des indiens, ça c’est mon boulot et c’est justement l’ordre de ma mission.
    Tout est inscrit sur cette même lettre scellée qu’il me demande tout en tendant la main dans ma direction. Sa triste mine ne me fait pas plaisir à voir, il aurait bien besoin d’un petit remontant celui là mais encore une fois, je ne crois pas qu’il soit du genre à se saouler, même après une bonne victoire.

    Sans un mot, je m’avance de deux pas dans sa direction tout en lui remettant la missive qui fait l’objet de notre venue dans ce fort. Franchement, si j’avais le choix, je préfèrerais encore chasser moi-même les peaux rouges à travers tout le pays plutôt que d’être contraint de rester bloqué ici jusqu’à ce que l’avancée du chemin de fer puisse reprendre dans de bonnes conditions.
    Restant silencieux, je vais le laisser ouvrir la missive pour en lire le contenu et s’il le faut plusieurs fois même afin qu’il comprenne bien que je ne suis pas son nouveau larbin.
    Je suis tout disposé à leur apporter une aide c’est certain, même si je dois courir après des hors la loi je le ferais, c’est tout de même ma mission en tant que Sergent de l’Armée mais hors de question que je lui cire les bottes.
    Qu’il regarde un peu les miennes, elles ne sont certes pas impeccables mais les indiens auront beaucoup plus de mal à relever mes traces plutôt que les siennes.
    Encore une chose que j’ai appris avec le temps, c’est ainsi, seule l’expérience a fait de moi l’homme que je suis aujourd’hui et cela ne me déplais pas pour autant car à la différence de certains, j’ai un avenir qui me permettra sans doute d’acquérir un poste au calme, dans une grande ville.
    C’est ce que nous voulons tous mais avant cela, encore faut-il que ces peaux rouges se décident à partir loin d’ici ou à rejoindre la réserve pour aller vivre avec leurs frères, bien au calme dans leurs petits tipis fais à partir de peaux d’animaux. Une vraie bande de sauvage encore bien qu’en ce qui concerne le fait d’utiliser correctement les ressources à leur disposition, ce sont des maitres en la matière.

    Je ne sais pas combien de temps cela fait que je suis ici mais ça me parait déjà long et il me tarde de rejoindre mes gars pour mettre en place les premières gardes ainsi que pour étudier les cartes disponibles.
    Demain, première manœuvre en début d’après midi, à savoir que les indiens ne se lèvent que rarement tôt hormis peut-être ceux de leur trempe qui se prennent pour des sortes de magiciens, des chamans où je n’sais plus exactement le terme exact…
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Alexander Stark

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MessageSujet: Re: Drake et ses gars débarquent dans l'ouest   Sam 24 Mar - 20:15

Silencieux et réglementaire, le sergent fait deux pas dans la direction du bureau et me tend le fameux courrier. Je le lui prends des mains et le parcours une première fois, puis une seconde.

* Qu'est-ce qui leur prend ? *

Il m'envoyait une sorte de chasseur de Peaux Rouges, le genre je tire avant de savoir à qui je parle et qui allait me foutre en l'air le début de relation que je tentais d'établir avec les Sauvages. Les images des meetings auxquels nous nous rendions, mes parents et moi, parlant du scandale de l'esclavage me revenaient en mémoire tandis que s'y superposaient celui de massacre de gens vêtus de peaux de bêtes. Et quand je dis de "gens", je devrais plutôt dire de femmes et d'enfants. J'inspirais profondément pour tenter de chasser la colère qui gonflait ma poitrine, mais en vain. Pire, j'eus même l'impression que c'était l'oxygène qui peinait à entrer. Je me levais lentement, fis le tour de mon bureau, la lettre toujours à la main. Je ne pouvais aller contre, mais je pouvais faire ce que je voulais... passais devant le sergent sans lui accorder un regard, balançais de loin le pli sur mon bureau où il glissa en douceur avant de s'arrêter juste avant de tomber à terre, ouvris la porte. Là, deux sentinelles se mirent instantanément au garde à vous, pendant que j'explorais la grand'place du fort, comme hésitant à poser mes bottes dans la poussière. Puis, finalement, je tirais droit vers les écuries.

Les chevaux des nouveaux venus étaient laids, mais visiblement endurants. Des Mustangs, sans doute. Peut-être même pris à l'ennemi... Je m'étais déjà rendu compte de la qualité des chevaux des Indiens, bien que leurs proportions ne fussent pas tout à fait ce que j'attendais d'une monture digne de moi. Appomatox salua mon arrivée d'un hennissement sonore et je lui souris, simplement, passais un doigt inquisiteur sur la croupe d'un des chevaux venant d'arriver et montrait la pulpe de mon index au fameux-sergent-chasseur d'indiens-qui-allait-me-faire-chier. La réprobation et le dégoût se lisait bien dans mon regard. Mais je ne dis rien d'autre que :

-
vous dormirez dans vos tentes, à l'intérieur des murs du fort. Vous obéirez à mes ordres que cela vous plaise ou non.

tout en fichant mon regard d'acier dans celui du sous-off'.

-
Demain matin, inspection de vos hommes, matériels et montures par l'adjudant Spencer Dean Pralitt qui me fera un rapport circonstancié de ce qu'il aura trouvé de non réglementaire.
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Eddy Drake

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MessageSujet: Re: Drake et ses gars débarquent dans l'ouest   Lun 26 Mar - 17:03

    Oui mon capitaine, tout à fait mon capitaine, bonne journée mon capitaine… Foutre Dieu, je ne me vois vraiment pas lui parler ainsi, je ne connais même pas cet homme et son statut ne justifie absolument rien pour moi.
    Je ne l’ai encore jamais vu se battre alors à quoi bon lui faire confiance ou même lui accorder ne serait-ce qu’un peu de respect. Mes gars eux ont le droit à mon respect tout entier, ce sont des hommes, des vrais, près à tout et jusqu’à la mort.
    Nous avons prêtés serment et voilà comment l’on est remercié ! Devoir porter main forte à un capitaine aux cheveux dorés qui semble passer plus de dents à nettoyer les sols de son fort plutôt qu’à nettoyer les montagnes environnantes.
    Quoi que pour le moment, il me plait bien celui-là, il n’a pas encore décroché un seul mot, c’est d’ailleurs un peu pesant pour moi. Ce voyage m’a asséché, j’ai bien envie d’ouvrir une bouteille de whisky pour me détendre un peu mais je doute que ça lui plaise.
    Et puis merde quoi, je vais me laisser marcher sur les pieds par la reine du fort, loin de là même, j’ai des ordres et je compte bien les respecter à ma manière. Demain matin, je me rendrais à Sunset Hill afin de mieux pouvoir étudier la situation… sur le saloon, les filles de joie et l’alcool que l’on peut trouver sur place.
    Mais non voyons, je n’oublie pas ma fonction première ! Je ferais en sorte de mesurer le danger que l’on peut trouver dans cette ville mais aussi pourquoi pas tenter de prendre contact avec d’éventuels alliés qui peuvent nous être très utiles. Sauf bien entendu si MONSIEUR le Capitaine des lieux à quelque chose à ajouter.

    Je ne dis rien, pas un mot, en fait, je n’ai pas grand-chose à prononcer pour le moment mais déjà, voilà qu’il envoie valser la lettre sur son bureau. Petit détour vers la porte, je sens que l’on va enfin prendre l’air.
    Rotation de la poignée, le voilà qu’il sort enfin après un moment d’hésitation. Ah oui, ses bottes sont bien trop propres, je l’avais presque oublié.
    Ses hommes se mettent au garde à vous, mes gars eux se tiennent bien droits, je ne sais même pas s’ils se doutent qu’il s’agit du capitaine qui vient de quitter les lieux. Le Capitaine leur tournant le dos, ceux-ci en profitent pour se foutre de moi à mon passage, je ne manque pas de leur adresser certains signes qui leurs font tout à fait prendre conscience du fait que je me vengerais comme il se doit.
    Et c’est jusqu’aux écuries où il m’emmène enfin, nos chevaux ne sont peut-être pas très propres mais au moins, ils courent vite et sont habitués à voyager pendant plusieurs jours s’il le faut.
    Restant derrière lui, légèrement en retrait, préférant tout de même garder mes distances, je le laisse s’approcher de nos montures pour… les toucher ?! Et bien, je croyais que c’était le roi de la propreté en ces lieux, en voilà un qui va se salir les mains.
    C’est alors qu’il se retourne brusquement vers moi pour m’adresser des paroles à peine audibles, en fait, je n’ai pas vraiment envie d’écouter ce qu’il a à me dire. Je ne dis rien à cette première phrase, me contentant de lui répondre par un simple sourire légèrement amusé plus qu’autre chose.

    Oh mais voilà qu’il hausse le ton, comme à chaque fois quand nous arrivons quelque part c’est « demain matin, vérification de vos p’tits derrières, que tout soit parfait où… où… »
    Où quoi ? Nous sommes en plein désert, loin des autres factions de notre Armée, c’est sans doute lui le plus gradé du coin, moi et mes gars sommes envoyés en urgence ici dans le but d’apporter un soutient réel et croit-il vraiment qu’il pourra nous réprimander pour notre tenue dans son fort ?
    Ne se pose t-il donc pas la question de savoir pourquoi les hauts gradés de notre armée nous laisses ainsi nous comporter et nous vêtir ? Il comprendra bien assez vite je pense, ce n’est qu’une question de temps.
    Et pour répondre à tout ceci, tout ce baratin qui semble à mon goût très inutile, j’ose enfin lui répondre par un simple.

    - Bien mon Capitaine.

    Allez, laisse moi maintenant, retourne à ton bureau pour astiquer tes bottes, je dois parler à mes gars et crois moi, tu n’es pas tiré d’affaire avec nous mais tu pourra remercier le ciel autant que tu le souhaite quand tu verra que les sauvages ne viennent plus trainer dans l’coin…
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Alexander Stark

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MessageSujet: Re: Drake et ses gars débarquent dans l'ouest   Mer 28 Mar - 18:39

J'observais les mustangs. Ils n'avaient rien des beaux chevaux de l'Est, mais je devinais à leurs muscles noueux, leurs crins grossiers... Ils avaient pourtant une certaine noblesse, sans doute le lointain apport de sang espagnol. J'aimais les chevaux, et j'en connaissais un rayon. Et sous leurs dehors rustiques, ils étaient en bien meilleur état que la plupart de ceux que l'armée m'avait fourni.

- Bien mon Capitaine.

Si ce type était mal sapé, pas rasé, avec ses hommes débraillés et ses chevaux endurants, il fallait avouer qu'au moins, il savait obéir.

* Bien.... *

Le territoire était vaste, je n'avais que peu d'hommes, la plupart de jeunes recrues qui partiraient dès qu'elles seraient aguerries pour grossir les rangs du 7ème de cavalerie.

* Mouais... *

Tandis que celui-là avait l'air d'avoir de l'expérience. Ce ne serait pas mauvais d'avoir un sous-off' comme lui... à l'expresse condition qu'il respecte les ordres, bien entendu ! Ma main passa sur l'encolure d'un mustang bai ordinaire zain.

* Oui, oui, oui... *

Je me tournais d'un bloc vers lui, en pivotant sur les talons. Nous étions à quelques centimètres l'un de l'autre :

-
Où avez-vous trouvé ces chevaux ?

En clair, je voulais les même pour mes hommes. Mon regard plongea dans le sien, ne lui laissant aucune chance de s'esquiver...
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