Bienvenue dans l'ouest sauvage Invité, nous sommes en début d'année 1874
 
AccueilFAQRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion

Partagez | 
 

 La chasse

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Jesse Montana



Messages : 190
Points XP : 69

MessageSujet: La chasse   Dim 19 Fév - 12:33

Toilette rapide ce matin pour Jesse, qui se résume à un coup de flotte sur le visage. Oui, je sais, c'est rare, mais aujourd'hui il accompagnait une dame, 'Fin une gamine, du moins. C'est pourquoi il avait fait un brin de toilette, histoire de pas faire trop mauvaise impression. Faudrait qu'il passe chez le barbier un de ces quatre aussi, mais bon, pas vraiment le temps ni l'envie de se faire tout beau... Et pour qui d'ailleurs ? Une potentielle recrue?

Mr Baxter lui avait demandé de tester pour voir ce qu'elle valait et si elle pouvait être utile au ranch. Apparemment, son truc, c'était les chevaux alors on allait voir ça tout de suite...

Le soleil était encore bas dans le ciel, quand Jesse réunit sa petite équipe. Il y avait là Lucy, bien entendu, mais aussi Julius, le grand black avec sa moustache et ses favoris et Vincent, le brun à la queue de cheval, parce qu'on sait jamais par ici, il y a toujours des bandits qui peuvent vous tomber dessus...

Néanmoins, l'ambiance était plutôt détendue, le sud était une région calme: pas de routes commerciales, donc moins d'attaques et surtout pas de monstres la nuit tombée ce qui permettait de bivouaquer sans craindre de se faire trucider par une ombre qu'on ne peut tuer. A croire que la présence des indiens dans la région les mettait en fuite.

Non, ce qui pouvait être dangereux, c'était de tomber sur ces faces de terre cuite s'ils chassaient dans la réserve. Bien qu'un traîté de paix fusse signés, les blancs avaient aussi des devoirs à respecter, mais allez dire ça à un équidé qu'il doit paître du bon côté de la frontière...
D'ailleurs, les chevaux semblaient l'avoir compris et restaient en général du côté de la réserve, ils semblaient avoir moins d'ennuis là-bas...
Le but était de ramener deux à trois belles bêtes qu'on devrait dresser par la suite pour les rendre plus dociles.

Jesse avait préparé son painthorse caramel, sa gamelle et son duvet. L'expédition pouvait durer quelques jours, le temps de trouver les traces d'un troupeau de chevaux sauvages...

Le cow-boy solitaire n'avaient pas utiliser beaucoup de mots pour tout ça. Peu bavard, il se contentait de donner quelques instructions, ses hommes suivaient.
Et ainsi, la petite troupe pouvait commencer son périple à travers l'Ouest sauvage dans le bruit des sabots et des cancans de Julius et Vincent. Jesse ouvrait la marche comme à son habitude sans dire mot. Peut-être économisait-il sa salive, après tout, il n'avait toujours pas bu, un vrai chameau.

Le soleil était déjà haut lorsqu'ils arrivèrent à proximité de Blur Hill. Il n'était pas encore midi et ils n'y avaient eu aucun embûches mis à part la pause pipi demandés par les deux pipelettes. Jesse fit signe à Lucy de se rapprocher. Jetant sur elle son regard de glace, le peu de mots qu'il lui lança claquaient sèchement dans la plaine aride.

- Petite, ton travail commence ici. Trouve une piste qui peut nous mener vers un troupeau de chevaux...Et si possible pas dans la réserve indienne...


Pourtant Jesse savait qu'ils n'y couperaient pas...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Lucy Mac'Havy



Messages : 24
Points XP : 20

MessageSujet: Re: La chasse   Dim 19 Fév - 13:02

- Petite, ton travail commence ici. Trouve une piste qui peut nous mener vers un troupeau de chevaux...Et si possible pas dans la réserve indienne...

Lucy hocha la tête, sur son grand Paint Horse. Depuis des heures, ils marchaient, suivit de deux gonzesses, oh pardon, de deux hommes, très ennuyeux, très laid, et très mal élevé. Avant de partir, elle avait prit un bain, et ses habits avait été soigneusement lavé. Elle avait démonter, remonter son Deringuer, filer son Lasso, pour qu'il soit près à attraper un canaçon. Elle avait pansé, décrotté les sabots, tressé la crinière de BlueRay et même massé ses muscles. Tout ça, elle l'avait fais sans aide, sans que personne ne le lui demande. Elle avait même lustrer sa selle et sa bride. Elle voulait que tout soit parfait, pour pouvoir montrer ce qu'elle avait dans le ventre. Ses cheveux ramenés en queue de cheval, elle tourna le tête dans tout les sens. Elle avait fais ça des milliers de fois. Elle descendait de son destrier et elle s'accroupis, distinguant plusieurs pas de bêtes passés par ici. Pas sur que ce soit celle de cheval, mais leurs formes semblait correspondre avec celle de BlueRay. Les traces descendaient une colline.

- S'par là mon gars, les traces sont ici d'puis un bout d'temps, mais pas assez pour qu'ils soient partis. A cette saison, ils cherchent d'l'herbe fraiche à manger. L'problème c'est que j'sais pas très bien si ils sont sur la terre des indiens ou non. Mais bon, j'tente toujours, au pire s'pas bien grave hein.

Elle savait très bien que c'était par là. Mais sa curiosité la démangeait tellement, de découvrir d'autres terres, et même de nouveaux visages, qu'elle voulait tenter le tout pour le tout. Elle remonta sur sa selle et continua quelques mètres seule. Elle se baissa sur la croupe de son cheval et espionna en bas de la colline. Il y avait un grand troupeau, qui commençait à se diriger vers un autre endroit. Il n'y avait plus d'herbe, ils avaient tout mangé. Et si, pour impressioner Jesse, elle y allait seule, attraper un bon gros mustang ? Elle savait parfaitement maitriser BlueRay, et avait déjà une idée pour pouvoir s'approcher sans cainte que les chevaux chargent, où bien affronte le Paint Horse bien dressé.

- Ils sont bien dans cette direction, ils ont l'ventre plein eux. Ils auront bien du mal à ce déplacer.

Elle prit son Lasso entre les mains et forma un noeud pour pouvoir attraper une bête. Elle sortit de sa botte droite le foulard de sa mère, et le mit autour de son coup, comme un keffier, en le mettant sur le nez. L'odeur de notre haleine réveillait pour les chevaux leur instinct de survis, ne connaissant pas l'odeur humaine. Un vieux truc, que son père lui avait apprit, il y a... Longtemps.

- Vous m'dites quand je peux y aller, m'sieur, et j'y fonce.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Chenoa



Messages : 10
Points XP : 5

MessageSujet: Re: La chasse   Dim 19 Fév - 18:12

Aujourd'hui quelque chose de mystérieux leva l'Indienne hors de son tipi. A vrai dire elle n'a pas beaucoup dormi de la nuit, plusieurs rêves la tourmentaient. Le passé ne voulait pas lâcher prise mais il le faudrait bien un jour.

Après être passé étancher sa soif au bord de Golden River, Chenoa s'apercevait que son Mustang n'était pas présent lors de son éveil. D'habitude il passe clairement la partie de son temps à proximité de son tipi mais aujourd'hui il avait probablement mieux à faire. L'Amérindienne se méfiait toujours des Hommes pâles trainant près de la frontière en général, car ils viennent souvent capturer des chevaux afin de les dresser et d'en faire des prisonniers. Oui voilà comment elle percevait leurs méthodes de dressage. Alors que contrairement à eux les Hom-Pawas leurs montures étaient libres. Et quel qu'en soit la raison ils revenaient toujours vers leurs protecteurs.

Souvent beaucoup d'individus franchissent la frontière à cause des Mustangs. Ils savent bien que chez les Amérindiens ils sont en sécurité, et d'ailleurs personne n'a eu besoin de le leur faire comprendre. Chenoa avait déjà eu affaire à des histoires semblables sans vraiment y participer. C'était surtout les Hommes qui s'en chargeaient.

C'est alors retirant l'indienne dans ses plus profondes pensées que non loin de là, un troupeau comportant peu d'individus s'étant bien engraissé d'Herbes se dirigeaient à présent droit vers la réserve. Parmi eux se trouvait Istu son cheval pie bai aux yeux bleu. Une belle bête forte et qui pourrait donner sa vie à Chenoa. Elle comprenait maintenant pourquoi il était absent depuis tout ce temps. Mais en levant la tête un peu plus haut elle découvrit avec effroi un groupe de quatre Hommes Blanc bien tenté de s'emparer de ces pauvres bêtes. L'Indienne ne pouvait pas siffler son cheval sinon l'attention des blancs tournerait vers elle, et puis ils sont surement armés.

Chenoa se rapprocha le plus près possible tout en se cachant au petit groupe sauvage veillant de ne pas dépasser la réserve. De toute façon ils allaient bientôt la franchir et à ce moment-là, les chevaux bénéficieront d'une protection mais il fallait encore attendre ce que les minutes apporteront. Elle n'allait tout de même pas se transformer et se livrer tête baissée sur le troupeau pour effrayer les chevaux. Ce serait se jeter dans la gueule du loup et un coup à se ramasser des balles. Non s'il le fallait elle irait leur parler et droit dans les yeux à ces Hommes. Un coup de chance inouïe se présenta alors à l'Indienne. Son cheval quitta le groupe galopant habilement pour se diriger vers elle. L'étalon l'avait probablement sentit. Tout bas elle lui fit

" Ne t'éloigne plus jamais de la réserve, tu as failli te faire capturer. "

Chenoa pointa du doigt le groupe à travers le grand buisson qui les cachaient tous les deux. L'Indienne mis en mouvements ses mains et l'étalon se coucha. Il avait compris. Elle commença à prendre un bout de crinière de sa main droite et plaça le reste de son corps de façon à tenir horizontalement du côté gauche du cheval. Ainsi personne ne pourra la distinguer. Et elle pourra bouger comme bon lui semble en faisant corps avec sa monture mais a condition qu'Itsu ne se tourne pas.

- Vous m'dites quand je peux y aller, m'sieur, et j'y fonce.

La légère brise qui soufflait rapporta des informations intéressantes. Cette voix était jeune. L’Inconnue en question avait 16 ans et apparemment elle a du être au contact des chevaux depuis sa petite enfance. Nous verrons bien. Pour l’heure l’Indienne se focalisa sur les chevaux qui avaient passé la réserve. Cette fois c’était la bonne. Elles étaient deux à attendre l’ordre de l’Homme mais pour de différentes raisons.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Jesse Montana



Messages : 190
Points XP : 69

MessageSujet: Re: La chasse   Dim 19 Fév - 22:31

- Bien joué petite ! On reste tranquille pour le moment...

La gamine semblait avoir du talent pour pister, plutôt une bonne chose, en plus, elle semblait vraiment s'y connaître en chevaux. Ca changeait un peu des brutes qu'il avait habituellement sous ses ordres...
Jesse fit reculer son cheval en faisant signe à ces deux boys de venir. Durant le trajet, ces derniers n'avaient pas forcément été agréables avec la gamine, du fait qu'elle était jeune et de l'autre sexe. Ils s'étaient même amusés à la noter...

Mais le regard de Jesse suffit pour qu'ils comprennent que maintenant l'affaire devenait sérieuse et qu'ils valaient mieux pour eux de bien écouter ce que le pistoleros allait leur dire.

- Vince, Julius, vous allez faire le grand tour pour leur barrer les sorties. Si les chevaux s'amènent vers vous, tirez en l'air pour les rabattre par ici. Restez sous le vent surtout, ces bêtes ont de l'odorat.


Un simple mouvement de la tête suffit à leur faire comprendre de ne pas traîner. Les deux vacheros disparurent l'instant suivant.
Une fois ses ordres envoyés, il mit pied à terre prêt d'un bon crottin tout frais. Il s'accroupit à côté et plongea les doigts à l'intérieur de la masse tiède.

- Vous m'dites quand je peux y aller, m'sieur, et j'y fonce.

La petite était aux aguets en tout cas et savait attendre les ordres, une qualité que Jesse appréciait. Il n'aimait pas forcément ceux qui fonçaient bille en tête sans réfléchir. D'ailleurs on retrouvait souvent ces mêmes types six pieds sous terre terminant leurs vies au cimetière.
Pendant que Lucie scrutait le troupeau, Montana lui envoya un bout de crottin sur les vêtements, sourire aux lèvres.

- "Viens par ici fillette, on va se maquiller avant" dit-il enduisant ses propres frusques avec du crottin frais.

Il lui expliqua brièvement ce qu'il faisait:

- Vaut mieux une odeur forte pour masquer la notre, tu sens le propre a des lieues à la ronde. On va y aller doucement pour pas les affoler. On repère une belle proie, on s'approche au pas, couché sur les chevaux et on lui met le collier autour du cou... On va voir si tu sais te servir de ton lasso... Si on arrive à se fondre dans le troupeau, t'auras pas à faire d'exploits...

Il était comme ça Jesse, saigner un humain lui était indifférent, mais il ne pouvait pas brutaliser un cheval. C'est aussi la raison pour laquelle il avait éloigné les deux portes flingues. Tout en continuant son camouflage olfactif, il rajouta:

- T'as remarqué le cheval pie bai qui est sorti du troupeau pendant un moment ? Belle bête nan ? Tu te sens de l'attraper ? Ou peut-être as-tu une autre suggestion ?

S'il n'y avait pas d'objections, Jesse se remettra à cheval et lentement mais surement et essaiera de se fondre dans le troupeau pour approcher une belle proie sans la brusquer...
_____________

[Système de jeu: Si le troupeau reste calme, Lucy arrivera sans problème à attraper une bête.
Si par contre le troupeau s'affole (pour une raison x ou y genre une indienne), il te faudra lancer un dé. Ton résultat + ton agilité devront faire au moins 6 pour réussir lancer de lasso (les bêtes viennent de finir leur repas et sont lourdes)]
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Lucy Mac'Havy



Messages : 24
Points XP : 20

MessageSujet: Re: La chasse   Lun 20 Fév - 13:02

Il avait tartiné la pauvre Lucy de crottin. Elle savait que c'était indispensable. Et elle regrettait d'avoir pris une douche, pour une fois. BlueRay avait sursauté doucement, il n'avait pas l'habitude qu'on l'agresse avec du crottin. Et il n'aimait pas l'idée d'attraper d'autre chevaux, la jeune fille le sentait. Ses articulations craquaient sous le manque d'action, et il était impatient de trouver d'autre chevaux. BlueRay avait été un cheval difficile, très brutal et toujours à la recherche de se défouler. Combien de fois il avait éjecté Lucy ? Elle avait mit du temps, à comprendre, qu'il ne laissait pas sa confiance à n'importe qui. Le jour venu, elle avait enfourché comme une vache de rodéo, et lui avait été aussi doux qu'un petit veau. Elle avait passé des nuits à l'attendre qu'il rentre du pré, elle avait eu peur, seule, avec son Lasso. Il n'en avait fait qu'à sa tête et était rentré quand elle ne tenait plus debout. Ce cheval avait été un cas déséspéré, et désormais, était le cheval le plus intrépide du Far-West.

- Eh m'sieur, désolé mais moi, j'ai plutôt ma façon d'faire, mais c'est vous l'patron. Le pie baie ? Ah ben ça ouais, on l'repère a des kilomètres à la ronde se canaçon ! Mais j'ai r'marqué le mal dominant. R'gardez l'étalon...

Elle pointa son doigt vers un Appaloosa absolument somptueux. Il avait été fait d'une magnifique lignée, surement un pur sang, ce qui était rare dans ce genre de situation... Les chevaux sauvage ne s'accouplent que par hasard. Alors que lui était une bête incroyable. Avec tact, elle attrapa la bride de son PaintHorse et l'enroula autour de son bras gauche. Elle mit son pied droit dans l'étrier et se mit contre le flanc de BlueRay. De la partie gauche, elle était visible. Mais il fallait devinez qu'elle était caché. Heureusement, son cheval n'avait pas besoin d'avoir des coups mortelles de bottes, il savait suivre les ordres de sa Dame sans aucun problème.

- Avance BlueRay, mais pas trop vite, sinon je vais mordre la poussière. Aller, on va y arrivé. Tu sais que c'est ma chance... J'ai besoin de toi.

Elle l'avait murmurer dans un dialecte parfait. Et il comprenait. Il avançait au pas, descendant la colline doucement, pendant que Lucy démélait son Lasso grace à ses dents. Son coeur battait, et celui de son cheval aussi. Elle caressait ses membres interieur pour le rassurer. C'était maintenant qu'il fallait y arriver. S'approchant du troupeaux, les mustangs le regardaient, un peu sceptique. BlueRay faisait sa part du travail, il jouait, s'amusait un peu, rencontrait des chevaux. Elle aurait du monter à cru, en enlevant la selle et la bride, et enlever ces foutues tresses qu'elle lui avait fait ! Les chevaux n'auraient vue que du feu, mais elle avait voulu plus impressionez le patron qu'autre chose.

- Aller BlueRay, continue...

Elle attendait les ordres des superieurs. Pour l'instant, le Lasso dans une main, elle observait les magnifiques chevaux sauvages. Malgré qu'ils soient rassasiés, il doivent courir vite. Mais pas aussi rapide que son PaintHorse... Puis d'un coup, un bruit, un minuscule bruit attira l'attention de la jeune Lucy. Un buisson bougeait doucement, comme si quelqu'un épiait la scène. Dans son gant, elle touchait son Deringuer. Son coeur battait la chamade, de peur que ce ne soit un ours, ou autre chose...


Dernière édition par Lucy Mac'Havy le Lun 20 Fév - 13:02, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
La main du destin



Messages : 227
Points XP : 99

MessageSujet: Re: La chasse   Lun 20 Fév - 13:02

Le membre 'Lucy Mac'Havy' a effectué l'action suivante : Lancer de dés

'Dé' :

Résultat :
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Jesse Montana



Messages : 190
Points XP : 69

MessageSujet: Re: La chasse   Jeu 1 Mar - 17:00

[Bon, pas de nouvelles de Chenoa, pas de réponses au Mp, on continue. Chenoa, tu peux nous rejoindre quand tu veux]

___________________________________________

Délicatement, le cow-boy fit trotter son cheval à côté de celui sur Lucy, plaqué sur le côté de son cheval. Il ne pouvait pas dans cette position observer ce que faisait la candidate au poste, mais du moment que le troupeau était calme, ça voulait dire qu'elle assurait.

Même s'il avait pensé un moment à attraper le pie bai, il finit par se rabattre sur un painthorse plus véloce, le genre de bête qui faisait frémir d'excitation tous les dresseurs de chevaux aguerris... et trembler les novices.

Couvert par l'odeur forte des excréments, ils arrivèrent à se faufiler calmement parmi le troupeau. le cheval est part définition un animal calme et la technique de Jesse avait pour avantage d'être moins brutal que celle des bourrins chargeant sur un troupeau et attrapant les bêtes fatiguées. Non, lui il visait les meilleures bêtes. Le prix d'un cheval peut doubler voir tripler selon la corpulence et les muscles de la bête. Après le plus dur, c'était de les maintenir...

Montana s'approcha de sa proie, tenant fermement sa selle de la main gauche, il déroulait avec les dents son lasso. Il se disait que s'il attrapait sa proie le premier, on aurait une bonne occasion de tester Lucie. A quelques pas de sa proie, Il se releva sur sa selle et lança son lasso autour de la tête du cheval qui trop surpris, n'avait pas eu le temps de bouger.

Après par contre, c'était une autre histoire. Le painthorse blanc tacheté de bruns, comprenant que quelque chose clochait se mit à se cabrer et à hennir, semant la panique sur le troupeau. Heureusement, Lucie avait pu lancer son lasso avant d'avoir à supporter la charge de la meute. Et quel lancer, Jesse aurait peiner à en faire autant. La nouvelle avait un potentiel et il ferait mieux de ne pas s'endormir sur ses lauriers s'il voulait tenir la distance.
Le troupeau tanguait, commençait à fuir pendant que les deux prisonniers tentaient de s'évader. Il fallait maintenant tenir fermement la corde pour ne pas les lâcher. Jesse l'avait déjà enroulée autour de la pomme de sa selle pour ne pas se cramer les mains. le bestiau bougeait dans tous les sens et son cheval avait du mal à le retenir.
Il espérait que Lucie en avait fait autant, ne lui ayant pas expliqué toutes les subtilités de l'affaire.
Il fallait maintenant attendre que les chevaux se fatiguent. Retenant la corde d'une main, Jesse saisit son flingue et tira une fois en l'air.
A ce signal, ses hommes savaient qu'il n'avait pas besoin de retenir les chevaux, que leur prise avait été faite et qu'il devait maintenant se dépêcher de revenir au plus vite pour stabiliser les bêtes.

Le vacheros jeta un oeil sur ce que faisait Lucie un peu plus loin...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Lucy Mac'Havy



Messages : 24
Points XP : 20

MessageSujet: Re: La chasse   Jeu 1 Mar - 17:36

Tout ce passa trop vite. Le coup de feu réveilla tout le troupeau qui se mit à courir vers là direction opposé. Lucy avait juste eu le temps de lancer son Lasso sur un magnifique étalon noir. Surement une bonne bête, vue l'énergie avec laquelle il essayait de s'échapper. Se sgants permettaient de ne pas se faire brûler. Elle mit rapidement la corde autour du pommeau de sa selle. Les autres mustangs courraient, laissant deux proies. Lucy se rappellait la fois où BlueRay l'avait frappé au visage. Elle s'était retrouvé avec un oeil noir et la joue paralysé. Les cabrations de sa bête était la même, menaçant sa monture et elle même en donnat de violent coup de sabot dans l'air. BlueRay n'avait pas été une bête facile lui non plus.

La Mac'Havy tira trois fois le corde pour faire redescendre sur ses pattes sa trouvaille. Elle n'était pas que bonne cavalière, elle avait un contact impressionant avec les chevaux. Sa douceur peut être parfois un peu viril n'était pas visible pour les chevaux. Ces bêtes avaient un sens pour trouver les gens bons. Elle félicita son cheval d'avoir gardé le calme et la douceur, de ne pas s'être emporté ou même roulé sur le sol. Ses oreilles bougèrent dans son sans et il secoua se tête. Le nouveau mustang bougeait dans tout les sens, ce qui faisait plutôt peur à BlueRay. Elle marcha autour de la masse sombre en sifflant, l'attirant de plusieurs côtés. Malgré qu'il ne se calmait pas, il trouvait ça plutôt amusant. Elle descendait de sa selle, se recroquevillant vers la terre. Ce qu'elle faisait n'était pas du tout pour impressioner le boss Jesse. Elle savait ce qu'elle faisait, les mouvements à adopter. Et si le cheval ébène refusait la coopération elle remonterait sur son PaintHorse.

Le mustang regardait son autre ami, prisonnier de la corde de Jesse. Il paniquait et se débattait de la corde.

- Vas y BlueRay, tire !

Son PaintHorse envoya un violent coup vers l'avant pour faire tomber le cheval prisonnié. Il s'était emmêlé les pattes dans le Lasso et se coucha vers son flanc droit violemment. Il ne fallait pas perdre une seule seconde dans ces moments là. Lucy s'avança vers la tête et enfourcha l'encolure en plaquant sa main sur la joue de la bête. Ses yeux fout essayaient de trouver une solution, à comment échappé à une présence humaine, à ce contact de soumission. La jeune fille caressa lentement le cheval sauvage remontant vers son oreille et descendant près de son museau. Il était absolument à couper le souffle. Immobile, il respirait violemment, faisant tomber la poussière sur sa robe ébène. Ses muscles tremblaient sous le poid de la faiblesse. Elle avait mal de faire souffrir cette pauvre bête. Il n'en pouvait plus. Il rendait les armes. Il ne pouvait plus rien. Les reflets roux sur sa crinière donnait de la puissance dans sa couleur de pelage.

- C'est terminé.

Lucy se relevait doucement en remettant ses gants en cuir. Blue Ray s'approchait, détendant la corde du cheval. Rassurant son compagnon désormais en captivité, il se frotta contre mon bras gauche. Sauvage il était, ami devenu. Je recevais le message.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Chien Fou



Messages : 15
Points XP : 20

MessageSujet: Re: La chasse   Mar 6 Mar - 21:09

.

     La chouette hulule et le réveille. Chien Fou ouvre les yeux, qui dérivent presque instantanément vers un chien non loin. Des animaux dans un tipi, ce n'est pas commun. Il se rendort, la chouette hulule, elle le réveille. Encore. Au plafond nul capteur de rêve, non, les rêves de Suka n'ont pas besoin d'être bons ou mauvais, ils ont simplement besoin d'être vus. Des cercles, des cercles vides bordés de plumes mais dépourvus de filets. Parfois l'on est l'investigateur de ce que l'on voudrait éviter.

     Ce matin ce fut devant son tipi qu'on trouva Chien Fou, en train de dessiner des cercles, spirales infinies se recoupant, à même la terre. Dans sa main il tenait un caillou, ni pointu, ni émoussé qui lui servait à creuser sans raison le sol. Les yeux fermés, il marmonnait des choses, comme il le faisait tout le temps. Au loin, dans le reste du village, les femmes étaient déjà à la tâche et sans doute que si l'un de leurs enfants n'était pas passé en courant il aurait continué à tracer ces cercles qui, au gré des pierres, avaient parfois l'apparence de triangles. Il le regarda s'éloigner, riant, ravivant des souvenirs qui peinaient à se remémorer. Pourquoi ? Lui n'en savait rien, même si certains avaient des hypothèses à ce sujet. Malgré son originalité, Chien Fou n'était jamais seul, que ce soit avec les siens ou les "autres", chez lui il y avait toujours quelqu'un. Aujourd'hui, il discutait, semble-t-il, presque seul, alors qu'il tenait encore le caillou dans les mains, cette fois sans l'utiliser. Son corps tanguait de lui-même, comme une pirogue ballotée par les remous d'une pierre dans un lac, un balancement léger, régulier, qui s'estompait pour revenir. On passa devant lui, on le salua, lui ne répondit rien, trop occupé à trier ce que d'autres lui disaient, et lorsqu'enfin il entendit ce qu'on lui a dit, plus personne ne se tenait en face de lui. Chien Fou leva la tête vers le ciel, il faisait jour, pourtant le ciel était d'un vert alarmant, un nuage, un nuage gris, non noir, qui s'éloignait de plus en plus de lui. Il devina un être à quatre pattes alors que des crépitements vinrent le faire paniquer et qu'une odeur de fumée suffit à lui créer une sueur froide le long de son dos.

     L'indien se réveilla brusquement, le chien le regardait avec étonnement. Chien Fou se rappelait son rêve, pour cause, il venait de le faire. Saisissant un caillou qui n'avait rien à voir avec sa vision, il mima ce qu'il avait vu, créant des cercles qui cette fois étaient réellement des carrés - et non des triangles. Alors il s'agaça, doucement mais sûrement. Pourquoi ces cailloux l'empêchaient de faire des cercles ! Il les poussa, mais rien à faire. Il tapa du poing la terre, fixant le ciel des yeux, craignant que celui-ci ne devienne de la couleur de l'herbe. Il se passa la main sur le visage, déformant ses traits dans des mimiques presque souffrantes. A force de sueur et de poussière, sa figure se tâcha d'une fine boue. Chien Fou regarda de nouveau le ciel, non rien, rien ne devenait vert : c'était la faute des carrés. Vêtu d'un simple pagne, autour duquel était accroché plusieurs objets, il se dirigea à la hâte vers les plaines de Blur Hill, manquant de tomber au moindre obstacle tant ses pas semblaient guidés sur le chemin le plus court possible.
     Ca lui était apparu comme une évidence. Et ni les chiens près de son tipi, qui avaient aboyé à plusieurs reprises, ni quelques cris venant du village n'ont réussi à le tirer de ce constat qui lui embrumait la tête. Le ciel ne deviendrait pas vert, le vert, c'était l'herbe. Chien Fou suivait le cours de son idée fixe, herbe-plaine, plaine-Blur Hill, Blur Hill... bah, Blur Hill.

     Il arriva sur les lieux, les yeux brillants, la poussière qu'avait formé la boue sur son visage lui portait préjudice. Il en était convaincu, il allait se passer quelque chose ici, sinon les Esprits ne lui auraient jamais transmis un rêve aussi évocateur dans sa complexité. Ce fut en fixant l'horizon qu'il vit les visages-pâles, images approximatives mais pourtant bien réelles. Si seulement Chien Fou pouvait comprendre ces histoires de frontières... Non, il ne saisissait pas le principe de ne pas devoir dépasser une ligne, pas plus qu'il ne comprenait le fait qu'ils les aient tracé à la règle sur un coup de tête. Un territoire, Chien Fou comprenait, il savait de part l'histoire pourquoi certaines limites étaient à ne pas dépasser, mais non, ces hommes blancs n'avaient aucune histoire, tout du moins pas dans leur communauté. Et puis ce fut l'action de trop, celle qui lui fit perdre la raison, ce cheval qui tombait brutalement sur le flanc, ça lui brisait le cœur. Il s'élança malgré la distance, poussé par la rage, encouragé par sa folie. Il se fondit comme le chien qu'il était parmi les chevaux en détresses, sans le faire consciemment ces derniers lui avait permis de se rapprocher, le bruit, le chahut, bref, tous ces éléments firent en sorte qu'il puisse atteindre ce qu'il considérait comme des intrus.



     Un cri sauvage fendit l'air en même temps que son tomahawk. Ce qu'il visait ? Chien Fou ne visait pas, il lançait vers quelque chose mais ne visait pas, il était incapable de viser. Alors par où l'avait-il lancé ? Vers cet homme au chapeau étrange, celui qui regardait cette scène sans agir. Ce serait un combat d'homme à homme. Bien que fou, Suka conservait un certain sens de l'honneur, enfin, apparemment... Il n'arrêta pas sa course pour autant. Chien Fou n'était pas un guerrier, loin de là, il n'y avait qu'à voir sa carrure pour s'en rendre compte. Il n'y avait pas vraiment d'excuse ou de raison à chercher, après tout, c'est Chien Fou.


__________________

Soyons fous, si je fais un 6, tu tombes de ton cheval Jesse ?
Sinon bah, rôôô x')


Dernière édition par Chien Fou le Mar 6 Mar - 21:16, édité 2 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
La main du destin



Messages : 227
Points XP : 99

MessageSujet: Re: La chasse   Mar 6 Mar - 21:09

Le membre 'Chien Fou' a effectué l'action suivante : Lancer de dés

'Dé' :

Résultat :
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Ahame Ellesio



Messages : 22
Points XP : 4

MessageSujet: Re: La chasse   Mar 6 Mar - 23:41

    La réserve indienne, c'est ainsi qu'a été baptisé par les visages pâles cette terre où mon peuple est désormais contraint de vivre sans dépasser ces limites imaginaires appelées... frontières.
    Des terres rendues inexploitables de part la sécheresse, un sol recouvert de caillasses et d'une légère couche de sable fin, je n'ai jamais vu aucune culture prendre vie en ces lieux. Pourtant autrefois, mon peuple était réputé pour avoir une certaine maîtrise des récoltes en tout genre.
    Mais désormais, nous sommes contraint d'aller échanger le fruit de nos chasses en ville plus au nord, là où notre présence n'est qu'à peine tolérée par l'homme blanc qui s'avise encore à nous rabaisser de... "sauvages".
    Nous n'avons rien demandé à leur peuple, ils sont venus ici dans le but d'acquérir la pierre dorée qui s'écoule des montagnes pour atterrir dans les nombreux ruisseaux qui s'écoulent au nord est.

    L'or... voici ce qui a créé dans le cœur de l'homme blanc ce nouveau sentiment nommé cupidité. Ils ne comprennent pas, ils ne savent pas que cet or sera l'objet de leur destruction. Pourquoi vouloir ainsi profiter de ces terres, épuiser ses ressources sans cesse et écraser des peuples comme le mien.
    Pourtant je sais que bien plus au nord, dans les hauteurs de Evil Mountain, une tribu se bat encore et encore, sans relâche contre l'avancée de ce chemin de fer qui finira par diviser nos terres une nouvelle fois.

    Perché en haut des montagnes mystiques, assis à même le sol à l'entrée de mon tipis, je surveille l'horizon. Après cette courte nuit mouvementée par un sommeil emplit d'images sans doute révélatrices, je reste sur mes gardes.
    Quelque chose va se passer aujourd'hui et je sens que la nature va encore subir la lourde main de l'homme blanc. A quoi bon lutter ? Cette question a bien une réponse, c'est que mon peuple demeurera libre à tout jamais et je ne laisserai aucun visage pâle nous réduire à un titre d'esclave.
    Il y a des femmes, des enfants qui comptent sur la sécurité que nous maintenons en ces lieux et tout repose encore avec une bonne entente entre les hommes blancs et nous même.
    Et je reste heureux d'apprendre que nos voisins du sud ne nous causent aucun ennui pour le moment, le peuple Mexicain semble bien trop occupé avec des affaires qui semblent également concerner la liberté des leurs.

    C'est lentement mais accompagné de délicatesse que je me redresse avant de me tourner vers mon tipis où à l'entrée de celui-ci se trouvent... mon arc posé contre son carquois ainsi que mon Tomahawk. Ces deux armes tous deux ornées de plumes, un élément décorateur avant tout et qui ne me sera pas d'une grande aide au cour d'un éventuel affrontement.
    Je dois partir, c'est cette pensée qui me force à descendre des montagnes mystiques, là où peu de monde se rend de nos jours à cause des nombreuses histoires que l'on peut encore entendre.
    Et comme à chaque fois, il me faut un certain temps avant de descendre de ces montagnes par de petits sentiers que l'homme blanc aurait bien du mal à emprunter à cause de son lourd matériel qui transporte lors de chacun de ses déplacements.

    Le village s'éveille peu à peu, seules les femmes sont présentent pour le moment, la plupart des hommes sont partis en chasse pour aller récupérer du gibier qui nous servira aussi bien de nourriture que de monnaie d'échange.
    Mon pas est lent et pourtant, je sens déjà quelque chose dans les airs qui s'élève... une silhouette au loin qui s'avance seule vers la frontière de notre réserve au nord ne présage rien de bon.
    L'allure de cette même silhouette trahit aussitôt la personne en question, il s'agit de Chien Fou, un autre chaman de notre clan. Peu bavard en ce qui le concerne et plutôt étrange. Mais je sais à quel point ses connaissances sont vastes, bien plus encore que les miennes il me semble.
    Mon regard se plisse face à l'arrivée d'une légère brise accompagnée d'un soulèvement de poussière du sol mais il m'en faut bien plus pour m'arrêter.

    Voici donc mon premier devoirs en ce jour, rattraper Chien Fou et faire en sorte qu'il ne quitte pas la réserve seul, je peux l'accompagner et veiller sur lui tout comme il veillera sur moi j'en suis certain.
    Je ne presse pour le moment pas mon allure mais je fais en sorte de ne pas le perdre de vue alors que dans ma lancée, une voie attire mon attention. Une voie ? Pas vraiment, la présence d'un serpent en ces lieux semblent me faire parvenir à l'esprit certaines paroles que je suis capable de percevoir depuis quelques temps.
    Un danger... une présence sur nos terres... des animaux en proie à ce même danger... Ce danger ne peut être que l'homme blanc, peut-être que celui ci vient tout juste chasser sur nos terres mais je me dois d'aller vérifier par moi même.
    Cette fois ci je cours, suivant toujours les traces de Chien Fou alors que les frontières de notre réserve se profilent peu à peu, j'aperçois un petit groupe. Des visages pâles, je n'en ai aucun doute.

    Par instant, je me laisse tomber derrière un petit tas de rochers mais je ne me décide pas à m'arrêter. La vue de ce cheval sauvage à même sauvage semble avoir éveillée en moi une sorte de... sentiment que je connais bien, celui de la défense et de la sécurité.
    Je progresse encore, beaucoup plus lentement et à même le sol, tel un serpent, toujours dans le but de ne pas révéler ma présence à ces hommes blancs qui ne cesseront donc jamais de porter atteinte à notre nature. Et que feront-ils le jour où les troupeaux quitteront ces terres à cause de leurs agissement ? Cela, je ne le sais pas encore malheureusement.
    Un bref coup d'oeil en direction du groupe et c'est avec étonnement que je vois Chien Fou se jeter à corps perdu sur l'un des visages pâles, je ne peux pas me permettre de le laisser seul face à tous ces hommes.

    Toujours dissimulé derrière un regroupement de rochers de taille moyenne, je me munis de mon arc que j'arme d'une première flèche soigneusement taillée par mes soins.
    L’œil place entre deux des rochers face à moi et déjà, je vise une première cible, si je dois décocher, je le ferais jusqu'à ce que ma présence soit révéler. Et quand ça sera le cas, je prendrais la forme tant admirée d'un serpent pour me faufiler sous ces même rochers avant de faire couler du venin dans le sang de ces hommes blancs.
    Mais rien n'est encore joué, j'espère juste que les dieux sont actuellement présents pour mon peuple et la sauvegarde des nôtres...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Jesse Montana



Messages : 190
Points XP : 69

MessageSujet: Re: La chasse   Jeu 8 Mar - 0:12

La gamine semblait gérer son affaire d'une façon assez stupéfiante voir même inconsciente. Elle était descendu de son cheval pour s'approcher du mustang. Ce dernier tomba empêtré dans la corde tandis que Lucy le dominait par le toucher.

Un coup de chance ?

Peut-être, mais la chance avait aussi son mot à dire et lui était encore en train de galérer avec le painthorse qu'il avait capturé. La cavalerie arriva bientôt et aussitôt Vincent envoya son lasso pour maintenir la bête dans une relative stabilité, du moins pour quelques comprennent rapidement que ses efforts étaient vains et quelle abandonne d'elle même la partie.

Julius lui riait de voir la petite se débrouiller aussi bien.

- Ha ben ça ! On dirait qu'il est tombé amoureux ce ch'val !

Le painthorse commençait à se fatiguer, Jesse se détendit un peu pour demander à sa nouvelle acolyte.

- Bien joué, petite. C'est quoi ton nom ?

Si Jesse s'intéressait à elle, c'est simplement parce qu'elle venait de réussir haut la main son test et qu'elle ferait bientôt parti de son équipe. Mais toutes ses politesses furent bientôt interrompues par un cri déchirant la plaine, celui d'un indien fou. Il était arrivé en se cachant parmi les chevaux restants et arrivait droit sur eux.

Panique à bord, les indiens, s'était bien ce qui pouvait leur arriver de pire... Quoique là, la face de terre cuite était bien seule avec sa carrure de crevette. Il semblait néanmoins agressif et jeta son tomahawk vers Jesse (2+1=3, sorry ^^) qui n'eut même pas à esquiver dans l'objet passa au-dessus de sa tête. les herbes que fumaient les indiens leur donnait peut-être du courage, mais elle semblait aussi leur embrumer l'esprit. Le type désarmé continuait sa folle course.
Julius sortit sa carabine, prêt à faire feu sur lui. Le vacheros mis sa main à plat vers l'avant pour l'en dissuader

- Pas de ça, Julius! C'est pas sûr qu'on est assez de balles pour ses copains...

Le doigt de l'homme noir se détendit sans pour autant changer de cible. Jesse pris les choses en main et tira fort sur les rennes de sa monture tout en donnant un coup d'éperons dans ses flancs. La bête s'agita, se cabra, devenait incontrôlable alors que Jesse tentait d'amener la partie arrière du cheval vers l'indien. Si d'autres étaient à l'affût, mieux valait ne pas tirer son révolver, les gens étaient parfois si susceptibles...
Et puis stratégiquement, au fond de la passe comme ils étaient, ils n'avaient aucun chance de s'en sortir si on les tirait comme des lapins.
Si son cheval réussissait à mettre à terre l'indien d'un coup de postérieur ou de sabots, on pourrait y voir un accident et peut-être commencer à négocier avec le ou les peaux rouges...

_____________________

[A mon tour, si je fais 6 avec mon agilité, c'est toi qui te retrouve par terre après avoir percuter le cheval, si je fais 8, c'est un coup de sabots qui t'attends ^^]
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
La main du destin



Messages : 227
Points XP : 99

MessageSujet: Re: La chasse   Jeu 8 Mar - 0:12

Le membre 'Jesse Montana' a effectué l'action suivante : Lancer de dés

'Dé' :

Résultat :
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Lucy Mac'Havy



Messages : 24
Points XP : 20

MessageSujet: Re: La chasse   Jeu 8 Mar - 16:23

- Ha ben ça ! On dirait qu'il est tombé amoureux ce ch'val !

Lucy baissa sa tête vers le bas, cachant la partie de son visage avec ses cheveux. Elle n'aimait pas les compliments. Elle n'aimait pas qu'on la charie, surtout de la part d'un homme. Elle n'aimait pas se faire non plus remarquer. Peut être aurait elle du rester sur sa selle et laisser le fougueux étalon qu'elle avait réussis à attraper. Mais la tentation avait été trop belle.
Pendant ce moment tactile entre le cheval et elle, une sorte de lien c'était crééé. Celui peut être de la confiance. Peut être.
Son père lui avait appris à maitriser les bêtes les plus grosses. Même des vachettes folles. Le rodéo avait été un de ses passes temps favoris fut un temps. Mais spour une fille dont le corps s'épanouit, parfois, c'est assez embêtant.
Le cheval noir s'avança à petit pas, cherchant la main réconfortante lorsqu'il était à terre. Malgré qu'il soit encore sauvage, il percevait dans cette jeune fille, un être sain, sans vouloir de mal à son espèce ou même vers lui.

- Bien joué, petite. C'est quoi ton nom ?

Lucy gratta sa tête, faisant tombé des cheveux de sa coiffure mal faite. Elle fronça son nez et de sa main gauche, elle remontait le museau du jeune mustang, entre ses deux yeux.

- Je m'appelle Lucy Mac'Havy, j'...

Un hurlement déchira le silence qu'imposait les gars autour d'elle. Elle ne s'était pas rendu compte que son accent paysanne était partis. Un homme, à la peau foncé se jetta vers Jesse. Son cheval prisonnier était de plus en plus fou, malgré la fatigue qui l'emportait petit à petit. Par contre, le mustang noir, effrayé tira sur sa corde, faisant reculer Lucy. Elle aussi, elle tirait, mais vers le sol, obligeant à calmer l'animal. Mais les hurlements paniquaient la jeune fille.
Elle avait toujours aimé la civilisation indienne. Elle avait toujours voulu connaître leurs coutumes, leurs croyances, leurs liens spéciales entre la terre et eux... Mais à ce moment là, elle ne pouvait que être appeuré. Son Deringuer était bien là, mais aucun droit d'utiliser un coup de feu près des animaux. C'était sa règle à elle, son unique règle qu'elle respecterait. La peur de blesser une bête la hantait presque.
Le cheval de jais frappait le sol de ses sabots luisant et sa longue crinière s'affolait dans les airs. Elle tiendrait le coup. Lucy ne lachera pas cette prise. Elle ne relachera pas ce magnifique mustang.
Elle entendit un bruit coupant l'air, sifflant vers elle.
C'est maintenant que tout se joua. Son PaintHorse, BlueRay, sentant le danger, l'avait poussé vers l'avant, la faisant tomber dans la poussière remuée par les deux chevaux énervés. Sauf qu'elle avait évité le pire. Un tomahawk aiguisé lui avait frollé la joue, laissant une vilaine entaille à sa joue droite. Le sang coulait sur sa gorge et sa nuque.
La s'en était trop.
Lucy Mac'Havy peut contrôler son calme, mais il y a un moment où elle commence à perdre patience.
Elle siffla d'une façon bien étrange son PaintHorse.
Il croisa quelques secondes son regard et se dirigea à un galop très rapide, emmenant avec lui le mustang dans cette course, toujours aussi fou le lasso à son cou, vers la colline, allant se protéger de quelconque blessures.
De sa main habile, elle se dirigea vers un des deux pantouflards qui n'avaient rien fichu à part attendre.
Elle empoigna un lasso et fit un noeud assez rapide. Puis, faisant demi-tour, elle se dirigea en courant vers le cheval de Jesse.
Elle lança son lasso sur l'animal qu'il avait réussis à attraper, en tirant vers le sol. Le cheval reculait de plus en plus dangereusement vers l'indien.

[Si je fais plus ou pile poil 7, avec mon agilité, le cheval tombe sur ChienFou. Si je fais moins de 7, je lâche la corde et un des deux indiens peut m'attaquer s'il le souhaite Razz]


Dernière édition par Lucy Mac'Havy le Jeu 8 Mar - 16:24, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
La main du destin



Messages : 227
Points XP : 99

MessageSujet: Re: La chasse   Jeu 8 Mar - 16:23

Le membre 'Lucy Mac'Havy' a effectué l'action suivante : Lancer de dés

'Dé' :

Résultat :
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Chien Fou



Messages : 15
Points XP : 20

MessageSujet: Re: La chasse   Jeu 8 Mar - 21:01

     L'arme au bruit de tonnerre le fit piler presque net, regardant comme étant prêt à bondir celui qui la tenait. S'il pouvait éviter les balles ? Non. Les armes qui blessent sans toucher il les connaissait bien, et il en avait une peur bleue. Peur à cause de ce qui lui était arrivé, et même si ses souvenirs étaient plutôt aléatoires, celui du bruit et de la douleur persistait dans un vrombissements à vous imploser les tympans. Voilà pourquoi il s'était stoppé, voilà pourquoi il avait arrêté de courir et fixait avec une concentration extrême l'arme qui crache le feu. Il ne savait pas comment ça fonctionnait, il savait simplement que lorsque le bruit retentissait il fallait bouger. Alors il attendait, il attendait le bruit, celui qui alertait, car tout n'était que bruit et ceux qui pouvaient entendre n'avaient que peu de soucis à se faire. Hors les Blancs n'entendent rien. Ni les cris des arbres qu'ils déracinent, ni les avertissements des Esprits.
     Lorsque le cheval de l'homme au couvre-chef fit lever son cheval, Chien Fou recula d'un pas, lâchant l'arme des Blancs des yeux. Ecouter ça ne suffisait pas parfois. Il ne se rendait pas compte qu'il aurait pu mourir, maintenant, "encore une fois", comme diraient certains. Non, Chien Fou ne comprenait pas un traître mot des visages-pâles. Alors quand ce qui semblait être leur chef avait crié, l'indien lui n'y vit qu'une tentative de l'impressionner comme lui-même l'avait fait en lançant son tomahawk.

     Chien Fou n'était pas peureux, il était téméraire, certes, mais d'une témérité maladive, folle, sans raison. Il fonçait tête baissée avant de reculer en courant. Et sans doute que dans ses yeux on décelait une certaine raison qui le poussait à reculer prudemment en murmurant des mots dans sa langue. Des menaces, des prières ? Lui-même n'aurait pu le dire, il agissait par réflexe, parfois par instinct. Chien Fou était un animal, un animal doué de raison, les hommes blancs étaient des hommes dotés de folie, autant dire qu'ils avaient l'avantage de base.

     Son regard fut soudain tourné vers ce cheval qui lui fonçait dessus, presque sans le faire exprès. En vrai il n'en savait rien. Il sauta, du moins tenta de le faire, mais sa jambe était déjà sous l'arrière-train du cheval. Le voilà bloqué sous plusieurs kilos de chaire que la femme maintenant au sol avec une corde. Son visage craquelé de boue claire chercha du regard un échappatoire quelconque. Là, à quelques centimètre, son tomahawk. Il s'étira de tout son long, parvint presque à le toucher du bout des doigts. Toutefois les mimiques les plus douloureuses et plaignantes du monde n'auraient jamais suffit à le faire grandir de trois malheureux centimètres en cinq secondes. Comme l'animal dos à la falaise et face à l'opposant, il se mit à paniquer, pour lui l'équivalent des cents pas au pied des rochers fut un charabia plaintif et peureux. Alors, presque en même temps, sa voix se fit claire et distincte :


Grand Esprit, vois comment nous traitent les Hommes Blancs, vois comme ils nous malmènent, vois comme, non content d'obtenir déjà ce qui ne peut s'offrir, ils dominent à présent tes créations comme une possession de plus. Vois, Grand Esprit, vois, et souffle dans l'oreille des miens la détresse qui s'échappe de tes enfants.  
     L'alerte était donnée, du moins à la manière de celui qui fut un jour Suka. Il s'étira plus, encore plus, et les léger mouvements du cheval qui ne parvenait pas à rester tranquillement assis sur le gros caillou qu'était Chien Fou l'aidèrent. Il ne lui manquait rien, à peine une phalange, Chien Fou pouvait presque en sentir le manche sur sa peau. Qu'allait-il faire de son arme ? Pas grand-chose, c'était juste la seule et unique action qu'il pouvait tenter de faire. Il n'en donnerait pas un coup sur le cheval, non, jamais, toutefois peut être qu'armé les Hommes Blancs auraient peur, tout aussi peur que lui lorsque l'Homme Noir s'était muni de son arme qui crache le feu.




____________________

Aller, si je fais un p'tit 6 chanceux de la mort qui tue, je remet la main sur mon tomahawk, sinon, z'avez le droit de shooter dedans :DD

Paroles de Chien Fou:
 


Dernière édition par Chien Fou le Jeu 8 Mar - 21:01, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
La main du destin



Messages : 227
Points XP : 99

MessageSujet: Re: La chasse   Jeu 8 Mar - 21:01

Le membre 'Chien Fou' a effectué l'action suivante : Lancer de dés

'Dé' :

Résultat :
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Ahame Ellesio



Messages : 22
Points XP : 4

MessageSujet: Re: La chasse   Jeu 8 Mar - 23:38

    Non, la situation dégénère, l’homme blanc a fait cracher le feu et Chien Fou semble dans la situation la plus délicate qui soit. Je ne peux pas le laisser ainsi, tout seul en proie à une mort certaine, lui qui n’avait en tête que pour seule idée celle de sauver cet animal sauvage.
    Pourquoi est ce que l’homme blanc tient-il tout le temps à compliquer les choses, pourquoi ne peut-il pas laisser la nature en paix ainsi que tous ses habitants, une question sans réponse, j’en suis certain car c’est déjà trop tard.
    Que faire ? Décocher une première flèche ? Non surement pas, les hommes blancs n’hésiteront sans doute pas un seul instant pour achever l’autre chaman.
    Je dois intervenir d’une manière beaucoup plus pacifique, montrer que nous ne sommes pas des sauvages et que nous pouvons négocier mais surtout, montrer que nous avons un cœur pour les nôtres et que nous sommes près à tout pour sauver un frère.
    Chien Fou où avais-tu la tête pour foncer ainsi droit à l’échec, certes avais-tu été poussé par un sentiment de dégoût face à cet animal à même le sol mais tu ne dois pas risquer ta vie aussi facilement, notre peuple a besoin de toi.

    Soufflant un bon coup, je me décide à désarmer mon arc pour ranger ma flèche dans son carquois. Arc passé autour de mon corps, j’accroche mon arme de main à ce qui me sert de ceinture à laquelle se trouvent toutes sortes de babioles.
    Si j’attends encore plus longtemps, des décisions vont être prises du coté des hommes blancs et celles-ci ne risquent pas d’être très bonnes pour Chien Fou.
    C’est donc lentement que je me redresse pour contourner le tas de rochers derrière lequel j’étais jusqu’à maintenant dissimulé. C’est d’un pas décidé et confiant que je me dirige vers le petit groupe situé au bord de notre frontière.
    Fixant tout le petit monde tout en progressant à allure moyenne, je m’approche de plus en plus, bientôt à une distance suffisante pour que ceux-ci me blessent avec leurs armes mais je ne pense pas qu’ils tenteront quoi que ce soit si mon attitude reste sans danger pour eux.
    En revanche, je pourrais toujours user de la force si l’un d’entres eux désire en venir aux mains avec moi, espérons si c’est le cas que l’homme blanc soit assez courageux pour ne pas me tuer grâce à ses armes qui crachent du plomb.

    Le petit groupe se profile de plus en plus et déjà, mon regard se pose sur Chien Fou, au sol sous le cheval qui semble des plus énervés bien que cette jeune femme blanche semble avoir les choses bien en mains.
    Elle sait y faire avec les animaux sauvages, voilà qui est plutôt rare de la part d’un visage pâle mais comme partout, il y a des exceptions.
    Alors que le petit groupe peut désormais parfaitement sentir ma présence, je lèvre un bras légèrement en l’air, dans le simple but de leur faire comprendre que je viens en paix.
    Je dois essayer de rentrer en communication directe avec eux, j’espère au moins qu’ils me comprendront avec les quelques mots de leur langue que je connais grâce au nombreux allés et retours que j’ai réalisé entre la réserve et Sunset Hill.

    Enfin, je me stoppe à quelques mètres du petit groupe pour enfin m’exprimer, ayant rabaissé mon bras, je ne montre aucun signe de méfiance.

    - Mon ami… a eu peur pour l’animal… je peux le ramener avec moi ?

    J’espère qu’avec ça, il comprendra que je veux simplement ramener Chien Fou à notre camp, nous n’avons pas nos chances, ils sont bien trop nombreux en cette heure mais qui sait, peut-être qu’un jour il pourra prendre sa revanche…
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Jesse Montana



Messages : 190
Points XP : 69

MessageSujet: Re: La chasse   Jeu 15 Mar - 23:06

Voilà que Jesse tente de bousculer l'indien avec son cheval, mais quelque chose ne se passe pas tout à fait comme prévu. Le painthorse tire sur le lasso dans un dernier effort herculéen et finit par désarçonner Jesse. Sa jambe passe de l'autre côté du cheval et il tourne sur le pied resté dans l'étrier en imitant de façon ridicule une toupie. Il doit mettre pied à terre, son chapeau a basculé sur le derrière de sa tête, on finit par voir ses yeux et même son front. Décontenancé quelques instants par le burlesque de la situation, il tente de retrouver son équilibre et son aplomb, même si sa cheville lui fait maintenant mal.

Vincent et Julius sourient et rigoleraient sans doute à gorge déployée si la situation n'était pas si tendue. Il était plus que rare de voir leur patron en mauvaise posture, lui qui gardait toujours son calme et son aplomb.

Mais pendant ce temps, d'autres choses sont à l'action, Lucy a réussi à immobiliser l'indien avec le cheval qu'elle venait de capturer. Ce même indien qui avait stoppé net sa chevauchée fantastique en voyant le fusil de Julius, était maintenant hors d'état de nuire...

Montana épousseta sa veste, remis son chapeau sur ses yeux et regagna sa superbe. Il tourna d'abord la tête vers ses boys qui cessèrent immédiatement de rire. la récréation était finie.

Il avança à pas lent vers le sauvage, ce dernier était maintenant à sa merci. l'indien tentait pitoyablement de reprendre son arme et hurlait un langage incompréhensible. Jesse se baissa pour ramasser le tomahawk. Accroupi, il regardait la lame aiguisée, la soupesant comme un hochet et la mettant presque à portée de chien fou.

- Alors, c'est ça que tu voulais... Prendre notre scalp ? Nous faire la peau ? Et si c'est la tienne qu'on prenait Cocheese ?On pourrait te dépecer comme une bête, lentement, très lentement... T'es mourrais même pas, tu ne ressentirais que souffrance et haine, au point de te jeter du haut de la falaise... Qu'en dis-tu face de terre cuite ?


Cette idée semblait faire plaisir à Julius et Vincent, un sourire malsain naissait à leurs lèvres. Jesse, quant à lui, cherchait la peur au fond du regard de son adversaire... mais il ne semblait y déceler que haine et ... folie.

Pendant ce temps, un autre sauvage déboulait avec des gestes pacifiques. Le cow-boy se releva, le tomahawk toujours en main. Au grand étonnement de tous, le sauvage connaissait quelques mots de leur langage.

- Mon ami… a eu peur pour l’animal… je peux le ramener avec moi ?

Dans son esprit soupesait le pour et le contre après avoir inspecté les alentours. Etait-ce une ruse ? Ce n'était pas le genre de coup bas que faisait les peaux rouges... Il y avait plus à perdre qu'à gagner en tuant le fou. La haine qu'il avait dans son regard se serait transmise aux autres indiens après son décès et ainsi de suite. c'est comme ça que la haine entre les peuples grandissaient. mais au moins, les indiens lui avaient toujours fait moins de mal que les son propre peuple. Il tourna la tête.

- Délivre-le Lucy...

Le cow-boy jeta le tomahawk au loin. On allait quand même pas redonner tout de suite une arme à un type qui avait tenté d'assassiner un membre de son équipe. Son regard revint vers l'indigène, il pouvait être précieux:

- "Tu parles le blanc. Quel est ton nom ? Et dis à ton "frère" qu'à la prochaine attaque sur un gars de notre bande et je ferais cracher le bâton de feu pour qu'il rejoigne ses ancêtres !
" Dit-il en crachant un mollard sur le sol, la bouche tordue par le sentiment de haine et de vengeance qui l'habitait.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Lucy Mac'Havy



Messages : 24
Points XP : 20

MessageSujet: Re: La chasse   Ven 16 Mar - 14:00

- Mon ami… a eu peur pour l’animal… je peux le ramener avec moi ?

Lucy regarda l'indien qui faisait preuve de pacificité. Il avait l'air sur de lui, mais avec une sorte de méfiance. Et il avait cette démarche, de sureté, comme si il voulait s'enfuir. Ce qu'il voulait, c'était son ami, se tenant sous ce pauvre cheval qui essayait de se relever. Ca faisait mal à Lucy, mais il avait faillis attaquer le patron. Sa robe était étincelante, Jesse avait fait une belle prise, elle se l'avoua à elle même.

- Délivre-le Lucy...

Elle ne se faisait pas prier. La cheval fou se releva et il essayait de s'enfuir. Avec un main sur. Elle le calma. S'avancant sur la corde qui tirait, elle faisait un bruit avec sa bouche pour le calmer. Petit à petit, elle s'approchait de son museau. Il était méfiant mais la douceur dont elle faisait preuve le calmais. Elle saisis son museau le caressant de haut en bas. Ses oreilles se tournèrent d'arrière en avant, preuve de son indécision à la mordre ou a la laisser faire.

- Ne t'en fais pas mon beau, ça vas aller.

Elle jetta un regard à terre, voyant l'indien. Elle ne savait quoi faire. Elle ne savait pourquoi elle plissais ses sourcils, en signe de compassion. Il avait dut avoir peur, et elle ne lui voulait aucun mal. Ca, certainement pas. Elle poussa un soupir, accrochant la corde autour de son poignt gauche. Le cheval se calmait, en foulant la terre, se montrant agressif. La jeune fille tendait sa main droite vers l'homme à terre. Elle ne savait si il avait peur. Elle ignorait ce que la différence de peau amenait.
Elle voulait juste le relever, juste l'aider. Qu'il accepte ou non, ça l'est égal. Elle aurait essayé.

- Tu parles le blanc. Quel est ton nom ? Et dis à ton "frère" qu'à la prochaine attaque sur un gars de notre bande et je ferais cracher le bâton de feu pour qu'il rejoigne ses ancêtres !

Lucy tressaillit à ses paroles, ne bronchant pas. Si ça avait été un inconnu, et non le deuxième être sur terre qu'elle respectait désormais, elle lui aurait fichu son pied entre ses jambes, le menacant de son Deringuer. Il cracha par terre d'une façon assez masculine. Elle ne lâchait pas le regard de l'indien, serrant sa mâchoire. Le cheval tirait sur sa corde, essayant tout de même de se libérer. Puis elle se rendait compte que tout ce cirque était à cause d'elle, et que ça ne rimait à rien du tout. Elle soupira encore une fois, se raclant la gorge en passant.

- Je savais ce que je faisais, je ne lui voulais aucun mal, à part le calmer. Je voulais le rassurer que ma présence n'était pas dangereuse. Je suis désolée.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Chien Fou



Messages : 15
Points XP : 20

MessageSujet: Re: La chasse   Ven 16 Mar - 17:23

     On lui prit son arme. Ce n'était pas comme si il y avait un jour tenu, en vrai c'était surtout la première chose qui lui était passée par la main lorsqu'il avait chargé les Hommes Blancs. Au pire il prendrait une pierre, au pire... La situation pouvait-elle être pire d'ailleurs ? L'idée de la pierre ne semblait tout compte fait pas si mal que ça. Il regarda autour de lui tandis que l'autre regardait avec un intérêt que Chien Fou n'avait jamais porté sur quoi que ce soit. Chien Fou avait les yeux d'un animal, nulle peur, nulle pitié, juste des yeux grands et brillants qui, sommes toutes, ne dégageaient rien de particulier si ce n'était le fait qu'ils n'étaient pas humains. Il faisait parti de ces personnes déséquilibrées qui voyaient le monde les yeux fermés, de celles qui dans leurs rêves faisaient des choses normales et qui la journée se comportait comme dans leurs songes. Il le regarda, sans le comprendre, il fixa ces yeux, des yeux où il vit comme un pendule, pendule qu'il se surprit à fixer avec une expression intense sur le visage. Que regardait-il ? Un Homme Blanc répondrait qu'il fixe simplement le cow-boy pour s'en prendre une. Ce fut d'ailleurs l'une des remarques qui fusa. En vérité, Chien Fou scrutait, il regardait dans cette âme si vide qu'il s'en perdait. Vide, vide, il ne voyait que du noir dans ces prunelles souillées. Alors cette fois il prit peur. Il eut peur oui, mais une peur démesurée à la façon d'un Homme Blanc ayant vu un Esprit.
     L'Indien bredouilla des mots dans sa langue, marmonnant tandis que l'autre continuait de parler. Chien Fou était loin, très loin, et dans ce cas de figure le physique importait peu, tout se passait dans la tête avec Chien Fou. Son regard allait de la bouche du cow-boy à ses yeux, le pendule maintenant c'était lui, un va et vient constant, alors que-lui même parlait par dessus son agresseur dans un dialogue de sourd. Ni l'un ni l'autre ne se comprenait, et pour cause, aucun ne paraissait s'intéresser à la culture de son voisin.

     Les Blancs et Chien Fou ça faisait quatre, même si d'un point de vue humain l'Indien, lui, n'était pas capable de calculer de manière rationnelle et changeait ses unités au fil de ses humeurs. Le Cheval se leva lentement mais sûrement, libérant les jambes endolories de l'autochtone. Il les regarda, les bougea, eu un sourire étrange, un sourire d'handicapé retrouvant l'usage de ses membres alors qu'il ne les avait jamais perdu. Il continuait de parler tout seul, depuis tout à l'heure il parlait tout seul, à voix basse, une petite voix, un murmure, à peine audible et qui ne voulait, pour les autres, rien dire. Il se fichait éperdument du tomahawk lancé au loin par... par qui déjà ? A vrai dire il s'en fichait, le cow-boy lui était sorti de l'esprit : on ne peut avoir peur de ce que l'on ne peut pas imaginer. Aussi, malgré toute la rancœur de l'Homme Blanc, Chien Fou ne pouvait imaginer pareilles atrocités lui arriver. Un monde bien à lui le protégeait, du moins le croyait-il.
     Une main le stoppa dans ses chuchotis constants. Bizarrement le silence régna pendant plusieurs secondes. Il se gratta la tête comme un pouilleux, baissant la tête, il garda la main dans ses cheveux avant de redresser son regard malade sur cette fille qui lui tendait la main. Chien Fou se mit à se gratter les côtes, puis le vendre, puis le visage. Bientôt des traces rougeâtres commencèrent à apparaitre sur son corps. Aucun motif apparent, non rien, juste des marques de quelqu'un qui ne sait visiblement pas se gratter et surtout, qui se gratte pour rien. Il la laissa la main tendue, voilà qu'elle aussi se mettait à parler. Pourquoi parler ? Pourquoi ? Chien Fou passa par dessus son bras tendu, semblant esquiver le moindre contact, à quatre pattes se dirigeant vers le cheval qui l'avait écrasé. Chien Fou remonta le long de sa patte, lui frôlant du bout des doigts jusqu'à mettre son oreille contre sa joue, semblant écouter quelque chose d'inaudible venant de l'étalon qui ne s'était pas vraiment calmer mais que l'attitude presque animal de l'Indien avait, semblait-il, réussi à le surprendre au point qu'il resta immobile.


Serpent Agile doit savoir que l'Homme Blanc ne parle pas, il prend. Il prend tout, tout, même l'âme.  

     Un avertissement ? Peut-être. En tout cas il y eut une longue pause où il regarda son congénère. Ahame, il ne devait pas parler à l'Homme Blanc, leur parler c'était se contraindre à se rabaisser à leur niveau, à adopter ce langage sans queue ni tête. Déjà, le fait qu'il puisse communiquer avec eux rendait Chien Fou presque méfiant vis-à-vis de sa propre race. Puis, le fixant dans les yeux, il articula spontanément le mot "Démon " en changeant de direction pour celui qui se nommait Jesse. Chien Fou voyait des morts, des corps qui volent, il ne les voyait pas vraiment, c'était difficile à expliquer, il le savait, ce Blanc avait tué plus que les autres, c'était un Blanc parmi les Blancs, un tueur de tueur. Dans l'esprit de Chien Fou, celui qui tuer un tueur n'était pas une aide apportée mais plutôt une preuve supplémentaire pour ne pas accorder la moindre attention au cow-boy.


La fille... Serpent, la fille.  

     Il montra sa joue tâchée de boue à Ahame au même endroit où la joue de Lucy saignait.



_____________________

Paroles de Chien Fou:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Ahame Ellesio



Messages : 22
Points XP : 4

MessageSujet: Re: La chasse   Dim 18 Mar - 20:37

    Et bien, voilà que la situation avait prit une autre tournure, un bon point pour Chien Fou qui allait sans doute pouvoir reprendre sa route. Si le jeune Ahame n’était pas intervenu qui sait ce qui lui serait arrivé.
    Sans doute aurait-il périt comme beaucoup d’autres de leurs frères bien qu’en ces lieux, dans la réserve, les morts causés par les blancs soient très rares et généralement encore punis par ce semblant de justice qui régnait autrefois un peu plus au nord.
    Regardant son frère, Ahame savait très bien que celui-ci ne comprendrait pas le fait qu’un résident de la réserve puisse adopter le langage de l’homme blanc. Et pourtant, ce dont aura été plus d’une fois utile à Ahame. Quand il s’agit de vendre ou échanger des denrées ou simplement même pour espionner les conversations de ces visages pâles.
    Car Ahame en aura passé des jours et des nuits au-delà des frontières sous la forme d’un reptile surnommé « serpent » à espionner encore et encore les conversations qui fusent chez ce peuple.
    Des hommes et des femmes dénouées de toute raison, tous sont ici pour la même raison, trouver de l’or, devenir riche en prenant en compte le fait de devoir faire face à des bandits venus du Mexique pour la plupart.
    Ahame et les siens eux ne connaissent pas ça, dans sa tribu, tous sont unis les uns envers les autres et c’est bien heureusement grâce à de jeunes chamans comme lui que la paix perdure entre les deux peuples. Car tous savent que des lances ou des flèches ne pourront rien face aux canons de feu de ces hommes qui en sont tous munis à leur ceinture.

    L’entrée du jeune chaman semblait donc avoir surprit tout le public présent et une nouvelle fois surtout le fait qu’il parle la langue des blancs.
    Apprendre de leur culture n’est pas une si mauvaise chose en soit, ceci permet de connaitre leur faiblesse, leur point faible… en revanche, hors de question pour Ahame d’apprendre quoi que ce soit à un homme blanc.
    Ceux-ci ignorent encore les dons que possèdent des êtres comme Chien Fou par exemple et c’est la raison pour laquelle il ne doit en aucun cas mourir malgré la cause qui à ce moment précis est des plus justes.
    Chien Fou se redresse enfin et c’est avec un léger sourire sur le coin des lèvres que Ahame assiste à toute la scène alors que le meneur semble enfin s’adresser à lui.
    Et bien oui, il parle le blanc et c’est sans doute ce qui va provoquer le fait que Chien Fou ne sera pas tué en ce même jour, il se doit de rentrer au campement de leur tribu et s’il le désire, réfléchir posément à une éventuelle possibilité de revanche, foncer tête baissée ne lui apportera rien de bon.
    Tous le savent, ce n’est pas avec la force que les habitants de la réserve viendront à bout de l’homme blanc, les méthodes qui serviront doivent encore rester secrètes pour le biens de tous leurs frères et sœurs.

    Le blanc ayant été le premier à s’adresser au jeune chaman, c’est tout naturellement qu’il se contenta de lui répondre de la manière la plus simple qui soit.

    Mon nom est Ahame.

    Rien de plus, rien de moi, tout ce qu’il doit savoir sur lui, désormais le moment de répondre à Chien Fou qui le mérite plus que tout.

    L’homme blanc est stupide, ne sois pas aussi stupide que lui. Tu auras ta revanche. 

    Il avait bien entendu remarqué le fait que Chien Fou est traité ce blanc de démon, il en avait tout l’air. Un meneur semblerait-il, une personne sans âme, c’est ce que Chien Fou voyait en lui.
    Dans le même élan d’actions, Ahame regarda la joue de la jeune femme accompagnée par tous ces hommes, elle saignait, une blessure bien entendu causée par l’arme de Chien Fou mais Ahame ne fit rien, préférant ne pas s’approcher d’eux.
    Il pourrait bien entendu penser cette blessure d’une manière beaucoup plus naturelle que celle de l’homme blanc mais il ne préférait pas s’attirer d’avantages de problèmes.

    Ce n’est rien Chien Fou… ce n’est rien… 

    Ainsi Ahame scruta un par un le visage de tous les visages pâles face à lui, attendant la suite des événements…
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Jesse Montana



Messages : 190
Points XP : 69

MessageSujet: Re: La chasse   Mer 21 Mar - 12:47

Le cow-boy restait perplexe quant aux agissements de l'indien fou. là où il avait cru voir haine et folie se dessinait soudain autre chose... Il s'était trompé. Ces yeux était saupoudrés d'innocence, d'une innocence animale, des pupilles profondes où finalement les intentions restaient incertaines car profondément différentes de la culture humaine.

En tout cas, ce qu'il avait compris c'est qu'il lui avait fait peur avec ses histoires de scalp, mais ce n'était pas une peur normale, plutôt une panique disproportionnée par rapport au discours de Jesse. Les guerriers indiens ne craignaient pas vraiment la mort, c'est comme s'il avait vu autre chose dans Jesse...

Le cow-boy tenta de garder son aplomb, bien qu'il était réellement décontenancé des agissements de "chien fou". C'était quoi ? Une incatation, un sort qu'il jetait sur les blancs ? Etrange, ça ressemblait beaucoup aux actes d'un animal étrange voit possédé.

Et voilà que Lucy se mettait à s'excuser. Il faudrait qu'il lui dise deux trois choses sur ça, quoiqu'après tout c'était une femme, aussi elle pouvait se permettre de ne pas jouer les gros durs et d'avoir le respect qu'elle mérite par d'autres chemins.
En tout cas, il vaudrait mieux qu'il évite de l'amener avec lui et les gars lorsqu'ils allaient demander les loyers impayés aux locataires de Baxter.

Chose amusante, c'est l'indien, en la désignant, qui lui fit comprendre qu'elle était blessée. Le cow-boy pesta des jurons bons à ne pas être répétés à des âmes sensibles et fouilla dans sa poche. Il en tira un mouchoir d'un blanc douteux, cassé par la poussière ocre qui tapissait la contrée. C'était peut-être pas le mouchoir le plus propre de la région, mais le geste était sincère.
Il lui donna:

- Pour ta joue...

Méfiant, il surveillait d'un oeil les agissements des indiens. le dernier arrivé venait de lui dévoilé son nom. Il avait l'air de carrément bien se débrouiller en anglais. L'attitude étrange de "chien fou" avait néanmoins calmé le cow-boy. Il semblait réellement dément, sans forcément avoir d'intentions néfastes... Un dingo de plus en liberté, sauf que lui il était peau rouge.

- Moi c'est Jesse. On vous veut aucun mal, mais je veux pas qu'on attaque mes gars aussi tu ferais bien de passer le mot dans ta tribu. Z'avez eu de la chance de tomber sur nous, d'autres vous auraient buté depuis longtemps par légitime défense et la justice leur aurait donné raison.
Alors on va dire qui s'est rien passé...


Le tueur se tourne vers son équipe:

- Et je compte sur vous les gars pour pas raconter, vaut mieux pas que ça s'ébruite, c'est mieux pour tout le monde.

Valait mieux préserver cette paix fragile que de donner un prétexte au porte-flingue de chasser du rouge. Mais il avait une confiance modérée quand aux langues de Julius et Vincent, surtout si leurs jugements étaient perturbés par l'alcool. Quand à Lucie, il ne la connaissait pas assez, mais il lui semblait qu'elle était moins pipelette que les deux autres.
Son regard sombre se reposa sur l'indien.

- On est d'accord, Ahame ?

_________________

[Précision: Oui, Lucie fait parti du groupe "mes gars"]
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Lucy Mac'Havy



Messages : 24
Points XP : 20

MessageSujet: Re: La chasse   Ven 23 Mar - 20:18

Lucy prit le mouchoir sans broncher, sans lâcher ce cheval. L'indien calmait le cheval de parole incompréhensible. Lucy essayait de voir le file du dialogue. Elle essayait de démêler ce charabiat compliqué. Sauf que c'était impossible. Il allait trop vite. Elle regardait ce visages fous, ces gestes fous, ce corps fous, cette discussion de fou. Non, impossible. Il n'est pas fou. Il parle aux chevaux. Elle a toujours voulu apprendre à faire ça. Le fait elle déjà ? Elle n'en a aucune idée. On lui a toujours dis que les arbres poussaient dans le ciel et s'accrochaient à la terre. Elle se sentait inutile comme ce proverbe totalement crétin. Elle fronca ses sourcils, en s'essuyant sa plaie. Les paroles de ce PeauRouge a dérangeaient. Avec assurance, elle plaqua la paume de cet inconnu sur l'encolure, la faisant glisser vers la tête, puis le croupe. Lucy avait le dos de la main de l'indien contre ses doigts frêles. Elle essayait de capter son regard, avec un mal fou.

- Cheval.

Elle voulait communiquer. Elle voulait essayer de gagner la confiance de ce personnage, de lui apporter peut être quelque chose. Mais sa grande âme n'était pas là pour faire de la charité. Le magnifique cheval secoua la tête contre le ventre de Lucy. C'était plus un signe de confiance. De mérite. Elle n'aurait jamais fait de mal à un cheval. Et comment cet indien, aurait pu croire une chose pareille ? Une bête, aussi magnifique ?
Non jamais, c'est impossible. Lucy ressera ses doigts autour de ceux de l'étranger.
Comment allait il réagir ?

Même s'il l'avait blessé à la joue, ce n'était pas as faute. Peut être qu'avec un peu de chance, il aura de la compassion et comprendra que je ne voulais aucun mal.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: La chasse   Aujourd'hui à 10:58

Revenir en haut Aller en bas
 
La chasse
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Réveil pour la chasse ! [PV Plume]
» Chasse entre mère et fille
» La Chasse, tout un art ... [ Braise ]
» (En cours) Chasse au trésor 3
» Tableau de chasse des crânes

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
 :: L'Ouest sauvage :: Réserve indienne :: Blur Hill-
Sauter vers: